Interview : La compassion plutôt que la haine [Extraits]

Interview de Antony McAleer par Jason Francis

Life After Hate1 est une organisation à but non lucratif basée à Chicago, fondée en 2011 par d’anciens membres de mouvements violents d’extrême-droite aux Etats-Unis. Le groupe aide les membres encore engagés dans des mouvements extrémistes qui souhaitent abandonner la violence et la haine à se tourner vers la compassion et le pardon. En outre, Life After Hate travaille avec des communautés et des organisations éducatives et gouvernementales qui veulent comprendre et s’attaquer aux causes de l’extrémisme. Antony McAleer est cofondateur et président de Life After Hate. Après avoir plongé dans la violence de l’extrémisme notamment en tant qu’organisateur du groupe suprémaciste WAR (White Aryan Resistance2), il a quitté ce mouvement et a changé de vie après avoir entrepris un cheminement spirituel. Jason Francis a interviewé Antony McAleer pour Partage international.

Partage international : Comment vous êtes-vous engagé dans l’extrémisme violent ?
Antony McAleer : Ce fut une immersion lente. Je ne me suis pas dit : « Je vais m’engager dans ce groupe extrémiste. Je vais m’intéresser à ce groupe qui discute de manière critique de l’immigration. » J’étais juste de plus en plus exposé à cette idéologie et à des gens qui faisaient écho en moi.

PI. Comment les mouvements violents d’extrême droite ciblent-ils et recrutent-ils leurs membres et quelles sont les personnes les plus vulnérables à leur message ?
AM. Ils tirent souvent parti des circonstances. Par exemple, en ce moment, ils iraient à des expositions-ventes d’armes à feu. Il y a aussi un phénomène plus récent qui s’appuie davantage sur Internet. Il est plus facile de recruter via les réseaux sociaux.
Mais le noyau de l’extrémisme violent n’est pas vraiment basé sur l’idéologie. Il réside dans la honte toxique, la conviction à propos de nous-mêmes que nous ne sommes pas assez biens, assez intelligents ou pas dignes d’être aimé – qui se développe souvent en famille, à l’école et à l’église. Cela crée un vide, un désir d’identité et de sens, d’appartenance et de communauté. Quel est l’opposé de la honte ? C’est la fierté. Ces mouvements sont donc souvent une hyper-expression de fierté parce que la personne en manque et porte cette honte en elle. Les moteurs psychologiques profonds créent ces vulnérabilités que ces idéologies peuvent exploiter.

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Pour une démocratie réelle [Extraits]

par Mary Beth Steisslinger Source : wethepeople2.film ; celdf.org

Stimulant et opportun, le documentaire Nous le Peuple 2.0 décrit les luttes menées à travers tous les Etats-Unis contre la fracturation hydraulique, les oléoducs et autres nuisances industrielles. En effet, bien des communautés dénoncent ces lois qui placent les droits des entreprises au-dessus de ceux des citoyens, des communautés et de la nature. Le film présente un modèle inattendu de démocratie citoyenne, issu d’un petit cabinet juridique rural de Pennsylvanie fondé en 1995, et devenu célèbre sous le nom d’Organisation pour la défense juridique de l’environnement des communautés (CELDF).

Le titre du film se réfère au préambule de la Constitution des Etats-Unis : « Nous, le Peuple des Etats-Unis, en vue de former une Union plus parfaite […] ». Le « 2.0 » qui suit renvoie à la « Seconde révolution américaine », selon les termes du documentaire, contre le pouvoir des entreprises, permettant aux citoyens de se réapproprier la démocratie.

Le CELDF joue un rôle central dans le film. A ses débuts, il s’évertuait à dénicher des vices de forme dans les « permis de polluer » qui autorisent les entreprises à déverser légalement sur les communautés toutes sortes de rejets industriels. Le ministère de l’Environnement de Pennsylvanie annulait alors ces permis et les communautés célébraient ce qu’elles prenaient pour des victoires.

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Bienvenue dans l’ère nouvelle

par le Maître – par l’entremise de Benjamin Creme, 14 janvier 2016

Il existe en ce moment un groupe de personnalités éclairées qui attirent l’attention de l’humanité sur la nouvelle réalité du monde. Parmi elles se trouve le pape François qui exprime d’une manière unique les idéaux de tous, dans une grande proximité avec les gens. Le dalaï-lama, lui aussi, joue un rôle considérable au nom de tous ceux qui voient en lui leur porte-parole.

Jamais auparavant des hommes de si grand talent ne s’étaient trouvés réunis en une même époque, pour montrer à l’humanité que tout est bien et qu’elle n’a plus longtemps à attendre pour voir ses rêves se réaliser. Chaque jour qu’ils bénissent de leur présence rend leur amour plus proche du cœur des hommes. Aimez-les en retour et ouvrez-leur votre cœur au nom de Celui qui vient. Changez vos peurs en une attente pleine d’amour, et accueillez l’ère nouvelle dans cette joie qui est vôtre de plein droit. Il est proche, très proche le moment où vous découvrirez avec émerveillement Son visage, la joie de Sa présence et Son amour inconditionnel. Vous saurez alors pourquoi vous êtes en incarnation en cette époque si particulière.

Que Dieu vous bénisse et dissipe vos peurs à jamais.

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COURRIER DES LECTEURS de la revue Partage international

Une question de priorité

Début novembre 2001, au cours d’un rêve, j’eus une apparition de Maitreya. Pour moi ce fut une expérience enrichissante et encourageante que je souhaiterais partager avec d’autres lecteurs. A vrai dire, mon rêve portait sur le Jour de Déclaration de Maitreya. Comme dans les rêves, il y avait beaucoup d’actions, beaucoup d’images et de scènes qui se mélangeaient. Puis toutes ces scènes disparurent en même temps. Elles furent remplacées par un bourdonnement sonore palpable flottant dans l’air, comme c’est le cas près de câbles à haute tension. Puis il y eut un homme de grande taille qui me portait les bras tendus, comme vous le feriez avec un petit enfant, j’étais donc face à lui. Il était vêtu de blanc, avait le teint foncé, des pommettes saillantes. Cette image de Maitreya n’était pas très nette, comme un hologramme dans un film de science fiction.

Malheureusement, après mon réveil, je ne pus me souvenir des mots exacts qu’il m’a adressés. Je les retranscris avec mes propres mots. D’abord il me demanda quelles étaient ses priorités, je dus lui en donner trois. Puis il confirma qu’il viendrait bientôt. Ensuite il me parla de l’importance pour lui de cette mission et me dit combien ce travail était cher à son cœur. Et pour terminer il me posa une question de nature personnelle, à propos de notre groupe de travail, qui n’a pas sa place dans ce courrier. Puis je me suis réveillé quelques minutes plus tard, vers 4 h 15. Est-ce Maitreya qui m’a apporté ce rêve ?

F. R., Schwäbisch Gmünd, Allemagne

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Des efforts sincères pour soutenir les réfugiés (extraits)

par Elisa Graf Source : newsweek.com ; spiegel.de


Elisa Graf et Ibrahim

Voilà deux ans que l’Allemagne a ouvert ses frontières à plus d’un million de réfugiés, dont la plupart fuyaient la guerre dévastatrice en Syrie. En octobre 2015, la chancelière Angela Merkel a mis en jeu sa carrière politique en suspendant le Règlement Dublin, texte juridique adopté par l’Union Européenne en 2003, qui oblige un réfugié à demander asile dans le premier pays de l’UE où il est entré. Sa décision a permis aux réfugiés arrivés en Allemagne d’y demander asile sans craindre de se voir expulsés vers l’un des pays par lesquels ils avaient dû passer préalablement. Les dernières élections allemandes ont résonné comme un coup de semonce populiste contre la décision courageuse d’A. Merkel, et l’on s’accorde généralement à penser que le sentiment de peur attisé par l’afflux de réfugiés est ce qui a valu au parti nationaliste anti-immigration AfD (Alternative für Deutschland) (Alternative pour l’Allemagne) un soutien suffisant pour faire son entrée au parlement, et devenir ainsi le premier parti ouvertement nationaliste à rejoindre les sphères du pouvoir depuis soixante ans.

Dans une tentative pour apaiser les craintes de ses compatriotes au moment où elle décidait d’ouvrir les frontières allemandes, Angela Merkel a déclaré d’un ton résolument optimiste : « Wir schaffen das » (Nous y arriverons). Dans les villages et les villes de tout le pays, des milliers d’Allemands ont démontré qu’ils y arrivent bel et bien. Ils ont hébergé des réfugiés, leur ont procuré vêtements et nourriture, leur ont offert des cours de langue, et les ont accueillis au sein de leurs communautés. Selon un document récent de Spiegel Online, entre 2015 et 2017, quelque quinze mille projets pour réfugiés ont été lancés en Allemagne, avec beaucoup de propositions d’enseignement de l’allemand, et d’autres initiatives comme de la formation, du suivi ou des rencontres avec les réfugiés. Même si ces efforts sont largement passés sous silence dans les médias, l’ancien politicien David Miliband, aujourd’hui président de l’IRC (International Rescue Committee), écrit dans News-week : « La conviction d’A. Merkel que son pays était plus que capable de « gérer » la situation a été confirmée. Des milliers d’Allemands se sont mobilisés pour porter secours aux nouveaux arrivants, avec la certitude et la fierté que l’action de l’Allemagne était bonne et juste. »

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En finir avec la guerre (extraits)

par le Maître – par l’entremise de Benjamin Creme, mars 2006

Quand viendra le moment pour les hommes de mesurer le coût de leurs guerres, la surprise rivalisera avec la honte face à l’immensité du gâchis. Plus que toute autre activité humaine, la guerre est une grande dévoreuse de ressources et de vies. Rien n’est économisé pour l’emporter sur « l’ennemi » : on sacrifie tout pour parvenir à la victoire. Ainsi l’homme mène-t-il contre son prochain des luttes sans merci qui ne sont pas toujours motivées par la nécessité de se défendre. Dans bien des cas, les hommes ont eu recours à la guerre pour étendre leur territoire, accumuler des richesses par le pillage ou, plus odieux encore, capturer des esclaves. On parle souvent avec désinvolture de « butin de guerre » pour désigner le véritable motif de la plupart des conflits.

Aujourd’hui, nous sommes parvenus à une époque où l’homme doit sérieusement s’attacher à mettre fin à la guerre. Il lui faut comprendre qu’il n’est pas de problème dont la guerre soit l’unique solution, ni de situation qui la rende indispensable. C’est la raison pour laquelle les nations doivent agir de concert pour en finir à jamais avec cette disposition destructrice du genre humain.

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Bernie Sanders critique vertement la décision de D. Trump sur l’accord iranien (extraits)

par Jon Queally Source : Common Dreams

En réponse à l’annonce « déshonorante » du président Trump le 13 octobre 2017 de ne pas certifier l’accord sur le nucléaire signé avec l’Iran et d’autres nations, le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, a condamné la décision d’« imprudente » et d’« irréfléchie »,rappelant qu’il revenait maintenant aux membres de la Chambre des Représentants et au Sénat de protéger l’accord.

« Non seulement, rompre l’accord nucléaire iranien ne libérerait pas l’Iran des limites placées sur son programme nucléaire, a dénoncé le sénateur dans une déclaration, mais cela causerait des torts irréparables à la capacité américaine de négocier de futurs accords de non-prolifération. Pourquoi est-ce qu’un pays signerait un tel accord avec les Etats-Unis s’il savait qu’un président irréfléchi pourrait simplement le rejeter quelques années après ? »

D. Trump agit à l’encontre de sa propre équipe de sécurité intérieure qui a assuré que l’accord fonctionnait et qu’il fallait le maintenir.

B. Sanders considère que le choix du président va seulement servir à isoler encore plus les Etats-Unis sur la scène internationale, y compris de ses alliés stratégiques. La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, signataires de l’accord. « Tous continuent à soutenir l’accord et ont systématiquement déclaré qu’il y allait de leurs intérêts de sécurité nationaux », a-t-il ajouté.

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Les armes nucléaires apportent la mort, pas la vie (extraits)

Source : un.org ; youtube : Dennis Kucinich, Basel Peace Office

Membre du Congrès des Etats-Unis pendant seize ans, Dennis Kucinich a été maire de Cleveland (Ohio), et deux fois candidat à l’élection présidentielle. Lauréat du Gandhi Peace Award (Prix Gandhi pour la paix), il promeut la paix dans le monde depuis le début de sa vie politique. Le 26 septembre 2017, lors d’une réunion de haut niveau sur le désarmement nucléaire à l’assemblée générale des Nations unies, il s’est exprimé au nom du Basel Peace Office (Bureau pour la paix de Bâle, une coalition d’organisations internationales dédiée à l’élimination des armes nucléaires).

 « Le monde a un besoin urgent de vérité et de réconciliation quant à la menace existentielle que représentent le développement et l’utilisation des armes nucléaires. Nous partageons un objectif planétaire quant au désarmement et à l’abolition du nucléaire, qui dérive de notre droit inaliénable d’être libéré de la contemplation de notre extinction.

Ceci est l’endroit et c’est maintenant le moment de prendre des mesures pour bâtir la confiance, franchir de nouvelles étapes diplomatiques vers l’évitement d’une catastrophe nucléaire, pour promulguer le nouveau traité d’interdiction, s’abstenir de précipiter des affrontements nucléaires, reprendre la marche vers l’élimination des armes nucléaires par l’établissement de la confiance mutuelle.

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Etats-Unis : plus de trois employés sur quatre ont des fins de mois difficiles

Alors que les Bourses américaines ont atteint des niveaux vertigineux et que les rémunérations des cadres dirigeants américains continuent d’augmenter rapidement, la plupart des travailleurs américains sont embourbés dans les dettes, économisent peu et connaissent des fins de mois difficiles, se-ion un nouveau sondage.
Mené par le site de recherche d’emploi américain CareerBuilder, il révèle que
– 78 % des employés américains ont des fins de mois difficiles (contre 75 % en 2016)
– 71 % des employés sont endettés (contre 68 % en 2016)
– 56 % pensent que leur dette est ingérable
– 54 % des employés au salaire minimum exercent plus d’un travail pour s’en sortir.
Ces chiffres proviennent d’un sondage mené sur plus de 3 400 employés à temps plein, tous secteurs et toutes rémunérations confondues. Dans une analyse pour le think-tank de gauche People Policy Project, Michelle Styczynski écrit que « le marché boursier reflète les perspectives des détenteurs de capitaux, mais il en dit très peu sur l’employé moyen ».
Une autre analyse rapportée sur le site progressiste d’information CommonDreams en juillet 2017 démontre que les salaires n’ont pas progressé depuis des décennies pour la plupart des employés américains. Dans le même temps – entre 1978 et 2016 – la rémunération des grands dirigeants a scandaleusement augmenté de 937 %
David Hildebrand, candidat démocrate socialiste en Californie aux élections sénatoriales américaines, a indiqué que les chiffres du sondage CareerBuilder ne sont « pas nouveaux » et montrent « qu’il est temps de redistribuer la richesse ».
[Source : commondreams.org]

La solution à deux États, unique garantie pour la paix

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a critiqué l’établissement illégal des colonies israéliennes en territoire palestinien, qu’il a qualifié d’« obstacle majeur » pour parvenir à une solution à deux États et à la paix avec les Palestiniens. « Il n’y a pas de plan B à la solution à deux États », a-t-il commenté après avoir rencontré le premier ministre palestinien Rami Hamdallah en Cisjordanie, à Ramallah.
« Une solution à deux États, mettre fin à l’occupation, créer les conditions pour en finir avec la souffrance du peuple palestinien sont les seules options pour garantir une paix durable », a-t-il ajouté. Cette déclaration fait suite au serment exprimé la veille par le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, de ne jamais démanteler une seule colonie en Cisjordanie, peu de jours après la visite de diplomates de la Maison Blanche dans la région pour relancer les pourparlers avec les Palestiniens. « Nous sommes revenus ici pour de bon, avait déclaré B. Netanyahou. Il n 3′ aura plus de démantèlement de colonie en terre d’Israël. Les colonies ne seront pas déplacées. »
En réponse à B. Netanyahou, A. Guterres a affirmé devant les journalistes que l’État d’Israël comme les Palestiniens devaient s’abstenir de faire quoi que ce soit qui diminuerait les chances d’un accord pacifique. Il commente : « Nous pensons que le processus de colonisation est illégal au regard du droit international et qu’il est un obstacle à la paix. De toute évidence, nous sommes en désaccord avec ce qui a été déclaré [par B. Netanyahou]. »
Face à une équipe diplomatique américaine qui mettait trop de temps à répondre de sa position sur les questions de colonies israéliennes et sur la solution à deux États, le premier ministre palestinien a exprimé sa frustration. Il a expliqué qu’il n’y avait pas d’engagement clair des Etats-Unis pour mettre fin à la colonisation illégale, et il en résulte que celle-ci continue et les Palestiniens continuent à perdre des terres.
R Hamdallah a aussi appelé l’Onu à « protéger le peuple palestinien et les lieux saints islamiques » des violations israéliennes récurrentes.
[Sources : theguardian.com ; aljazeera.com]