Magie génétique

La science médicale de la régénération a franchi une étape importante en 2007 lorsque le professeur Yamanaka, de l’université de Kyoto, a créé des cellules souches humaines à capacités multiples (cellules iPS). Une nouvelle étape encore plus significative vient d’être franchie, qui pourrait réduire les risques liés aux traitements médicaux régénérants.

Une cellule iPS a le potentiel de se transformer en n’importe quel type de cellule corporelle. Yamanaka et son équipe sont parvenus à reprogrammer des cellules adultes en cellules souches au moyen de trois ou quatre gènes, connus aujourd’hui comme facteurs Yamanaka. Le problème était cependant que l’un de ces facteurs, bien qu’essentiel à l’efficacité du processus, puisse amener les cellules iPS à devenir cancéreuses après qu’elles se soient répandues dans les tissus humains.

Afin de surmonter ce problème, la recherche s’est mise en quête d’un gène de substitution; et un « gène magique » a été découvert, permettant de remplacer le « défectueux » ou à risque. Ce nouveau gène pourrait aussi empêcher les gènes incapables d’effectuer la totalité de la transition de cellules souches à cellules iPS de se reproduire. Les gènes « défectueux étant connus pour accroitre les risques de cancer.

Suite aux découvertes faites au Japon en 2007, des chercheurs de l’université de Buffalo pourraient bien avoir accompli un pas significatif dans la compréhension des effets de la maladie de Parkinson sur le système nerveux humain.

Conduits par le physiologiste Jian Feng, ds ont prélevé des cellules sur des sujets sains formant un groupe contrôle et sur des patients atteints d’un type particulier de la maladie de Parkinson, et les ont transformées en une sorte de cellule primordiale – une cellule souche polyvalente (cellule iPS). Les cellules iPS peuvent se transformer en presque n’importe quel type de cellules dans le corps, et dans les expériences les plus récentes elles se sont transformées en cellules cérébrales. Et les cellules des patients parkinsoniens sont devenues des cellules cérébrales contenant une forme mutante du gène « parkin ». Produire ces cellules cérébrales en laboratoire permet d’éviter des opérations invasives au cerveau. En effet, les mutations du gène parkin interrompent la production de dopamine, induisant davantage de radicaux libres, détruisant ainsi les neurones de dopamine à l’origine de la maladie de Parkinson.

[Source : CNET.com ; The Nikkei Weekly, Japon]

 

Laisser un commentaire