Comment la culture populaire reflète les préoccupations des Frères de l’espace [Extrait]

Par Gerard Aartsen

Ovni  en forme de nuage ​​lenticulaire, Hawaï.

Les premières observations marquantes de « soucoupes volantes » à l’époque moderne datent de 1947 : fin juin, le pilote Kenneth Arnold apercevait neuf objets non identifiés au-dessus du Mont Rainier (Etat de Washington) et début juillet se produisait l’accident présumé d’un engin spatial dans un ranch près de Roswell, au Nouveau-Mexique. Depuis, l’idée qu’il puisse exister des visiteurs de l’espace fascine un large public.

A partir du début des années 1950, les multiples témoignages de personnes du monde entier déclarant avoir rencontré les occupants de soucoupes volantes a attisé l’intérêt du public, au point que les gouvernements et les militaires se sentirent obligés d’initier un flot continu de désinformation et de mises en scène pour induire la peur des visiteurs et semer le doute quant à leurs intentions. Néanmoins, le témoignage de ceux qu’on appelle lescontactés, eux qui eurent véritablement un contact avec des occupants d’ovnisétait invariablement le même : ils s’exprimèrent oralement et par écrit au sujet du respect de ces visiteurs pour notre libre arbitre, et de leurs inquiétudes devant notre intérêt pour les armes destructives, et notre manque d’efforts en vue d’une coopération internationale.

Dès les années 1950, la machine à fausses informations a grandement été nourrie, par l’industrie du film hollywoodienne et ses long métrages, tels que : Les envahisseurs de la planète rouge (1953), Les soucoupes volantes attaquent (1956) et Invasion of the Saucer-Men (1957) (L’invasion des hommes des soucoupes, pas de version française). L’intention était si évidente que le magazine Flying Saucer Review (La revue des soucoupes volantes) publia un éditorial spécial dans son numéro de mars-avril 1959, déclarant : « Nous abhorrons cette tendance à conditionner l’opinion mondiale à craindre les vaisseaux de l’espace, par le cinéma et les autres médias. »

Les extraits suivant montrent cependant que de temps à autre, à la clarté d’une projection, les inquiétudes des visiteurs de l’espace ont été entendues par certains en dépit de l’hostilité ambiante.

Stranger from Venus (1954)1

Le premier exemple sera aussi le moins surprenant, puisqu’il concerne un film dont le scénario a été écrit par Desmond Leslie. Son livre, Les soucoupes volantes ont atterri,incluait le premier témoignage de George Adamski sur sa rencontre avec un visiteur de l’espace dans le désert de Californie en novembre 1952. Il avait également passé beaucoup de temps en la compagnie de G. Adamski.

En 1954, D. Leslie réussit à éveiller suffisamment d’intérêt avec son script Stranger from Venus pour en faire un film. Malgré la présence de Patricia Neal à l’affiche (qu’on retrouve également dans Le jour où la Terre s’arrêta (1951), et plus tard dans Diamants sur canapé(1961)), le petit budget du film ne permit jamais d’en faire un succès au box-office. Sorti aux Etats-Unis sous le titre Immediate Disaster, ce film conte l’histoire d’un étranger arrivant dans un hôtel rural alors que circule la rumeur de l’observation d’une soucoupe volante. Il finit par expliquer qu’il est venu délivrer aux dirigeants de la Terre un message de ses supérieurs, lesquels s’acheminent vers la Terre depuis Vénus. Quand une rencontre avec les représentants du gouvernement est finalement arrangée dans ce cadre rustique, se tient le dialogue suivant :

L’étranger : « J’avais demandé à rencontrer des membres de toutes les nations. Toutes ces personnes ne viennent que d’une nation, la vôtre [le Royaume-Uni]. Pour cette fois, je vous parlerai, mais ceux qui me suivront ne parleront qu’à des représentants du monde entier. Je suis ici en paix. Je suis ici pour préparer l’arrivée de mes officiers supérieurs. »

Un représentant : « De quoi vos supérieurs veulent-ils discuter avec nos dirigeants ? »

L’étranger : « Notre intérêt pour votre planète, est celui d’un frère aîné. Dans le système solaire, vous êtes le membre délinquant. Nous ne voulons rien de votre planète. Mais nous ne pouvons vous permettre de mettre en danger notre propre existence. »

A un autre moment, l’étranger prévient que l’humanité ne devrait pas permettre à l’avidité de surmonter l’intelligence : « Soyez très attentifs avec cette chose nucléaire que vous venez d’inventer. Vous êtes sur le point de devenir une menace pour les autres planètes. »


1 – L’étranger de Vénus, pas de version française.

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