Le budget participatif

Source : www.decorrespondent.nl ; www.thenation.com

La budgétisation participative (BP) permet aux citoyens de décider à quoi servent leurs impôts.

Apparue en 1989 dans la ville brésilienne de Porto Alegre, cette méthode a fait son chemin dans plus d’une centaine de villes brésiliennes. Aujourd’hui, plus de 1 500 villes incluant New York, Séville, Hambourg et Mexico ont adopté une forme de BP.

En octobre 2004, dans la ville de Torres (Venezuela), un candidat « pas comme les autres » fut élu maire et décida de remettre le pouvoir aux mains des citoyens. L’intégralité du budget disponible de la municipalité (environ 700 millions de dollars) fut alloué aux citoyens afin qu’ils le dépensent comme ils le jugeaient bon. Début 2005, 550 réunions furent organisées, où chacun était invité à présenter des projets nécessitant des financements, et où des délégués étaient choisis. Depuis lors, une communauté d’hommes et de femmes ordinaires décide du budget de la ville.

Dix ans après, Torres est un endroit complètement différent. Les recherches menées par l’Université de Californie indiquent que la corruption et le copinage ont considérablement diminué et que les citoyens n’ont jamais été autant impliqués en politique. Des habitations, des écoles et des routes ont été construites en grand nombre et des quartiers ont été rénovés.

La BP de Torres est un exemple d’expression du pouvoir populaire impressionnant, où l’autorité décisionnelle revient aux délégués du peuple plutôt qu’à des bureaucrates ou à des chefs de parti. Construire un pont entre les citoyens et la politique est un moyen de sauver la démocratie.

Le New York Times a qualifié la BP de « révolution civique en action ».

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