Sauver notre planète : des raisons d’espérer

Source : The Guardian, Royaume-Uni

« Nous pouvons réellement aboutir à une meilleure croissance et un meilleur climat. Il est temps de légiférer, d’innover, de gouverner et d’investir de manière décisive pour un monde plus juste, plus sûr et plus durable » – Felipe Calderon, ancien président du Mexique.

Le 8 octobre 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) de l’Onu a publié son rapport quinquennal. Réalisé grâce à la contribution de milliers d’experts en climatologie, ses avertissements sont terribles. C’est un appel à une « action drastique ». Bien que le contexte politique actuel soit peu prometteur – avec le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, par exemple – il y a quand même des raisons d’être optimiste et d’espérer.

Les signaux d’alarme sont évidents, au vu des événements météorologiques extrêmes que le monde a connus au cours de l’année écoulée : sécheresse, tsunami, températures record, fonte des glaces dans l’Arctique. Il est clair que quelque chose ne va pas du tout. Le changement climatique est en cours et il est dû à l’homme. L’existence de « points de basculement » est particulièrement préoccupante lorsque certains effets du réchauffement climatique deviennent irréversibles. Comme l’a déclaré le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres : le changement climatique est « la question déterminante de notre temps ». Le monde peut-il contenir le réchauffement de la planète à 1,5°C pour éviter d’autres catastrophes ?

Les scientifiques ont fait leur travail : c’est aux politiciens d’agir et aux citoyens d’exiger qu’ils le fassent. En décembre, la conférence de l’Onu sur les changements climatiques, ou COP24, se réunira en Pologne pour assurer le suivi de l’Accord de Paris avec son ensemble de règles sur la réduction des émissions ; la question sera de savoir s’il existe une volonté politique d’adhérer à ces normes.

A l’opposé du pessimisme ambiant, la Chine a fait de grands progrès en matière d’énergies renouvelables et de réduction des émissions, et l’Inde s’attaque à sa fort nuisible pollution atmosphérique. Le coût des énergies renouvelables dans le monde a chuté de façon spectaculaire et, pour les pays en développement, l’énergie durable est la clé de la prospérité future. Achim Steiner, administrateur du Programme des Nations unies pour le développement, affirme que ces dernières années ont vu des « progrès extraordinaires » dans le domaine de l’énergie à faible teneur en carbone, et que les grands investisseurs dans les pays en développement voient l’avenir à faible teneur en carbone.

Christiana Figueres, qui était à la tête de l’organe de l’Onu sur le climat au moment des pourparlers de Paris, souligne que les moyens techniques pour éviter une catastrophe existent déjà – la question est la volonté politique. Elle écrit :

« J’encourage tous les décideurs politiques à entreprendre un examen approfondi de tout ce qui a été accompli […] et à avoir le courage de donner des signaux beaucoup plus audacieux, maintenant.

J’encourage les entreprises et les institutions financières à évaluer les risques qu’elles courent en ne décarbonisant pas leurs portefeuilles de produits, de services et de placements.

Et j’encourage toutes les personnes qui ont le privilège et le droit démocratique de voter, à comprendre les preuves présentées aujourd’hui par le Giec, à agir dans leur vie personnelle et à voter, de façon responsable. Nous avons un avenir plus sain et plus prospère à gagner. »

 

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