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Un homme d’affaires canadien vient en aide à deux cents réfugiés

Source : BBC, The Guardian, Royaume-Uni

Au cours de l’été 2015, Jim Estill, homme d’affaires canadien, touché par la crise des réfugiés syriens, a décidé de prendre des mesures lui-même et de financer la réinstallation en Ontario de plus de 200 d’entre eux. J. Estill, qui habite à Guelph dans le sud-ouest de l’Ontario, a déclaré : « J’ai pensé que nous n’en faisions pas assez et pas suffisamment vite. »

Il a donc puisé dans ses propres fonds pour amener des familles de réfugiés au Canada et coordonner un effort collectif pour les réinstaller dans leur nouvelle vie. Ce projet, géré par des bénévoles, est organisé de manière professionnelle avec de multiples équipes, chacune chargée d’un aspect différent de l’installation des nouveaux arrivants.

J. Estill avait estimé qu’il en coûterait 30 000 dollars canadiens pour soutenir une famille de cinq personnes et qu’il pourrait financer une cinquantaine de familles. Il a expliqué : « Je ne pensais pas que ce serait une grosse affaire. Guelph compte 120 000 habitants et 50 familles représentent entre 250 et 300 personnes. Il s’agit donc d’une proportion infime. » Il a organisé en septembre 2015 une réunion avec plusieurs organisations religieuses et associations caritatives qui ont toutes souscrit à son ambitieuse idée.

En novembre 2015, un journal local a publié un article sur ce projet. Il a été traduit en arabe et s’est répandu autour du Moyen-Orient. J. Estill se rappelle : « Au début, vous recevez un premier e-mail suivi d’un ou deux autres ; vous vous dites alors : « Voyons ce que je peux faire. » Mais après, ils se transforment en une centaine et cela devient très difficile. »

Chez lui, la table de salle à manger a disparu sous un tas de demandes de parrainage. Cinquante huit familles ont finalement été sélectionnées. J. Estill a déclaré que le pire était de devoir choisir qui viendrait au Canada parmi des millions de personnes déplacées : « En gros, vous jouez à Dieu. Vous choisissez qui vivra et qui mourra ; qui viendra et qui ne le pourra pas », explique-t-il.

Les familles parrainées sont arrivées après un long délai en raison de la lenteur de l’administration canadienne. Les logements si difficiles à trouver, restaient vides et les dons attendaient dans des entrepôts. Il explique : « J’ai été très étonné que le gouvernement canadien prenne autant de temps pour laisser entrer les gens. Cela nous a coûté beaucoup. »

En décembre 2016, 47 des 58 familles étaient arrivées à Guelph. Une opération à grande échelle, avec des bénévoles et soutenue par des dons, offre aux réfugiés tout ce dont ils ont besoin, de la formation professionnelle aux cours de langue anglaise. Chaque famille est encadrée par un mentor arabe et anglophone, qui les aide pour toutes sortes de tâches telles que prendre le bus ou ouvrir un compte bancaire.

« Ce fut une expérience surprenante », explique Sara Sayyed, qui, avec son mari Muhammed, membre de la Société musulmane de Guelph, a aidé J. Estill à superviser l’installation des familles. « Tout le monde s’est impliqué, la municipalité ainsi que toutes les associations locales. Nous avons des gens qui viennent de tous les horizons, qui font du bénévolat en donnant de leur temps, en rendant des services ou en faisant des dons. »

J. Estill et son épouse ont reçu chez eux quantité de familles et il passe souvent ses soirées à rendre visite aux nouveaux arrivants. De nouveaux logements locatifs ont été financés, un immeuble de bureaux a été transformé en résidences ; il essaie également d’augmenter l’offre de logements locatifs en ville.

A Danby, il a organisé un programme permettant aux réfugiés de se lancer avec un premier contrat de travail de trois mois avec des horaires flexibles laissant la possibilité de se présenter à des entretiens d’embauche et d’assister deux fois par semaine en interne à des cours de langue anglaise.

Lorsqu’on le félicite pour ses initiatives, J. Estill répond simplement qu’il avait les moyens d’aider et une vision claire de la façon de le faire. « Je ne vois toujours pas ce qu’il y a de si extraordinaire et je suis surpris de voir qu’il n’y a pas plus de gens qui franchissent le pas. Je ne voulais pas vieillir en me reprochant de n’avoir rien fait ; alors j’ai décidé d’apporter ma petite contribution. »

Quand J. Estill était enfant, ses parents avaient parrainé deux réfugiés ougandais ; ce qui, selon lui, lui a inculqué des valeurs humanitaires : « Je suppose que j’ai été élevé correctement. C’est ce que je dis à ma mère ! »

Des cercles protecteurs de la paix

Source : The Guardian, Royaume-Uni

Le 3 février 2017, des centaines de personnes partout au Canada se sont rassemblées autour de mosquées pour former des boucliers humains, ou des « cercles de la paix ». Ces barrières de protection ont été formées lorsque les musulmans ont repris leurs premières prières du vendredi, après que six d’entre eux aient été abattus le 29 janvier 2017 au moment de la prière dans une mosquée de Québec. Rabbi Yael Splansky, qui a mis en place les « cercles de paix » autour des mosquées de Toronto, a déclaré : « Aucun Canadien ne devrait avoir peur de se rendre dans son lieu de culte. C’est terrifiant. Imaginez que des gens de foi vont prier en paix, pour la paix, et qu’ils se mettent en danger. Les lieux de culte sont sacrés et doivent être protégés. »

Les personnes formant les cercles étaient de toutes origines, comprenant des fidèles de synagogues locales, d’églises et de temples ; elles se soutenaient côte à côte à l’extérieur de sept mosquées de la ville.

A Ottawa, à Edmonton et à Terre-Neuve, des « cercles de paix » semblables ont été mis en place autour des mosquées. A l’extérieur de la mosquée de Saint-Jean, à Terre-Neuve, où des centaines de personnes s’étaient rassemblées, Syed Pirzada, de l’Association musulmane de Terre-Neuve-et-Labrador, a déclaré que sa communauté avait été submergée par les manifestations de soutien : « Bien que cette tragédie ait causé un tort irréparable à tous les musulmans de ce pays, la gentillesse et la générosité de nos concitoyens canadiens ont constitué une grande source de réconfort. Le Canada s’est exprimé : non à la haine, non à la bigoterie, non à la violence religieuse, non à l’intolérance. »

La compassion peut-elle faire changer d’avis ?

Source : The Guardian ; The Observer, Royaume-Uni

En février 2017, le gouvernement britannique est revenu sur l’amendement Dubs, qui visait à autoriser l’entrée dans le pays de 3 000 enfants réfugiés.

Alfred Dubs, maintenant membre de la Chambre des Lords du Royaume-Uni, est arrivé en 1939 en Grande-Bretagne dans le cadre du programme « kindertransport » qui a permis à des milliers d’enfants de fuir l’Allemagne nazie sans leurs parents. Comme beaucoup de ces enfants, lord Dubs a prospéré pour devenir finalement membre du parlement britannique au sein du parti travailliste. En souvenir de cette époque et en remerciement au gouvernement britannique, il a présenté au Parlement un amendement pour faire entrer au pays des enfants laissés seuls après le démantèlement du camp de réfugiés de Calais (France), d’où beaucoup avaient effectués des tentatives désespérées pour franchir la Manche.

L’amendement de Lord Dubs recueillait un énorme soutien tant au Parlement qu’à travers le pays. Comme partout ailleurs dans le monde, la crise des réfugiés a inspiré la compassion et l’altruisme. Mais de manière inattendue, le gouvernement britannique a fait savoir qu’il avait l’intention d’abandonner ce programme après que 350 enfants aient été accueillis dans des familles.

Cette décision, à l’encontre de celle du Parlement, a provoqué un tollé général, y compris de la part de membres du parti conservateur au pouvoir et de l’archevêque de Canterbury, chef de l’Eglise d’Angleterre. La voix du peuple se fait entendre.

Lord Dubs lui-même a fortement critiqué cette nouvelle décision. Le 11 février, il a remis au domicile du premier ministre une pétition signée par environ 50 000 personnes. « Si ce n’est pas impossible, il doit y avoir un moyen de le faire, a-t-il déclaré. L’annonce du secrétaire d’Etat est une très mauvaise nouvelle pour des enfants très vulnérables en France, en Grèce et en Italie. Je suis choqué, je n’arrive pas à croire que le gouvernement puisse reculer de cette façon. »

Un appel contre l’abandon du programme Dubs a été introduit auprès de la Haute Cour par l’association Help Refugees (Aide aux réfugiés). Le verdict est attendu en mai. Pour certains de ces enfants, la décision tombera trop tard. Lord Dubs a déclaré : « Nous voulons que le gouvernement revoie sa position qui consiste à ne pas accepter plus de 350 enfants dans le cadre de l’amendement. Je pense que c’est une mauvaise décision. Il y a des milliers de réfugiés non accompagnés qui souffrent beaucoup en Grèce, en Italie et en France. Le gouvernement n’a pas donné plus d’explications. Je pense qu’il refuse ses responsabilités et qu’il agit à l’encontre de l’opinion publique et de celle du Parlement. »

De son côté, l’archevêque de Canterbury a écrit : « A notre gouvernement nous disons : Réfléchissez-y à nouveau et honorez vos meilleurs penchants. »

Un revenu de base pour tous

Source : medium.com

Gar Alperovitz a connu une brillante carrière comme historien, économiste politique, militant, écrivain et membre du gouvernement1. Dans un récent article intitulé L’héritage technologique et le revenu de base, G. Alperovitz expose une nouvelle perspective historique qui, si elle était acceptée, transformerait l’idée d’un revenu de base pour tous en une simple question de bon sens. Il cite d’autres personnalités, certaines peut-être même inattendues, qui ont avancé cette idée sous une forme ou une autre : des individus allant des économistes conservateurs comme Milton Friedman (Prix Nobel d’économie), Martin Luther King, des féministes qui traitent des travaux ménagers, ou encore des militants pour les droits des Noirs qui sont face à une économie qui ne fournit tout simplement pas assez d’emplois pour des millions de personnes.

D’après G. Alperovitz, la justification principale d’un revenu de base peut s’exprimer comme suit : « Ce que la plupart d’entre nous reçoit comme revenu dépasse de très loin ce que nous pouvons prétendre être le résultat du « travail » que nous effectuons réellement. Une fois cette réalité pleinement prise en compte, la justification morale d’un revenu de base pour tous s’éloigne de ce qui est conventionnellement admis. Le point principal est la reconnaissance que la plupart des « revenus » sont des dons issus du passé. »

Sa thèse principale est que tout revenu est hérité et provient en fait du passé. « Une personne née à la fin du siècle actuel n’aura rien fait pour mériter cet énorme cadeau. Tout cela lui viendra comme un don du passé, principalement suite à l’accumulation des connaissances technologiques et scientifiques qu’elle reçoit simplement en naissant. »

Ce qu’une personne reçoit aujourd’hui ne provient pas de sa contribution individuelle. Il est évident qu’une personne qui travaille aujourd’hui produit, avec le même nombre d’heures de travail, beaucoup plus que quelqu’un qui utilisait la technologie des années 1800. La différence est principalement due aux avancées technologiques dont les bénéfices nous apparaissent comme un héritage libre (et dont la plus grande part est captée par les groupes à revenu élevé).

Si on accepte l’argument selon lequel une partie de nos revenus provient du passé, de cet « énorme excédent d’héritage technologique » alors une part importante de ces revenus devrait revenir à chacun d’entre nous simplement parce qu’il fait partie de la communauté humaine. Et si la source principale de la richesse moderne est un héritage collectif de la connaissance, alors, la distribution incroyablement inéquitable de cette richesse dans la société moderne est encore plus abominable et illogique.

G. Alperovitz cite Martin Luther King : « Je suis maintenant convaincu que l’approche la plus simple s’avérera la plus efficace ; la solution à la pauvreté consiste à l’abolir directement par une mesure désormais largement discutée : le revenu garanti. »

Gar Alperovitz poursuit : « On pourrait raisonnablement argumenter en faveur d’une obligation morale d’apporter une contribution à la société en échange de ces dons du passé. D’autre part, une société généreuse pourrait tout aussi bien affirmer que, par principe, personne ne devrait avoir faim ou vivre dans la peur et l’insécurité. Dans ce cas, une petite partie de ces dons issus du passé serait simplement allouée en faveur d’un revenu de base. »

Il est probable qu’une telle générosité finirait par revenir à la communauté sous une forme ou une autre. Mais dans ce contexte, un revenu de base pourrait également être considéré comme un dividende pour le travail non rémunéré qui incombe principalement aux femmes et aux pauvres, et qui n’est pas valorisé dans notre système économique.

« Le développement de l’une ou l’autre forme de revenu de base ne peut se substituer à la nécessité d’une transformation beaucoup plus profonde du système actuel qui est totalement inéquitable et écologiquement insoutenable. D’autre part, et indépendamment de la question de savoir si nous devons obliger les très pauvres et surtout ceux qui s’occupent des enfants et des personnes âgées à abandonner leurs occupations actuelles pour aller travailler ailleurs (s’ils arrivent à trouver un emploi), l’accumulation d’héritages technologiques et autres connaissances constituent un cadeau extraordinaire pour nous tous, qui, s’il est reconnu, peut aider à donner un sens et une forme à une société nouvelle, plus équitable, plus solidaire, plus généreuse et plus axée sur le bien commun en général . »


1 – Gar Alperovitz est auteur d’ouvrages (non traduits), notamment : Unjust Deserts : How the Rich Are Taking Our Common Inheritance (Des déserts injustes : comment les riches s’approprient notre héritage commun) (2008), Making a Place for Community : Local Democracy in a Global Era (Faire une place pour la vie communautaire : la démocratie locale à l’ère mondiale) (2003).

 

Le début de la fin ?

L’idée que nous sommes à la fin d’un âge et au début d’une nouvelle ère semble percoler chez les médias grand public (Enfin ! se diront les lecteurs de Partage international). Ainsi, dans une déclaration du Nouvel An, Brian Eno, musicien britannique (pionnier de la musique ambiante) et militant, s’interroge sur la vision pessimiste qui prévaut et selon laquelle « 2016 a été une année catastrophique qui marque le début d’un long déclin ». Au contraire, il croit que nous pourrions être à la fin et non pas au début d’un long déclin : celui des quarante dernières années qui furent marquées par « un individualisme sans retenue », qui encensèrent une sorte « d’égoïsme vertueux » conduisant à d’énormes inégalités et à la perte de tout espoir face au futur. B. Eno soutient que, parallèlement à la colère populiste évidente en 2016, il existe un mouvement plus silencieux mais tout aussi puissant : « Les gens réfléchissent à la signification de la démocratie et de la vie en société, et surtout ils réfléchissent ensemble. » B. Eno termine sur une note d’espoir et d’optimisme : « Les inégalités érodent le cœur d’une société […] Si nous voulons un avenir décent, nous devons nous en détourner et je pense que nous commençons à le faire. »

Le besoin d’espoir et d’engagement dans la vie publique pour contrer le pessimisme qui imprègne la politique actuellement est aussi le thème du premier article d’une série intitulée Utopian Thinking (Considérations utopiques) publiée par le journal britannique The Guardian. En dépit du caractère évidemment sombre de la situation politique actuelle, on peut percevoir un parfum d’optimisme. De nouvelles idées telles que le revenu de base ou la production locale d’énergie renouvelable se multiplient. L’espoir et l’optimisme sont essentiels et possibles. « Le pessimisme est anesthésiant, le fatalisme réconfortant ; l’optimisme vous rend vulnérable à chaque déception, mais c’est le tout premier de nos devoirs civiques. »

Comme les lecteurs de Partage international, ces auteurs refusent de céder au pessimisme et soulignent que nous pouvons tous faire appel à notre volonté pour prendre des mesures en faveur d’un changement positif.

Apprendre les leçons de 2016

Source : guardian.com ; unlimited.world

Stephen Hawking, célèbre physicien théoricien anglais, pense que « nous traversons la période la plus dangereuse pour notre planète. » Dans un article publié en décembre 2016, il prévient : « Nous ne pouvons pas continuer à ignorer les inégalités, car nous avons les moyens de détruire notre planète mais pas de nous en échapper. » Il explique qu’une partie du danger réside dans la manière avec laquelle les élites considèrent le rejet dont ils ont récemment été l’objet par les masses populaires, comme au Royaume-Uni par ceux qui ont choisi de quitter l’U.E., et aux États-Unis par l’électorat qui a voté contre le statu quo. Il demande : « Devrions-nous, à notre tour, rejeter ces votes comme des effluves de populisme ne tenant pas compte des faits, et tenter de les contourner ou de les circonscrire ? »

Il ne fait aucun doute que les votes britanniques et américains exprimaient la colère et la frustration de la part de gens qui se sentent oubliés par la société et abandonnés par leurs dirigeants. « Ce fut, tout le monde semble d’accord à ce sujet, le moment où les oubliés ont parlé, trouvé leur voix pour rejeter les conseils des experts et des élites. » S. Hawking décrit un monde inégal et injuste, dans lequel le progrès technologique, l’automatisation et la mondialisation ne servent qu’à accroître le chômage au sein des classes moyennes. La percée des médias sociaux a montré un fossé plus grand que jamais entre riches et pauvres. Par quel autre moyen les marginalisés pourraient-ils faire entendre leur voix ?

« Nous devons mettre cette situation en parallèle avec la crise financière, qui a révélé aux gens qu’une poignée d’individus du secteur financier peuvent accumuler des avantages énormes aux dépens de tous les autres qui se retrouvent mis à contribution pour couvrir les conséquences de la cupidité des premiers. Nous vivons ainsi dans un monde aux inégalités financières croissantes, où beaucoup peuvent non seulement voir leur niveau de vie décroître, mais également voir disparaître leur capacité à gagner leur vie. Il n’est pas étonnant qu’ils cherchent une nouvelle voie, que D. Trump ou le Brexit peuvent sembler représenter.

Le mode de vie des personnes les plus riches dans les régions les plus prospères du monde est visible par quiconque, même pauvre, pour peu qu’il ait accès à un téléphone. En Afrique subsaharienne, il y a maintenant plus de gens avec un portable que de gens qui ont accès à l’eau potable ; cela signifie que très bientôt les inégalités sur notre planète ne pourront plus échapper à personne.

Les conséquences de cette situation sont évidentes : les pauvres des campagnes, poussés par l’espoir, affluent vers les bidonvilles des grandes villes. Et puis souvent, constatant que le nirvana qu’ils avaient aperçu sur Instagram n’est pas disponible là-bas, ils le cherchent à l’étranger, en rejoignant le grand nombre de migrants économiques en quête d’une vie meilleure. Ces migrants, à leur tour, posent de nouvelles contraintes aux infrastructures et aux économies des pays où ils sont arrivés, ce qui sape la tolérance et alimente encore davantage le populisme politique. »

Le professeur Hawking se demande quelle sera notre réponse collective à cet ensemble complexe de facteurs qui ont également un impact sur notre environnement et sur la santé de la planète elle-même. Il appelle à un effort concerté pour faire face à ces menaces pour notre survie et celle de la planète : «… C’est maintenant, plus qu’à tout autre moment de notre histoire, que notre espèce a besoin de regrouper ses forces. Nous faisons face à des défis environnementaux impressionnants tels que le changement climatique, la production alimentaire, la surpopulation, la décimation d’autres espèces, les épidémies et l’acidification des océans. Ces défis nous rappellent que nous sommes à l’époque la plus dangereuse du développement de l’humanité. Nous avons maintenant la technologie pour détruire la planète sur laquelle nous vivons, mais n’avons pas encore développé la capacité de nous y soustraire… »

S. Hawking soutient que les dirigeants politiques doivent reconnaître qu’eux-mêmes ainsi que les structures dirigeantes ont failli à leur mission et ont besoin de réformes. Le monde doit également veiller à ce que les systèmes économiques et financiers actuels soient revus au profit de tous. Il fait valoir ce qui, pour beaucoup, semblera être une idée radicale : « Avec des ressources de plus en plus concentrées entre les mains de quelques-uns, nous allons devoir apprendre à partager beaucoup plus qu’actuellement. Non seulement les emplois mais également des industries entières disparaissent. Il faut aider les gens à se recycler pour trouver leur place dans un monde nouveau et nous devons les soutenir financièrement pendant cette transition.

Si les communautés et les économies ne peuvent pas faire face aux niveaux actuels de migration, il faut davantage encourager le développement économique dans les pays d’origine, car c’est la seule solution pour que les millions de candidats à l’émigration se persuadent que leur avenir est à la maison. »

Stephen Hawking admet être optimiste lorsqu’il affirme que « nous pouvons le faire », mais c’est à condition que les élites tirent les leçons de 2016, prennent au sérieux les exigences des couches de la société précédemment muettes et prennent en compte les besoins urgents de la planète elle-même. Il appelle en particulier les élites à « apprendre avant tout une certaine humilité ».

Le Plan Marshall, la plus belle réussite des États-Unis à ce jour

Le rayon de l’âme des États-Unis est le 2e rayon d’Amour-Sagesse qui s’est manifesté de manière évidente, après la guerre, avec le plan Marshall qui est à ce jour la plus grande réalisation des États-Unis vis-à-vis du reste du monde. Ce n’est pas votre sens de la compétition, votre informatisation, votre conquête de la Lune et votre espoir d’atteindre un jour la planète Mars qui importent. Tout le monde accomplit plus ou moins les mêmes prouesses techniques. Les États-Unis le font à plus grande échelle, mieux et plus vite, parce que c’est un pays plus vaste et plus doué pour ce genre de choses. Mais tout cela n’a guère d’importance. Ce qui compte réellement, ce sont les justes relations humaines créées par une nation quelle qu’elle soit. [L’Art de la coopération (Benjamin Creme)]

Avec la pression du changement, il se produit inévitablement une réaction, un contrecoup, avec un mouvement vers la droite.
Il existe un puissant courant de type fasciste aux États-Unis, qui observe les événements et attend une occasion pour se manifester. Cette opportunité pourrait venir lorsque les changements auront pris une certaine importance, mais les tenants de ce courant découvriront que les éléments les plus instruits du public prendront alors des positions auxquelles ils ne s’attendaient pas. Ils prendront le parti du changement. Vous découvrirez alors que la qualité d’âme des États-Unis, qui est de deuxième rayon d’amour-sagesse, sera évoquée par Maitreya et agira comme elle l’a déjà fait après la Seconde Guerre mondiale avec le plan Marshall.

Le plan Marshall est sans aucun doute la plus grande réalisation de l’Amérique moderne. Malheureusement, il y fut mis un terme à l’issue de ses premiers résultats en Europe, et il fut remplacé par le plan de la CIA dont l’objectif était de conserver le statu quo, de déstabiliser les pays orientés à gauche et de maintenir les États-Unis en première position. La CIA est encore très puissante aujourd’hui, mais cela aussi aura une fin.

Lorsque Maitreya sera davantage accepté et que l’opinion publique sera galvanisée, ceux qui résistent au changement se découvriront bientôt minoritaires. Des millions d’Américains de bonne volonté se joindront à Maitreya pour réclamer le changement et la justice. Un nouveau type d’action du genre plan Marshall sera instauré pour sauver les millions d’êtres qui meurent de faim dans le monde. Un immense et spectaculaire programme d’aide tel qu’il n’en a jamais existé auparavant sera organisé et mis en œuvre par l’intermédiaire des agences des Nations unies. Cela aura un profond retentissement sur l’opinion mondiale, y compris aux États-Unis. Les opposants au changement seront de moins en moins nombreux, de plus en plus retranchés dans leurs bastions qui ne pourront pas résister bien longtemps aux décisions de la majorité. [Le Grand Retour (B. Creme)]

Amarrage de la capsule Soyouz

Source : YouTube : ISS

Le 15 décembre 2015, la capsule Soyouz, avec à bord l’astronaute britannique Tim Peake, s’est amarrée à la Station spatiale internationale. La caméra enregistrant la manœuvre a capté de nombreux ovnis volant autour de la capsule pendant plusieurs minutes tandis que se déroulait le délicat processus d’amarrage.

Bénédiction du Maître Jésus

Cette photo de T. Y., Japon, prise par sa fille le 7 avril 2014, montre une colonne de lumière, confirmée par le Maître de Benjamin Creme comme étant une bénédiction du Maître Jésus.

Une bénédiction lumineuse en public

Source : facebook.com/denniskucinich

Le 22 octobre 2016, Dennis Kucinich, homme politique démocrate américain, a publié cette photo sur sa page Facebook où l’on voit sa femme faire une allocution dans le jardin de la Constitution (Constitution Garden), à Washington.

Il écrit : « C’est l’anniversaire de ma femme, Elizabeth Kucinich, qu’elle a fêté en partie lors d’un évènement à Washington. Ce matin, tandis qu’elle parlait sur le National Mall, le public eut le souffle coupé lorsqu’elle fut soudain baignée de lumière. Plusieurs spectateurs prirent des photos avec leur téléphone. En voilà une. »

E. Kucinich évoquait la persécution des guérisseuses à travers l’histoire, comment toutes les femmes portent la douleur et les cicatrices dans leurs gènes, que nous devons honorer la Grande Mère, nos mères et nos grand-mères à travers les âges et reconnaître, consigner et libérer le traumatisme.