La Fraternité humaine, par le Maître – par l’entremise de Benjamin Creme

Tôt ou tard, les nations du monde s’apercevront de la réalité de leur interdépendance. Cette prise de conscience amènera leurs dirigeants à aborder les problèmes auxquels ils sont confrontés d’une manière totalement nouvelle, et à leur trouver des solutions à la fois plus simples et plus sages. Un tel changement de perspective favorisera la compréhension mutuelle et la coopération, qui remplaceront progressivement la confrontation et la compétition féroce qui règnent aujourd’hui.

Il est clair que tous les pays n’avanceront pas au même rythme dans cette direction mais l’efficacité de la méthode, ancrée dans le bon sens, finira par encourager même les moins enthousiastes à reconnaître les bénéfices que tous pourront en tirer. Chaque pas dans ce sens renforcera le processus et accélérera cette évolution vers la coopération. De cette manière, on verra se développer entre les nations des relations plus saines et, à terme, de véritables sentiments de fraternité. Parmi les plus petites, nombreuses sont celles qui reconnaissent d’ores et déjà la réalité de cette interdépendance sans parvenir à faire entendre leur voix. Quant aux grandes nations puissantes, elles traitent de telles idées par le mépris, leur orgueilleuse autosuffisance les aveuglant à la réalité de leur relation avec le monde.

L’homme n’évolue que lentement et a besoin de temps et d’expérience pour faire des progrès significatifs, mais c’est précisément ainsi que de tels progrès deviennent stables et permanents. Les Nations unies constituent bien sûr le forum où les petits pays doivent pouvoir faire entendre leur voix. Mais cela ne sera possible que quand le Conseil de sécurité, avec son droit de veto arbitraire, sera aboli. Ce Conseil n’a plus de raison d’être et doit bientôt céder la place à une assemblée des Nations unies libérée des abus de pouvoir comme du droit de veto. Nous verrons alors les nations se déterminer sans les restrictions qu’imposent les grandes puissances par l’usage de leur droit de veto et de leurs « incitations » financières. Celles qui élèvent le plus la voix pour exiger la démocratie en terre étrangère sont étrangement aveugles à son absence aux Nations unies.

Les hommes doivent prendre conscience que les peuples de toutes les nations sont un, égaux entre eux, et dépendants les uns des autres. Aucune nation ne possède le monde, ni ne peut le gouverner. Aucune ne peut s’opposer seule à toutes les autres. Les jours des empires et de leur domination sont révolus. L’humanité se tient au seuil d’une compréhension nouvelle de son rôle sur la planète Terre. Cela implique un changement dans les relations que les hommes entretiennent avec leurs semblables, qui cheminent comme eux sur la voie de la sagesse et d’une gestion éclairée des ressources de ce monde d’abondance.

Nous, vos Frères aînés, aiderons l’humanité à effectuer ce changement. Maitreya mettra les hommes devant la réalité de ce qui les attendrait s’ils n’agissaient pour transformer le monde. Il leur montrera que sans un changement de direction, l’avenir, en vérité, serait sombre et difficile. Il les amènera aussi à prendre conscience de leur interdépendance et de la réalité de leur fraternité.

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