Mettre fin à la pollution nécessite un changement d’attitude majeur [Extraits]

Par Graham Peebles

La question de la pollution est devenue une affaire quotidienne ; un mode de vie meurtrier qui, selon un article publié dans The Lancet (19 octobre 2017), est responsable du décès d’au moins neuf millions de personnes chaque année. L’air que nous respirons est empoisonné, les ruisseaux, les rivières, les lacs et les océans sont dégoûtants ‑ certains plus que d’autres ‑ la terre est jonchée de déchets, le sol est toxique. La négligence, la complaisance et l’exploitation caractérisent l’attitude des gouvernements, des entreprises et de trop nombreuses personnes à l’égard de la vie de la planète et de ses riches systèmes écologiques interconnectés.

La Commission Lancet sur la pollution et la santé, qui n’est qu’un énième appel à l’action collective urgente, a constaté que la pollution est responsable d’un ensemble de maladies qui « tuent une personne sur six dans le monde entier ». Ce chiffre, bien que choquant, est probablement beaucoup plus élevé en réalité, parce que « l’impact de nombreux polluants est mal compris ». L’étude, historique, indique que nous avons atteint le point où « les décès attribués à la pollution sont trois fois plus nombreux que ceux dus au sida, au paludisme et à la tuberculose réunis ».

Notre style de vie matérialiste égoïste a un impact dévastateur sur toutes les formes de vie ; à moins d’un changement majeur dans les attitudes, le nombre de personnes qui meurent à cause des niveaux toxiques de pollution s’élèvera ; la contamination des océans augmentera, la déforestation et la désertification continueront, et la destruction constante de tout ce qui est beau et donné par la nature s’intensifiera, jusqu’à ce qu’un jour, toute couleur, diversité et lumière soient éradiquées de notre monde glorieux ; il sera alors trop tard…

Les déchets plastiques sont produits partout, mais cinq pays asiatiques produisent 60 % du total mondial qui s’élève à 300 millions de tonnes (dont seulement 10 % sont recyclés) : la Chine, l’Indonésie, les Philippines, la Thaïlande et le Vietnam. Si rien ne change, on prévoit que d’ici 2025, la consommation de plastique en Asie pourrait augmenter de 80 % pour atteindre plus de 200 millions de tonnes, et la consommation mondiale pourrait atteindre 400 millions de tonnes. Greenpeace estime qu’environ 10 % de tout le plastique se retrouve dans les océans du monde, où l’on estime qu’il tue jusqu’à un million d’oiseaux de mer et 100 000 mammifères marins par an.

Les statistiques sur la pollution sont nombreuses, choquantes et trop déprimantes. En voici un avant-goût :

– 5 000 personnes meurent chaque jour en buvant de l’eau insalubre.

– Environ 80 % des déchets dans les décharges pourraient être recyclés.

– 65 % des décès en Asie et 25 % en Inde sont liés à la pollution atmosphérique.

– La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO, souvent causée par pollution de l’air à l’intérieur) est responsable de la mort de plus d’un million de personnes chaque année.

– Plus de 3 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de facteurs environnementaux.

– Dans le monde entier, 13 000 à 15 000 morceaux de plastique sont déversés chaque jour dans l’océan.

– Au moins deux tiers des stocks de poissons du monde souffrent de l’ingestion de plastique.

– Pour chaque million de tonnes de pétrole transportées par bateau, environ une tonne est perdue en marée noire.

– Un million de bouteilles en plastique sont vendues dans le monde chaque minute et ceci devrait augmenter de 20 % d’ici 2021.

– Environ 1 000 enfants meurent chaque année en Inde à cause de maladies causées par la pollution de l’eau.

– Il y a plus de 500 millions de voitures dans le monde ; il pourrait y en avoir un milliard d’ici 2030.

– Les consommateurs du monde entier utilisent environ 500 milliards de sacs en plastique à usage unique chaque année. Cela représente environ un million de sacs par minute et ce nombre augmente. [—]

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