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Journée mondiale des océans

 

Source : www.neweconomics.com ; www.worldoceansday.org ; www.algalita.com

Le 8 juin 2016 , l’Unesco a célébré la richesse de nos océans à travers le monde. L’eau de mer s’étale sur environ 70 % de la surface de notre planète et on lui doit la régulation du climat, l’alimentation de millions de personnes, la fourniture d’écosystèmes pour des myriades d’espèces marines, la génération de la moitié de l’oxygène sur la planète et la production de médicaments à partir des ressources marines. Le thème de cette année est : Des océans sains pour une planète en bonne santé.

Nous avons abusé de cette ressource incroyable de sorte que les stocks de poissons ont été gravement surexploités, mais récemment, le rapport Etat des ressources marines, publié par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a montré que certaines grandes réserves de poissons encore abondantes se remettaient plus vite que les petites réserves d’autres espèces exploitées à un rythme plus élevé que celui auquel elles peuvent se reproduire. Le problème des prises indirectes – la capture involontaire de nombreux poissons autres que ceux de l’espèce ciblée – et celui lié à la création de centaines de réserves marines commencent aussi à être pris en compte, après les nombreuses campagnes menées au niveau mondial.

Au Royaume-Uni, des efforts sont entrepris pour protéger les espèces côtières. Sur la côte Nord du Yorkshire, à Flamborough Head, une « zone de protection »a été mise en place, où la capture de poissons, de crustacés ou de toute plante marine par quelque méthode que ce soit est strictement interdite, ce qui signifie que les gens peuvent profiter des piscines  creusées dans la roche et de la plage, mais qu’ils ne peuvent prélever quoi que ce soit dans cette zone. Elle est régulièrement surveillée afin de s’assurer qu’aucune pêche ou activité extractive ne soit entreprise.

Nos eaux sont en train d’étouffer sous les plastiques allant des mètres de polyéthylène pour serres aux microparticules ingérées par une vaste gamme d’animaux allant de la baleine au zooplancton. Le capitaine Charles Moore a découvert le premier gyre de débris de plastiques dans le Pacifique Nord en 1997 et a créé la Fondation Algalita.

Fin 2016 , une étude couvrant les quinze dernières années sera publiée ; à cette fin, la Fondation Algalita a fait appel à son navire de recherche pour évaluer la tendance à long terme et les changements observés dans ces gyres à travers le monde. C. Moore estime que toute la pollution plastique océanique peut être stoppée grâce à la publication des travaux de recherche, l’éducation et l’action ; si ce n’est pas le cas, d’ici 2050 la quantité de plastique dans nos océans sera supérieure à la quantité de poissons.

Aux Etats-Unis, l’association POPS (Plastic Ocean Pollution Solutions) va célébrer cette année son quatrième sommet international des jeunes. Les Etats-Unis se dirigent vers l’interdiction des microbilles en plastique dans les produits cosmétiques et de soins personnels ; le Royaume-Uni et l’UE envisagent de suivre. La Société zoologique de Londres, via sa campagne « One Less », travaille à l’élimination des bouteilles en plastique à usage unique.

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