Il sauve des collines sacrées de l’exploitation minière

Prafulla Samantara, Inde – L’Etat indien d’Odisha abrite la tribu indigène des Dongria Kondh. Forte de 8 000 personnes, elle vit dans les monts Niyamgiri, région forestière riche en biodiversité. La tribu considère les monts comme sacrés et se voit comme leur gardien. Mais en 2004, la compagnie minière étatique de l’Odisha a signé un accord avec l’entreprise britannique Vedanta Resources pour y exploiter la bauxite, un minerai permettant la production d’aluminium.
Prafulla Samantara, leader emblématique des mouvements de justice sociale en Inde, a démarré une campagne citoyenne pour informer la tribu du projet qui aurait détruit forets vierge et habitat sauvage pour extraire 70 millions de tonnes de minerai. Il a voyagé à pied et en vélo de village en village, pour y rencontrer les communautés et les avertir que leur terre avait été cédée. P. Samantara a organisé des manifestations et des sit-in dans la capitale de l’Etat, incluant une chaîne humaine de 10 km de long empêchant l’entreprise Vedanta d’entrer sur les terres tribales.
Pour avoir déposé une requête auprès de la cour suprême indienne, contestant le projet au motif qu’il violait les droits tribaux, P. Samantara et les autres manifestants ont été harcelés et intimidés par la police de l’Etat et les employés de Vedanta. En 2010, le gouvernement norvégien et l’Eglise d’Angleterre se sont retirés du projet, et trois ans plus tard la cour suprême autorisa la tribu Dongria Kondh à décider du projet, par un vote. Le refus de la mine par les conseils villageois et la défaite en appel de Vedanta en 2016 ont conclu une bataille légale de douze ans. Le futur des monts Niyamgiri est soigneusement protégé par son peuple

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