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Bangladesh : une agence de presse pour les jeunes

 

Source : www.guardian.com  ; Unicef ; www.bdnews24.com 

Une initiative conjointe de la première agence de presse du Bangladesh, BDNews24, et l’Unicef (Fonds des Nations unies pour l’enfance) au Bangladesh a créé Prism – une plate-forme nationale pour les enfants vulnérables et marginalisés. Prism permet aux enfants de diffuser leurs points de vue et de faire partie intégrante de la presse audiovisuelle pour atteindre les décideurs politiques, afin de promouvoir les questions touchant la vie des enfants. Plus de 100 jeunes journalistes seront formés dans un premier temps, ce qui leur permettra de développer leurs propres points de vue sur leurs droits et le monde autour d’eux. Prism permet aux enfants de regarder à travers leur propre prisme littéralement, pour défendre leurs droits et assurer la participation des enfants à la presse audiovisuelle. L’objectif est que ce projet devienne auto-durable dans le temps et fonctionne comme un service vidéo professionnel d’informations comme APTN ou Reuters. Lancé le 10 avril 2016, Prism a été testé dans sept districts du Bangladesh, avec 15 reporters bénévoles dans chaque district. Ce projet d’un an, financé à hauteur de 50 000 dollars par l’Unicef, ambitionne de produire un clip vidéo par jour.

Au Bangladesh, où environ 40 % de la population a moins de 18 ans, l’initiative vise à créer un espace pour que les jeunes expriment leurs préoccupations, partagent leurs aspirations et – en proposant des solutions – contribuent aux décisions qui affectent leur vie, a expliqué Edouard Beigbeder, le représentant de l’Unicef au Bangladesh.

Les jeunes journalistes enquêtent sur un éventail de sujets, comme l’environnement, la culture, le tourisme et le développement. Par exemple, Mohammed Jahid Hasan Sumon, un journaliste de Prism âgé de 17 ans, étudiant au collège Bhawal Mirzapur, a enquêté sur la situation économique et environnementale dans le district de Gazipur, au nord de Dacca. Là, les déchets industriels polluent la rivière Turag, où l’eau était jadis propre et poissonneuse. M. Sumon a fait un reportage sur les conséquences de la pollution de la rivière, et comment sa toxicité fait que les communautés de pêcheurs perdent leurs moyens de subsistance.

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