Etats-Unis : plus de trois employés sur quatre ont des fins de mois difficiles

Alors que les Bourses américaines ont atteint des niveaux vertigineux et que les rémunérations des cadres dirigeants américains continuent d’augmenter rapidement, la plupart des travailleurs américains sont embourbés dans les dettes, économisent peu et connaissent des fins de mois difficiles, se-ion un nouveau sondage.
Mené par le site de recherche d’emploi américain CareerBuilder, il révèle que
– 78 % des employés américains ont des fins de mois difficiles (contre 75 % en 2016)
– 71 % des employés sont endettés (contre 68 % en 2016)
– 56 % pensent que leur dette est ingérable
– 54 % des employés au salaire minimum exercent plus d’un travail pour s’en sortir.
Ces chiffres proviennent d’un sondage mené sur plus de 3 400 employés à temps plein, tous secteurs et toutes rémunérations confondues. Dans une analyse pour le think-tank de gauche People Policy Project, Michelle Styczynski écrit que « le marché boursier reflète les perspectives des détenteurs de capitaux, mais il en dit très peu sur l’employé moyen ».
Une autre analyse rapportée sur le site progressiste d’information CommonDreams en juillet 2017 démontre que les salaires n’ont pas progressé depuis des décennies pour la plupart des employés américains. Dans le même temps – entre 1978 et 2016 – la rémunération des grands dirigeants a scandaleusement augmenté de 937 %
David Hildebrand, candidat démocrate socialiste en Californie aux élections sénatoriales américaines, a indiqué que les chiffres du sondage CareerBuilder ne sont « pas nouveaux » et montrent « qu’il est temps de redistribuer la richesse ».
[Source : commondreams.org]

La solution à deux États, unique garantie pour la paix

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a critiqué l’établissement illégal des colonies israéliennes en territoire palestinien, qu’il a qualifié d’« obstacle majeur » pour parvenir à une solution à deux États et à la paix avec les Palestiniens. « Il n’y a pas de plan B à la solution à deux États », a-t-il commenté après avoir rencontré le premier ministre palestinien Rami Hamdallah en Cisjordanie, à Ramallah.
« Une solution à deux États, mettre fin à l’occupation, créer les conditions pour en finir avec la souffrance du peuple palestinien sont les seules options pour garantir une paix durable », a-t-il ajouté. Cette déclaration fait suite au serment exprimé la veille par le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, de ne jamais démanteler une seule colonie en Cisjordanie, peu de jours après la visite de diplomates de la Maison Blanche dans la région pour relancer les pourparlers avec les Palestiniens. « Nous sommes revenus ici pour de bon, avait déclaré B. Netanyahou. Il n 3′ aura plus de démantèlement de colonie en terre d’Israël. Les colonies ne seront pas déplacées. »
En réponse à B. Netanyahou, A. Guterres a affirmé devant les journalistes que l’État d’Israël comme les Palestiniens devaient s’abstenir de faire quoi que ce soit qui diminuerait les chances d’un accord pacifique. Il commente : « Nous pensons que le processus de colonisation est illégal au regard du droit international et qu’il est un obstacle à la paix. De toute évidence, nous sommes en désaccord avec ce qui a été déclaré [par B. Netanyahou]. »
Face à une équipe diplomatique américaine qui mettait trop de temps à répondre de sa position sur les questions de colonies israéliennes et sur la solution à deux États, le premier ministre palestinien a exprimé sa frustration. Il a expliqué qu’il n’y avait pas d’engagement clair des Etats-Unis pour mettre fin à la colonisation illégale, et il en résulte que celle-ci continue et les Palestiniens continuent à perdre des terres.
R Hamdallah a aussi appelé l’Onu à « protéger le peuple palestinien et les lieux saints islamiques » des violations israéliennes récurrentes.
[Sources : theguardian.com ; aljazeera.com]

San Francisco fête la joie, l’amour et la vie dans la diversité

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de San Francisco le 26 août 2017 pour fêter la décision d’un groupe d’extrême droite d’annuler un rassemblement prévu dans la ville, convaincu par les contre-manifestations prévues et par la réprobation des politiciens locaux.
L’annulation de la marche n’a pas dissuadé ses opposants de mener des actions, comme un rassemblement pour « l’égalité des droits pour tous », une marche contre la haine et la bigoterie et, un rassemblement des partisans de « l’art, l’engagement et l’amour » dans lequel figurait un groupe habillé en clowns pour « répandre la joie, l’amour et célébrer la vie dans la diversité. »
Un des marcheurs, Joe Weidman, a déclaré : « Nous pouvons instaurer l’unité par l’amour plutôt que la division par la haine. On doit sortir de chez soi. On doit s’afficher. On doit dire non à la haine. »
[Sources : commondreams.org ; sfgate.com]

L’Inde plante 67 millions d’arbres en 12 heures

L’Inde vient de battre un nouveau record mondial de reforestation, enregistré au Livre Guiness des records. Le 2 juillet 2017, des volontaires ont planté 67 millions d’arbres en seulement 12 heures dans un projet environnemental record organisé par le gouvernement de l’Etat du Madhya Pradesh. 1,5 million de bénévoles de tous âges ont planté 20 espèces différentes d’arbres le long de la rivière Narmada, choisi comme le meilleur site pour augmenter les chances de survie des jeunes arbres.
L’Inde est le troisième générateur d’émissions de carbone au monde et s’engage, dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat, à accroître ses forêts de cinq millions d’hectares avant 2030 pour lutter contre le changement climatique. Lors d’une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron en juin 2017, le premier ministre indien Narendra Modi a réaffirmé l’engagement de son pays envers l’Accord de Paris : « La protection de l’environnement de la planète mère est un article de foi. »
[Source : theindependent.com)

Le Pakistan plante un milliard d’arbres

Au mois d’août 2017, les pakistanais sont venus à bout du Tsunami project qui a consisté à planter un milliard d’arbres da province du nord-ouest de Khyber Pakhtunkhwa. Le célèbre joueur de cricket et politicien Imran Khan est à l’origine de ce projet. Il a voulu restaurer les forêts de la province après des décennies d’abattage intensif qui a rendu la région de plus vulnérable aux inondations et aux glissements de terrains
En avril 2016, de fortes pluies ont provoqué des inondations qui ont tué 71 personnes. I. Khan a expliqué : « Une des raisons principales de la fonte des glaciers est la déforestation massive ; ce projet de plantation est donc très important pour avenir. »
Comme les arbres absorbent le dioxyde de carbone de l’atmosphère, on espère que le projet contribuera également à ralentir le changement climatique. Le Pakistan est extrèmement vulnérable au risque accru de catastrophes naturelles ; il a été classé dans les 10 pays les plus susceptibles d’être affectés par des changements à long terme.
Le Projet Tsunami a été terminé avec succès quatre mois avant l’échéance prévue. Il doit maintenant être reproduit dans d’autres régions du Pakistan.
[Source : Positive News, G.-B]

Un adolescent en mission pour planter 1 000 milliards d’arbres

En 2007, un garçon de 9 ans, Feux Finkbeiner, faisait des recherches pour un travail scolaire de CM1 sur le thème du changement climatique lorsqu’il apprit l’histoire de Wangari Maathai. Cette Kenyane a reçu le prix Nobel de la Paix en 2004 pour sa contribution à la régénération de terres stériles ayant abouti à la plantation de 30 millions d’arbres.
Profondément inspiré, F. Finkbeiner eut une vision. Considérant que chaque arbre absorbe 10 kg de CO2 par an, si les enfants du monde pouvaient planter un million d’arbres dans chaque pays, ils compenseraient à eux seuls l’ensemble des émissions de CO2.
Impressionné par la présentation de Feux, son instituteur lui demanda de la refaire devant d’autres élèves et le directeur. A la fin de son discours, Feux s’engagea à planter un million d’arbres en Allemagne. Un mouvement était né. Deux mois après, F. Finkbeiner plantait son premier arbre, un pommier près de l’entrée de son école. Kiaus Tôpfer, ancien ministre fédéral allemand de l’Environnement et directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), devint alors son patron officiel. A l’âge de 10 ans, Felix Finkbeiner était devenu membre junior du Conseil du Pnue. Il fut invité à prendre la parole lors d’événements importants sur l’environnement et le climat, ainsi qu’au Parlement européen.
F. Finkbeiner a fondé le mouvement Plant for the planet en Allemagne et dans le monde. Des événements sont organisés par les enfants : ils deviennent ambassadeurs de la justice climatique, transmettent leurs connaissances et encouragent d’autres enfants à prendre cette responsabilité sociale et à concevoir des actions futures.
En 2009, lors de la conférence des jeunes du Pnue en Corée du Sud, 800 enfants adoptèrent une déclaration pour le sommet sur le climat de Copenhague. F. Finkbeiner demanda au public qui d’autre parmi eux souhaiterait planter un million d’arbres dans son propre pays ? Quelques minutes après, une centaine d’enfants de 56 pays différents montèrent sur la scène pour affirmer leur adhésion à la vision de Plant for the Planet.
En 2010, l’Allemagne planta son millionième arbre, et un an plus tard, à l’âge de 13 ans, Felix Finkbeiner prononça un discours à l’Onu à New York. L’Onu qui confia l’intendance de la Campagne pour un milliard d’arbres à son organisation.
Aujourd’hui, plus de 63 000 enfants âgés de 9 à 12 ans affiliés à l’organisation de Felix Finkbeiner, se battent pour leur futur en tant qu’ambassadeurs pour la justice climatique. Pour déterminer si leurs objectifs avaient été tenus malgré la déforestation continue dans le monde, le groupe a commandé une étude, publiée dans Nature en 2015, qui a révélé que le nombre d’arbres sur Terre était de 3 000 milliards – sept fois le nombre précédemment estimé. En outre, il, a été découvert que depuis l’aube de l’agriculture il y a 12 000 ans, la population d’arbres dans le monde a diminué de moitié et que près de 10 milliards d’arbres meurent chaque année. Cela signifie qu’un milliard de nouveaux arbres ne suffit pas. Plan for a Planet vise maintenant à planter 1 000 milliards d’arbres d’ici 2020. De quoi absorber 10 milliards de tonnes supplémentaires de dioxyde de carbone chaque année – et de quoi gagner du temps d’ici à ce que le monde prenne au sérieux la réduction des émissions de carbone.
[Sources : news.nationalgeographic.com   http://plant-for-the-planet.org]

Avant le déluge

Qu’il soit le résultat d’une prémonition ou de faits scientifiques, le titre du film Avant le déluge reste aussi pertinent aujourd’hui que lors de sa sortie en octobre 2016. Dirigé par Martin Scorsese et Fisher Stevens, co-produit et présenté brillamment par Leonardo DiCaprio, le film a pour but d’éduquer le public sur les diverses façons dont les activités humaines contribuent à modifier le climat, et de pointer les forces qui sous-tendent notre échec à nous attaquer aux causes économiques et industrielles du problème.
Le documentaire met en lumière comment les grands groupes industriels créent des lobbies pour propager des informations erronées à travers les médias et les personnels politiques. C’est ainsi que se développe la théorie du climato-scepticisme, dans le seul but de favoriser les profits à court terme de ces grandes entreprises.
Le film illustre parfaitement le pillage et la destruction des écosystèmes, par exemple la destruction des forêts boréales pour la recherche de pétrole, l’élimination par le feu des forêts tropicales en Indonésie pour produire de l’huile de palme, et en Amazonie pour le soja et l’élevage – tout cela afin de générer d’énormes profits pour l’industrie agro-alimentaire.
Les scientifiques ont démontré que les glaces de l’Arctique fondent si vite que l’élévation du niveau de la mer devrait dépasser plusieurs mètres au cours des prochaines décennies, avec des conséquences graves pour toutes les villes côtières. Les pays qui manquent déjà d’eau et de nourriture connaîtront des sécheresses encore plus graves, ce qui créera un nombre croissant de réfugiés climatiques.
En même temps, le film propose des solutions simples à ces énormes problèmes, dont beaucoup sont à la portée des consommateurs de nos pays développés. Il montre par exemple les succès remportés par les peuples scandinaves et chinois. Sunita Narain du Centre pour la science et l’environnement à Delhi propose que le mode de vie et la consommation soient mis au premier plan dans les négociations mondiales.
On voit des images de Leonardo DiCaprio donnant un discours passionné à l’Assemblée générale des Nations unies en avril 2016 comme Messager des Nations unies pour le changement climatique, dans lequel il appelle tous les pays à prendre des mesures urgentes. A la suite de sa rencontre avec le pape François au Vatican, DiCaprio a résumé ainsi son message fiques, le titre du film Avant le déluge reste aussi pertinent « Le pape a demandé à la communauté mondiale d’accepter la réalité aujourd’hui que lors de sa sortie en octobre 2016. Dirigé du changement climatique et de prendre des mesures courageuses. par Martin Scorsese et Fisher Stevens, co-produit et présenté Mais plus que tout, les gens doivent prier pour la race humaine. »
[Source : Avant le déluge, 2016]

Des vélos qui dépolluent l’air

L’artiste néerlandais Daan Roosegaarde a conçu une bicyclette qui contribue à dépolluer l’air ambiant. Les vélos aspirent l’air pollué, un système d’ionisation positive le purifie et l’air recyclé est rejeté dans un nuage autour du cycliste.
En décembre 2016, l’« air-pocalypse » a exposé 460 millions de Chinois à un niveau de pollution de l’air six fois supérieur aux préconisations de l’OMS. Les avions sont restés au sol, les écoles ont été fermées, et 24 villes ont été mises en alerte rouge pour pollution extrême.
« Les vélos ont toujours été un symbole de respect de l’environnement et de fluidité du trafic routier, explique D. Roosegaarde, mais ces vélos-là ont une double fonction : ils nettoient l’air tandis que vous pédalez. »
D. Roosegaarde a initié son projet en 2013 pour concevoir et fabriquer des prototypes, parmi lesquels une « tour sans smog » qui purifie l’air dans un parc de Tianjin. L’ionisation positive élimine les particules fines de l’air et l’air purifié est relâché par des orifices sur les côtés.
« A grande échelle, l’environnement et les innovations urbaines nécessiteront toujours des investissements publics d’envergure, explique D. Roosegaarde. Mais je suis trop impatient pour attendre que les changements se répercutent. Le gouvernement agit du sommet vers la base, les ingénieurs, les universitaires, les ONG du bas vers le haut. Avec un peu de chance, nous nous rencontrerons au milieu. »
[Source : theguardian.com]

Réactions au retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris

De la part des gouvernements

Narendra Modi, premier ministre indien a promis d’aller bien au-delà de cet accord : L’Accord de Paris est un bienfait pour toutes les nations du monde, et également pour les générations futures. Il traduit notre devoir de protéger la Terre, ainsi que nos ressources naturelles. Pour nous, c’est un article de foi. Nous disposons de ressources naturelles parce que les générations précédentes les ont protégées. Nous devons faire de même pour les générations suivantes.

Angela Merkel, chancelière d’Allemagne : Nous rassemblerons toutes nos forces – en Allemagne, en Europe et dans le monde – pour affronter les plus grands défis de l’humanité comme le changement climatique, et pour les maîtriser. A tous ceux qui sont concernés par l’avenir de notre planète, je dis : faisons ce chemin ensemble, afin d’aider avec succès notre Mère la Terre.

Emmanuel Macron : Où que nous vivions, qui que nous soyons, nous partageons tous la même responsabilité : rendre sa grandeur à notre planète.

Jerry Brown, gouverneur de Californie : Notre président s’est empressé de dire que le changement climatique est un canular, ce qui contredit exactement l’opinion de presque tous les scientifiques, et celle du monde entier. Je ne crois pas que combattre la réalité soit une bonne stratégie pour qui que ce soit. Si le président se décharge d’une entreprise humaine aussi cruciale, la Californie et d’autres Etats prendront sa place.
L’avenir du monde repose sur ses ressources renouvelables. Le président a choisi la direction opposée. C’est une tragédie, mais je crois que pour lui faire face, l’Amérique et le reste du monde vont se mobiliser, que nos efforts en seront galvanisés au point que D. Trump pourrait bien obtenir l’exact opposé de ce qu’il souhaitait.

Bernie Sanders, sénateur du Vermont : La décision du président Trump de retirer les Etats-Unis de l’Accord de Paris signifie l’abdication de l’hégémonie américaine autant qu’une disgrâce internationale. Au moment même où le changement climatique occasionne déjà des dégâts dévastateurs dans le monde entier, nous n’avons pas le droit de renoncer à nous mobiliser afin de préserver la planète pour les générations futures.
Les Etats-Unis ont le devoir de jouer un rôle de premierplan dans la campagne mondiale pour mettre un terme au changement climatique et pour remplacer rapidement les combustibles fossiles par des sources d’énergie renouvelables et plus performantes, avec ou sans le soutien de D. Trump et des industries fossiles.

De la part des écologistes

Michael Bloomberg, ancien maire de New York et représentai l’Onu pour le changement climatique : Il n’est pas vrai que les Américains ont quitté l’Accord de Paris sur le climat. C’est tout le contraire : nous allons de l’avant. Des gouverneurs et des entrepreneurs des deux partis politiques sont en train de signer une déclaration de soutien à cet accord, que nous soumettrons à L’ONU et ensemble, nous honorerons les engagements que les Etats-Unis ont signés à Paris en 2015. Les Américains honoreront ces engagements en partant base – et Washington n’aura aucun moyen de nous en empêcher.

Al Gore, écologiste et ancien vice-président des Etats-Unis: Retirer les Etats-Unis des Accords de Paris est un acte irréfléchi et indéfendable qui sape le prestige de l’Amérique dans le monde et risque de miner la capacité de l’humanité à résoudre à temps la crise climatique. Mais ne vous y trompez pas : si D. Trump abandonne, le peuple américain reprendra k flambeau.

Bill McKibben, auteur écologiste etfondateur de 350.org: Nous résisterons. Puisque le gouvernement fédéral renie ses engagements nous doublerons les nôtres. Déjà des grandes villes et des Etats s’engagent à atteindre 100 % d’énergies renouvelables. Atlanta la dernière à s’engager. Nous ferons en sorte que tous les dirigeants qui hésitent et utilisent la langue de bois au sujet du climat soient considérés comme des jumeaux de Donald Trump, et que ce nom entre dans l’histoire auréolé du mépris qu’il mérite. Pas seulement de n’avoir pas pris au sérieux le changement climatique, mais pour n’avoir pas pris la civilisation au sérieux.

Naomi Klein, auteur écologiste : La menace est si grave qu’il est immoral de gaspiller ne fût-ce qu’un instant à soupeser nos chances de succès. Tant qu’il nous reste une chance de maintenir la température sous des niveaux vraiment catastrophiques, nous avons l’obligation absolue de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour la saisir.
Et cela implique d’utiliser tous les moyens possibles, écologiques et judiciaires, pour réduire ces émissions. Depuis que D. Trump a de fait transformé le gouvernement fédéral en filiale d’Exxon chacun des secteurs qu’il ne contrôle pas doit s’engager sans réserve à devenir k pire cauchemar d’ExxonMobil.

Mark Hertsgaard, journaliste et auteur écologiste : Le retraitde D. Trump n ’empêchera pas le reste du monde de continuer sa progression vers un avenir dépendant exclusivement d’énergies propres. Les batteries, les technologies solaires, éoliennes, et autres, connaissent une croissance extrêmement rapide, très bénéfique pour les investisseurs et pour l’emploi – bien davantage que les carburants du passé.

 

Plus de charbon équivaut à plus de pauvreté

Un nouveau rapport d’Oxfam Australia, More Coal Equal More Poverty (Plus de charbon équivaut à plus de pauvreté) indique que les impacts du changement climatique provoqué par l’utilisation du charbon affecteront de manière disproportionnée les pauvres du monde.
Les centrales au charbon n’améliorent pas l’accès des pauvres à l’énergie, note Oxfam, car la plupart des ménages pauvres en énergie dans les pays en développement n’ont pas le moyens d’accéder à l’électricité. Le rapport de mai 2017 souligne que « les énergies renouvelables sont la solution pour fournir l’électricité à ceux qui n’y ont pas accès. Le véritable coût d’une augmentation de la consommation du charbon va se mesurer en une pauvreté encore plus grande par les effets croissants du changement climatique et des catastrophes humanitaires, l’augmentation de la faim et des décès, et des maladies causées par la pollution. »
Le rapport, qui appelle l’Australie à mettre fin aux subventions publiques pour l’extraction du charbon, coïncide avec la pression exercée par le Queensland et le gouvernement fédéral en faveur du développement par Adani d’une mine de charbon controversée dans le bassin de la rivière Galilé qui serait la plus importante du pays. L’opposition à la mine menée par des groupes environnementaux, juridiques, de justice sociale et de défense des droits de l’homme a été féroce.
Le rapport cite également l’exemple positif de l’Inde et de la Chine – les deux pays les plus peuplés de la Terre, avec des classes moyennes émergentes par centaines de millions – qui ont récemment suspendu ou abandonné des projets de construction de nouvelles centrales au charbon en faveur d’énergies renouvelables.
La Chine Oxfam.org.au a suspendu la construction de plus de 100 centrales à charbon, planifiées ou partiellement construites, et prévoit d’investir 493 milliards de dollars dans des projets d’énergies renouvelables au cours des trois prochaines années.
[Source : Oxfam.org.au]