Le partage est la clé d’un nouvel ordre économique et démocratique

par Graham Peebles

Des changements fondamentaux dans l’ordre socio-économi­que sont nécessaires si l’on veut répondre aux défis de notre temps. La catastrophe environnementale est le problème ma­jeur, de même que les conflits armés, potentiellement nu­cléaires. Tous deux menacent la survie de l’humanité et de la planète, et l’un comme l’autre sont largement ignorés par ceux qui sont au pouvoir, dont l’approche à court terme, l’obsession pour « l’économie » et la vision nationaliste et re­pliée sur soi nous mènent au désastre.

Si l’humanité veut survivre à ces crises interconnectées et surmonter d’autres défis critiques – tels que l’extrême pau­vreté, l’injustice sociale et le déplacement de populations -‘ elle doit absolument modifier sa conception d’une société qui fonctionne. A la racine de tout ou partie de ce chaos, se trouve notre modèle socio-économique combiné à des formes inadaptées et artificielles de gouvernance démocratique. Il est donc indispensable de démocratiser radicalement l’État et les institutions privées qui sont aujourd’hui des monopoles de pouvoir interdépendants ; pallier aux déficiences systémiques profondément enracinées ; et de porter des valeurs entière­ment différentes de celles qui sont actuellement encouragées ou inculquées.

Structures totalitaires

Le néolibéralisme a infiltré tous les strates de la société et gagné toutes les parties du globe ; c’est un système défec­tueux, qui au lieu de servir l’intérêt humain, est conçu pour rendre riche « au-delà des rêves d’avarices d’un petit nombre de privilégiés comme le formule Noam Chomsky, fameux intel­lectuel américain et activiste politique. L’existence même de ce système nie la manifestation d’une démocratie réelle.

De ce paradigme d’injustice découlent l’inégalité extrême (qui crée à son tour de nombreux fléaux sociaux), de hauts niveaux de chômage (particulièrement parmi les jeunes en bien des pays), la faiblesse des investissements dans les servi­ces publics et, comme l’affirme le politologue et économiste C.J. Polychroniou, « des niveaux de vie déclinant rapidement, des niveaux de dettes, tant publique que privée dangereusement élevés, un système financier détraqué et un effondrement écologique ».

Towards a new economic system for the 21st Centuryhttps://www.aljazeera.com/    (non traduit)

Public Opinion, 1922 (non traduit)

www.opendemocracy.net/neweconomics/ebook/ (non traduit).

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