Deux défenseurs des Droits de l’Homme font leur début à l’écran

On connaît surtout le Dr Denis Mukwege (de la République démocratique du Congo) et Claudia Paz y Paz (du Guatemala) pour leurs engagements humanitaires. La sortie récente de documentaires sur leur vie et leurs travaux devrait élargir leur notoriété.

Dans le documentaire L’homme qui guérit les femmes – la colère d’Hippocrate, on apprend que le gynécologue Denis Mukwege a, dans son Congo natal, dispensé des soins à plus de 40 000 femmes abusées sexuellement, et ce, en 16 ans de pratique professionnelle – car des années durant les violences sexuelles exercées contre les femmes ont été utilisées comme armes de guerre en République démocratique du Congo. C’est en 1999 que D. Mukwege a fondé l’hôpital Panzi destiné à fournir aux victimes une aide médicale, psychologique et émotionnelle. L’hôpital Panzi est salué internationalement depuis pour son système holistique de soins visant à guérir le corps, l’esprit et l’âme des victimes des violences si répandues dans cette région. Et le Dr Mukwege lui-même ne vit pas à l’abri du danger : en 2012, sa maison a été attaquée par une milice armée, et l’un de ses gardiens a trouvé la mort.

Claudia Paz y Paz travaille également dans des conditions difficiles. Le documentaire Le Fardeau de la Paix raconte la courageuse histoire de la première femme à occuper le poste de Procureur général au Guatemala, pays ravagé par la guerre civile et par un taux élevé de criminalité et de violence. Dès son entrée en fonction, C. Paz y Paz a lancé une campagne contre la corruption et les trafiquants de drogue, et a réussi a arrêter l’ex-dictateur Efrain Rios Montt sous l’accusation de génocide contre les indiens Mayas. Le film montre ses succès, mais aussi les défis auxquels elle doit faire face dans son long et tenace combat pour la justice.

[Sources : www.frontlineclub.com ; www.movieshatmatter.nl ]

 

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