Les scientifiques l’assurent : il ne reste plus que dix ans pour sauver la planète

Selon l’IIASA (Institut international pour les systèmes d’analyse appliquée), notre maison, la Terre, ne pourra pas survivre plus de dix ans si nous sommes incapables de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de préserver les forêts, qui sont de véritables systèmes d’absorption du carbone. Ces chercheurs ont donc publié dans la revue Nature Communications un projet visant à piéger, grâce à la végétation, le carbone issu des activités humaines. « Selon notre étude, ce système devrait réduire à zéro les émissions de carbone dues à l’homme bien avant 2040, permettant ainsi de ne pas dépasser l’objectif de l’accroissement de température en 2100 », assure Michael Steiner, directeur de l’IIASA.
Cet objectif correspond à celui de l’Accord de Paris sur le changement climatique, que 194 pays ont signé, et qui permet de maintenir l’accroissement de la température globale sous la barre des 2°, et espère parvenir à limiter cet accroissement à 1,5° au-dessus des niveaux préindustriels. Mais la COP21 laisse aux pays la totale liberté de choisir les moyens qui leur conviennent pour atteindre cet objectif, et ne propose aucune méthode pour y parvenir.
Le modèle de l’IIASA propose que la consommation de combustibles fossiles soit réduite à moins de 25 % de la production énergétique mondiale à l’horizon 2100, contre 95 % à l’heure actuelle. La déforestation devrait être également réduite de façon significative pour parvenir à une baisse de 42 % des émissions cumulées.
Cette étude démontre également que la production des énergies renouvelables telles que le vent, l’énergie solaire et la bioénergie devrait augmenter d’environ 5 % par an si on veut que les émissions de gaz à effet de serre commencent à diminuer avant 2022.
Toutefois, des technologies de réduction directe de ces émissions devront être parallèlement mises en œuvre, comme par exemple la reforestation et la revitalisation des écosystèmes des océans, si l’on veut éviter une augmentation des températures moyennes de 2,5°, en rupture avec les objectifs de la COP21.

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