Grèce : de nouveaux médias alternatifs

Faisant suite à la fermeture de plusieurs médias publics en raison des mesures d’austérité, une nouvelle génération de médias indépendants touche maintenant une plus large audience dans le pays, offrant à l’opposition une meilleure visibilité face aux structures dominantes du pouvoir.

De nouveaux médias comme Radio Bubble, station progressiste et indépendante gérée par une communauté de volontaires, et des publications de journalisme d’investigation comme Unfollow et The Press project expriment des critiques contre la politique d’austérité du gouvernement de coalition du président Antonis Samara.

D’après The New York Times : « Bien que leur audience soit encore relativement modeste, ils jouent un rôle de plus en plus vital dans le dialogue. »

Les sondages montrent que les Grecs éprouvent une profonde méfiance et un grand scepticisme envers les principaux médias qui diffusent les informations sur la crise économique. Il s’ensuit un immense appétit pour les informations émanant de sources non traditionnelles, surtout s’il s’agit de questions et de critiques contre la position du gouvernement, lequel répète qu’il n’y a pas d’alternative aux mesures d’austérité exigées par les pays prêteurs.

Pour certains, ces alternatives médiatiques émergentes représentent le meilleur signe que la Grèce est sur le chemin de la reconquête de la démocratie. « Nous nous définissons comme médias citoyens, et non comme médias alternatifs », explique Theodora Oikonomides, ancienne rédactrice de Radio Bubble. Apostolis Kaparoudakis, fondateur de Radio Bubble, ajoute : « Nous ne voulons pas des auditeurs, nous voulons des citoyens. »

[Sources : www.commondreams.org ; The New York Times, Etats-Unis.]

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