L’interdiction des armes nucléaires et ses effets

Le lundi 22 mai 2017, un groupe de travail des Nations unies sur le désarmement a présenté la première ébauche d’un projet de traité mondial pour l’interdiction des armes nucléaires. Le traité vise à renforcer – sans toutefois remplacer – les traités existants destinés à empêcher la propagation et les essais d’armes nucléaires. Les négociations sont soutenues par plus de 120 pays malgré le boycott des Etats-Unis. Il existe neuf pays connus pour posséder des armes nucléaires : les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Chine, la France et la Russie (les membres du Conseil de sécurité de l’Onu) ; l’Inde, le Pakistan, la Corée du Nord et Israël (qui ont également boycotté les négociations d’un tel traité).
On espère que si suffisamment de pays ratifient un accord international interdisant les armes nucléaires, les pressions politiques et morales inciteront les pays qui boycottent à coopérer, comme cela s’est produit après l’interdiction des armes chimiques, des bombes à sous-munitions et des mines terrestres. Au fur et à mesure que d’autres pays se sont joints à ces traités, l’effet d’isolement a augmenté envers ceux qui les refusaient.
Le projet, qui devrait être finalisé d’ici juillet, engagerait catégoriquement les signataires du traité à ne jamais utiliser, développer ou tester des armes nucléaires.
Le groupe de désarmement, présidé par Elayne G. Whyte Gômez, ambassadrice du Costa Rica aux Nations unies à Genève, a qualifié cette ébauche « d’étape essentielle après des années d’efforts pour interdire ces armes de destruction massive qui frappent sans discrimination et une étape importante vers leur élimination finale ». E. Gômez a déclaré qu’elle avait cherché à « synthétiser les nombreux domaines où les Etats convergeaient. »
[Sources : nytimes.com ; worldbeyondwar.org]

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