Journée mondiale de l’environnement 2017

Elle se déroulera le 5 juin, illustrant le thème de cette année Relier les gens à la nature – en appelant à des actions écologiques positives visant à renforcer l’harmonie entre l’humanité et la nature.

Après des décennies de discriminations et de négligence, le rôle des peuples indigènes dans la protection de la nature est de moins en moins contesté, en même temps que leur droit à rentrer en possession de leurs terres ancestrales et des ressources qu’elles recèlent.

Les défenseurs de l’environnement reconnaissent de plus en plus qu’autrefois, les communautés indigènes locales entretenaient et protégeaient les terres actuellement à l’abandon, car elles savaient mieux que les autres faire face aux défis environnementaux – et cela, en accord avec les approches modernes de la préservation de la nature, de l’exploitation durable des ressources naturelles et de l’adaptation au changement climatique.

Dans le monde entier, les communautés indigènes continuent à s’opposer aux empiètements illégaux sur leurs terres, ainsi qu’aux exploitations destructrices telles que les barrages géants et les exploitations forestières et minières excessives. En 2015, selon l’organisation militante Global Witness, 185 personnes, pour la plupart issues de communautés mdigènes, ont perdu la vie pour la défense de leurs terres, forêts et rivières, contre des industries prédatrices.

« Personne ne devrait craindre pour sa vie en réclamant l’exploitation prudente des ressources de la Terre dans le respect des communautés, déclare Erik Solheim, l’un des cadres du Programme environnemental de l’Onu, chacun a k droit de défendre son environnement. »

En mars 2017, Catherine McKenna, ministre canadienne de l’Environnement, s’est fixé l’objectif de protéger 17 % des terres indigènes à l’horizon 2020, et de « répondre au souhait exprimé par les peuples indigènes de déterminer eux-mêmes les moyens d’améliorer la santé et d’accroître la prospérité de leurs communautés, tout en protégeant leurs terres ».
« Beaucoup de peuples indigènes et de communautés locales ne peuvent s’imaginer vivre séparés de la nature, et témoignent d’un vif intérêt pour l’exploitation durable des ressources, explique Eva Muer, directrice des Ressources et politiques forestières de l’Onu. Il est donc essentiel de les laisser mettre en oeuvre leurs connaissances et leurs compétences en matière de planification à long terme si l’on veut assurer la survie des futures générations – autant la survie des générations humaines que celle de la faune et de la flore. »
[Sources : worldenvironmentday.globalgreeningtheblue.org]

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