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Avoir faim sur « notre terre »

Nunavut signifie « notre terre » et des lycéens d’Iqaluit, capitale de ce territoire canadien, ont récemment prouvé leur compréhension pratique de ce nom: « Nous savons que dans nos communautés des gens souffrent de la faim », ont-ils déclaré.

Début janvier 2012, lors d’une manifestation de soutien à leurs compatriotes, les étudiants et leurs professeurs ont organisé une grève de la faim de quatre jours afin d’attirer l’attention sur la faim dans le Nunavut, le plus vaste territoire fédéral canadien, dans lequel une récente étude à montré que dans le courant d’une année, 70 % des ménages se trouvaient à un moment å court de nourriture, et 40 % souffraient d’une sévère pénurie alimentaire.

Plus de trente étudiants et professeurs du lycée d’Inuksuk ont participé à cette action en réduisant leur ration quotidienne de calories au niveau de celle de la moyenne des Nunavummiut – ce qui n’est pas anodin en cette saison : la température moyenne en janvier est de -35 degrés Celsius.

[Source : Inuit Tuttarvingat News, Canada]

 

Le livre de Federico Mayor Zaragoza The Crime of Silence (extrait)

Le livre de Federico Mayor Zaragoza The Crime of Silence est disponible en téléchargement gratuit sur le site (en espagnol et en anglais). Pour plus d’information : www.fund-culturadepaz.org

« On ne pourra apporter de remède aux maux de ce monde que si les conditions suivantes sont remplies :

  • Si l’on consolide la démocratie et si les leaders politiques reprennent les rênes de la gouvernance au lieu de plier sous la pression des institutions financières, et s’ils parviennent a remplacer une économie basée sur la spéculation par une économie basée sur la connaissance.
  • Si l’on réduit les dépenses militaires pour consacrer plus d’argent au développement global, en augmentant le nombre de personnes qui profitent du progrès.
  • Si les paradis fiscaux sont définitivement supprimés et des mesures financières alternatives sont mises en place, telles qu’une taxe sur les transactions électroniques.
  • Si les groupes ploutocratiques imposés par le partisans du. « globalisme » (les G7, 08, G20) sont dissouts une fois pour toutes ; si les Nations unies sont renforcées et dotées de réels moyens pour accomplir leurs missions de sécurité au niveau mondial, en application des lois internationales, y compris celles de l’Organisation mondiale du Commerce ; si elles garantissent que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international poursuivent les buts pour lesquels ils ont été fondés ; si l’Onu a la capacité de déployer rapidement des Casques bleus plutôt que de rester un témoin passif des génocides et des violations des droits de l’homme, et si les actions des Casques rouges (les « frères humanitaires » des casques bleus) sont coordonnées et orientées vers la réduction de l’impact des désastres naturels ou artificiels.
  • Si l’on décide immédiatement que les drogues n’ont pas de valeur et sont rendues universellement disponibles à des prix raisonnables, comme le sont l’alcool et le tabac. Cette légalisation sera accompagnée, en fonction des circonstances, par des campagnes globales de communication pour décourager d’utiliser des drogues et faire la promotion des traitements pour guérir de la dépendance.
  • Si les citoyens du monde, conscients de leur capacité à participer à distance, cessent d’être passifs pour devenir des acteurs de leur destin. »

(The Crime of Silence, p.21)

Urgence climatique (Extraits)

par Ignacio Ramonet, Paris, France

Du fait de la crise financière et des horreurs économiques qui assaillent les sociétés européennes, les gens oublient que le changement climatique et la destruction de la biodiversité restent les plus grandes menaces qui pèsent sur l’humanité.

Si nous ne changeons pas radicalement les modèles de production imposés par la mondialisation économique, nous atteindrons bientôt le point de non-retour au-delà duquel la vie humaine sur la planète deviendra graduellement invivable.

En l’espace de cinquante ans, le nombre d’habitants sur Terre a été multiplié par 3,5, la majorité vivant dans les villes. Dans le même temps, les ressources de la planète n’augmentant pas : que se passera-t-il lorsque la pénurie de certaines ressources naturelles s’aggravera?

Au cours de la dernière décennie, cent cinquante millions de personnes sont passées au-dessus du seuil de pauvreté. Certes, il faut s’en réjouir. Mais cela entraine de graves responsabilités pour nous tous; car, vu le modèle consumériste dominant, la sortie de grands nombres d’individus de la pauvreté est incompatible avec la survie de l’humanité.

Notre planète ne dispose pas de ressources énergétiques suffisantes pour que la totalité de la population mondiale les utilise sans frein. Pour que les sept milliards d’habitants consomment l’énergie au même rythme que l’Européen moyen, il faudrait les ressources de deux planètes Terre, et les ressources de trois planètes si on voulait que soit étendu au monde entier le rythme de la consommation américaine…

Si nous voulons éviter le changement climatique et défendre l’humanité, il est urgent de renoncer å la logique de la croissance permanente qui est invivable, et d’adopter une voie conduisant à une réduction raisonnable de la croissance…  [Source : IPS]

 

Arménie : manifestation contre la corruption (extrait)

Erevan, la capitale arménienne, a vu se produire une grande manifestation du pouvoir populaire lorsque plus de 10 000 partisans de l’opposition se sont rassemblés le 10 octobre 2014 pour réclamer un changement de gouvernement. Les manifestants accusent les dirigeants d’avoir échouer à juguler la pauvreté et la corruption dans ce pays enclavé. « Le temps est venu de nous débarrasser de notre gouvernement criminel et corrompu, a déclaré aux manifestants Levon Ter-Petrosian, ancien président de l’Arménie et chef du parti du Congrès national arménien. Nous avons besoin d’élection à la fois parlementaire et présidentielle…

…Maria Titizian, directrice de CivillNet, station TV en ligne indépendante, a expliqué qu’outre le grand nombre de manifestants, ce qui a rendu ce rassemblement inhabituel était la réunion des trois partis de l’opposition arménienne, habituellement fragmentée. « Nous en sommes arrivés à un point ou une majorité de la population est vraiment insatisfaite de la qualité de vie et du niveau d’impunité et de corruption, et qu’elle espère un changement », a-t-elle précisé.

[Sources : aljazeera.com ; asbarez.com ]

Manifestation contre le Traité de libre-échange transatlantique (extrait)

Des manifestations ont eu lieu le samedi 11 octobre 2014, en Allemagne, en France, au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie et dans vingt autres pays européens, contre le Traité (Traité de libre-échange transatlantique). Les manifestants étaient déguisés en robots d’entreprise et en chevaux de Troie Tafta géants. Au Royaume-Uni, quelques 575 événements ont eu lieu au Pays de Galle, en Écosse et en Angleterre. Le conseil de la ville d’Erkrath, en Allemagne, a déclaré son opposition et des centaines municipalités françaises ont fait de même.

Le Tafta est un accord de « libre-échange » entre l’Union européenne et les États-Unis négocié en secret. Un de ses objectifs est de réduire le coût des réglementations démocratiquement mises en place depuis de nombreuses années pour protéger les intérêts publics. On prétend qu’il augmentera la croissance économique et la création d’emplois, autant que le profit des grandes entreprises. Le cœur du projet repose sur un mécanisme de règlement des différents entre investisseurs et État, qui donnera aux entreprises le pouvoir de poursuivre les gouvernements devant les tribunaux à huis clos pour manque à gagner sur leurs ventres de produits et services. Ces décisions auront priorités sur les lois démocratiquement établies des pays souverains. Les amendes seront payées par des impôts publics…

Les critiques de Tafta affirment que les échanges devraient favoriser le partage plutôt que la concurrence ; promouvoir la démocratie et l’égalité ; bénéficier surtout aux plus pauvres ; encourager les réseaux commerciaux locaux et non pas donner priorité aux désirs des plus riches au dépend des plus pauvres.

[Sources : noTTIP.org.uk : 38degrees.org.uk : bbb.co.uk/news ; The Guardian, Royaume-Uni]

 

Marche historique pour le climat

Le 21 septembre 2014 s’est déroulée la plus grande marche pour le climat de tous les temps, avec 2 700 manifestations si­multanées de Melbourne à Manhattan. Plus d’un million de personnes ont envahi les rues dans plus de 156 pays. Juste avant le Sommet sur le climat du 23 septembre à New York, elles exigeaient des mesures contre le réchauffement climati­que. Fait sans précédent, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki‑moon, s’est joint aux manifestants de New York, déclarant notamment : « Il est urgent de prendre des mesures contre le changement climatique. Plus nous attendrons, plus nous en paierons le prix en vies humaines et financièrement. Ce sommet cli­matique que j’ai convoqué a deux objecte : d’une part mobiliser les volontés politiques en vue d’un accord universel et significatif sur le climat l’année prochaine à Paris, et d’autre part réaliser des avancées ambitieuses dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre et dans la mise en ouvre d’autres moyens de lutte contre le changement climatique. »

La grande Marche du climat de New York a été menée par des communautés autochtones du monde entier et par celles qui ont été frappées le plus durement par l’ouragan Sandy. Elle a rassemblé environ 400 000 personnes, incluant l’ancien vice­président A1 Gore et la primatologue Jane Goodall.

A la frontière canadienne, des milliers de manifestants membres des peuples premiers et d’organisations locales, ve­nus à pied de Vancouver et de Seattle, brandissaient les ban­deroles « Le changement climatique ne connaît pas de frontières », dénonçant l’exploitation destructrice des sables bitumineux et la construction du pipeline Keystone XL d’Alberta au Texas, désastre environnemental et producteur de carbone. Comme l’explique Keya Chatterjee, directeur de l’Energie renouvelable du Fonds international pour la protection de la nature (WWF) : « Nos grandes victoires se sont produites lorsque les gens ont battu les pavés. Les dirigeants doivent entendre ce cri de ralliement et trouver un moyen de donner au peuple ce qu’il veut : des mesures immédiates contre le changement climatique. »

En Tanzanie, les Maasai ont traversé leurs terres ancestra­les pour demander la protection de leurs territoires du Se­rengeti contre les impacts du changement climatique. Des manifestations se sont produites dans toute l’Afrique, comme à Johannesburg, au Togo, au Niger, en Côte d’Ivoire, au Bé­nin et au Nigeria.

Des îles Tonga à celles de Tokelau, dans l’Océan Pacifique, le peuple a exigé « de l’action, pas des paroles ! » En Pa­pouasie‑Nouvelle‑Guinée, les élèves d’une école primaire ont marché jusqu’à un phare partiellement submergé en raison de l’élévation du niveau de la mer. Dans les îles Fiji, Noelene Nabulivou, de Voix et Actions pour l’Egalité, a dé­claré : « Les femmes de l’hémisphère sud en ont assez d’entendre les politiciens et d’autres partenaires pour le développement trouver tou­jours une bonne excuse pour juger hors d’atteinte l’objectif le plus per­tinent de diminution de la température de 1,5° Celsius. Cette marche veut faire comprendre à tous que c’est maintenant ou jamais ! »

A Londres, 40 000 personnes ont défilé jusqu’au Parle­ment, tandis que les cloches des églises sonnaient à la volée. Une prière spéciale de l’archevêque Desmond Tutu a été ré­citée lors de toutes les manifestations. Il s’agit d’une prière pour « tous nos dirigeants, responsables de notre Mère la Terre, qui sont réunis à New York pour la Conférence sur le climat », afin qu’ils puissent «négocier avec sagesse et équité ».

Défilés, manifestations et parcours à bicyclette ont consti­tué la Marche de Paris pour le Climat, à laquelle 25 000 per­sonnes ont pris part, tandis qu’à Berlin, plus de 10 000 per­sonnes ont convergé vers la Porte de Brandebourg pour par­ticiper à un festival coloré. A Rio, des milliers de gens ont défilé sur les plages d’Ipanema, après que des images aient été projetées sur la statue du Christ Rédempteur.

De nombreuses organisations Quaker ont publié une dé­claration commune : « Cette semaine, nous nous joignons à la Marche pour le Climat en tant que membres de cette belle famille qu’est l’humanité, afin d’obtenir de la part de nos dirigeants et de nous‑mêmes des engagements significatifs de lutter contre le chan­gement climatique pour notre avenir commun, pour la Terre, et pour les générations à venir. Nous considérons cette Terre comme un fabuleux cadeau qui soutient la vie, et comme notre seule de­meure. Soignons‑la ensemble. »

Greenpeace a présenté une pétition de six millions de si­gnatures appelant à la création d’un sanctuaire arctique. Avaaz et des groupes cecuméniques ont également présenté une pétition forte de plus de deux millions de signatures exi­geant des mesures pour sauver la planète.

Les 21 et 22 septembre 2014, juste avant le sommet de l’Onu, s’est également tenu à New York le Sommet cecumé­nique sur le changement climatique. Des dirigeants de diffé­rentes confessions et traditions religieuses du monde ont ex­primé dans une déclaration aux dirigeants de la planète leur profonde inquiétude au sujet des conséquences du change­ment climatique sur la Terre et ses habitants, en soulignant ses effets disproportionnés sur la vie, les moyens d’existence et les droits des populations les plus pauvres, marginalisées et vulnérables, comme les populations indigènes. Ils ont pressé les gouvernements de s’engager à limiter le réchauffement en dessous de 2° Celsius, et à éliminer complètement l’usage des combustibles fossiles d’ici 2050. Cela nécessiterait des mesu­res simultanées telles que la réduction à court terme des émis­sions, la suppression progressive des subventions sur les com­bustibles fossiles, des plafonnements de l’utilisation du char­bon ou des désinvestissements dans ce domaine, la protection des forêts sur une grande échelle, l’amélioration de l’effica­cité énergétique, et d’autres mesures encore. Enfin, les diri­geants religieux ont prié toutes les nations de travailler de fa­çon constructive à l’élaboration à Paris, en décembre 2015, d’un accord climatique global ambitieux, équitable et inscrit dans la loi. Cet accord remplacera le Protocole de Kyoto en tant que plus important traité sur le changement climatique, et exigera de toutes les nations qu’elles repensent leurs systè­mes de production énergétique.

Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki‑moon, a invité les chefs d’Etats à proposer au sommet de New York des engage­ments pouvant être incorporés à l’accord final. Beaucoup de participants ont exprimé le point de vue que la rédaction d’un avant‑projet serait essentielle au succès du sommet final de Paris en 2015, car reporter toute la rédaction au dernier mo­ment pourrait causer des retards supplémentaires. L’Onu es­père qu’un projet d’accord sera proposé avant décembre 2014, date à laquelle toutes les parties se retrouveront à Lima pour d’autres discussions.

[Sources : www. peoplesclimate.org ; www. theguardian.com]

 

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S.O.P Sauvons la planète

« Maitreya fera appel à tous pour se joindre à l’armée de ceux qui l’aideront – pour protéger et purifier l’environnement ; pour inciter les peuples à agir dans leur propre intérêt ; pour nettoyer la planète des toxines qui la polluent, et rétablir l’harmonie entre les nations. »  
Extrait de l’article du Maître de Benjamin Creme intitulé l’heure est venue

« Ceux qui cherchent des signes les trouveront »

Signes des temps     

Des icônes qui versent des larmes
Milan, Italie ‑ Le 25 avril 2010, une icône de la Madone a versé des larmes dans la Chapelle de Saint Nicolas et Saint Ambrose, à Milan. C’est la deuxième fois en l’espace de deux ans que cette icône verse des larmes devant de nombreux témoins. La Madone est également connue comme étant Theotokos (qui a enfanté Dieu) dans la tradition orthodoxe (cette icône est d’origine orthodoxe bulgare).
 
Les responsables de l’église ne font aucune mention de la précédente occurrence du miracle, ne voulant pas attirer une attention indue sur un tel phénomène, mais de nombreuses personnes ont vu les larmes.
 
L’évêque métropolite Evloghios a confirmé officiellement que lui‑même et les autres évêques avaient été témoins du miracle, mais qu’ils s’abstenaient de faire des commentaires à ce sujet.
 
[Source : Ortodossia‑In‑Occidente, blog de l’archidiosèse de Milan]
  
 
Rhodes, Grèce ‑ En novembre 2013, une grande icône colorée de l’archange Michaël du vieux cimetière de Ialyssos, sur l’île de Rhodes, a commencé à verser des larmes.
 
De nombreuses personnes sont venues observer le miracle et l’évêque métropolitain orthodoxe de Rhodes, Kyrillos, est venu en personne mener son enquête. Il a vérifié que les larmes coulaient bien sur le visage de l’archange et a fait déplacer l’icône afin que le mur situé derrière elle soit examiné. Le mur était sec, ce qui excluait la possibilité que de l’humidité ait pu pénétrer l’icône.
 
Kyrillos a demandé à ce que l’icône soit amenée à l’Eglise de la Dormition de Theotokos, à Ialyssos, afin que le public puisse la vénérer, et pour voir si le changement d’environnement mettrait fin au phénomène.
 
Selon le vicaire de l’église, le père Apostolos, l’icône a été fabriquée en 1896 et a été récemment restaurée par le département d’Archéologie.
 
L’icône a continué à verser des larmes dans son nouvel environnement, s’arrêtant parfois mais reprenant ensuite. Et dans la première église, une seconde icône de l’archange Michaël a commencé elle aussi à verser des larmes. De grandes foules se rassemblent afin de vénérer ces icônes.
 
  
 
  Cercles de lumière sur la façade d’un immeuble rue Espérandieu, à Nîmes. Photo envoyée par Dame! Brisse.
 
En septembre 2011, la Gazette de Nîmes, un hebdo­madaire local, a publié un article d’une demi‑page sur le phénomène des cercles de lumière apparus sur des immeubles de Nîmes, déclarant qu’ils étaient aussi mystérieux que les agroglyphes.
 
 
 
 
 
 
Cercles de lumière sur un mur de Frome (G.‑B.). Photographiés le 20 juin 2014 à 17 h 30. Photo envoyée par Chris Hurn, Frome, Somerset (G.‑B.).
 
 
Cher Monsieur,
C’était en janvier 2013. J’étais en communication télé­phonique avec un ami afin de le consoler de la perte de son jeune fils. Je tentais de lui redonner espoir en lui parlant de la réincarnation, de spiritualité, etc.
Soudainement j’ai senti le taux vibratoire de la pièce monter. C’était étrange comme sensation, rapide et agréable. Comme si cela me sortait la tête de l’eau. J’ai rapidement pris deux photos des endroits d’où émanaient les vibrations. En transférant les photos sur mon PC des halos sont apparus.
Etait‑ce une manifestation des Maîtres ? Merci d’avance pour votre réponse.
Identité non communiquée, France
 
 
 
Cher Monsieur,

En revenant à Tokyo, au retour d’une présentation vidéo à Koriyama-shi, Fukushma-ken, le 19 septembre 2014, nous observâmes une crois se former dans les nuages, vers 17 h. Était-ce un signes ?

Moriyo Yamaguchi, Yumi et Osamu Tsunematsu, Tokyo, Japon

Chili : les ovnis ne sont pas un danger pour la navigation aérienne

par Leslie Kean, États-Unis

Une récente réunion des plus hautes autorités chiliennes du Département de l’aviation civile va susciter l’envie de tous ces ufologues qui, dans d’autres pays, aimeraient voir leur gouvernement participer plus activement à la recherche sur le phénomène ovni, plutôt que d’opposer l’habituelle fin de non‑recevoir.

La question était de savoir si les PAN (phénomènes aé­riens non identifiés) représentent un danger pour les opéra­tions aériennes civiles et militaires. La vidéo officielle de l’événement, publiée le 9 août 2014, est révélatrice. Il n’est pas nécessaire de comprendre l’espagnol, il suffit d’observer les visages graves des participants.

Le Comité pour l’étude des phénomènes aériens anor­maux (CEFAA), l’agence chilienne qui enquête sur les ovnis, dépend de la Direction générale de l’aviation civile chilienne (DGAC), et se trouve sous la juridiction de l’armée de l’air. Le 31 juillet 2014, le général Ricardo Bermûdez, directeur du CEFAA, a convié 19 experts à une réunion pour parler de ce sujet et tenter de parvenir à une conclusion. Le débat a duré trois heures.

Le directeur de la DGAC, le général Rolando Mercado, ancien directeur des opérations et de la planification stratégi­que de l’Etat‑major inter‑armées, a accueilli les participants et assisté à la première partie de la réunion. Il a par la suite déclaré : « Je tiens à remercier les participants pour leur approche sérieuse, scientifique, de ce phénomène, qui confère au CEFAA tout son prestige, non seulement au Chili, mais aussi à l’étranger. »

Parmi les scientifiques présents se trouvaient deux astro­nomes de renom (le nom de chacun d’eux a été donné à un astéroïde), un chimiste nucléaire de la Commission de l’éner­gie atomique, un médecin aéronautique qui représentait éga­lement l’Onu, un physicien, et deux psychologues des ar­mées.

La DGAC avait envoyé le directeur de l’Observatoire météorologique, le chef du Centre métropolitain des opérations radar, le chef du bureau des enquêtes sur les accidents, le chef des opérations aériennes, le directeur de la sécurité de l’aéro­port de Santiago, et un ingénieur aéronautique.

PInov2014 003Le chef de contrôle radar Mauricio Blanco à son poste.

photo : DGAC (Chilé s Ministerial Department of Civil Aeronautics)

 

PInov2014 001

Réunion des plus hautes autorités chiliennes du Département de l’aviation civile discutant du phénomène ovni.

 

 

Des représentants de différentes branches des forces ar­mées et des corps de police étaient également présents. Tous, y compris un commandant de la marine qui est en charge de la sécurité des vols de l’aviation navale, sont également pilo­tes, ou l’ont été dans le passé. R. Bermûdez et R. Mercado ont aussi été pilotes de combat. Les membres du panel con­naissaient bien le sujet des ovnis pour avoir déjà collaboré avec le CEFAA comme conseillers, simples membres, ou en tant qu’experts lors d’enquêtes particulières.

Pour ces spécialistes, il est clair que les ovnis sont un phé­nomène réel qui mérite d’être étudié. Ceci est déjà extraordi­naire pour nous, Américains ! « Pour les Chiliens, c’est un sujet tout à fait banal », affirme José Lay, directeur des affaires in­ternationales du CEFAA.

Voici des extraits de quelques commentaires intéressants émis lors de cette réunion, et qui ont contribué à influencer la conclusion finale

‑ Chef des opérations de la DGAC : « Si, comme de nom­breux témoins l’ont affirmé, les PAN semblent avoir un « comporte­ment intelligent », et si nous admettons ce fait, alors nous devons nous intéresser à « l’intention derrière » cette intelligence, quelle qu’elle soit ‑ une forme d’énergie, peut‑être ‑ peu importe. C’est l’intelligence qui compte. Et nous devons nous demander si cette intelligence a déjà manifesté une quelconque hostilité ou effectué des manceuvres de nature menaçante. Les PAN ont‑ils jamais atta­qué un avion ? A ce jour, il semble que ce ne soit pas le cas. On ne peut leur prêter d’intentions hostiles s’ils n’ont jamais manifesté d’intention de faire du mal ouvertement. Et en plus, on ne connaît même pas encore la nature exacte de ces phénomènes »

PInov2014 002

 

Le général Rolando Mercado, ancien directeur des opérations et de la planification stratégique de l’Etat‑major inter‑armée, dans son bureau à Santiago…

 
 
– Chef de contrôle radar Mauricio Blanco : « Dans l’aéro­nautique, on est habitué à mesurer les risques scientifiquement et nous avons tous les outils pour le faire. On établit une « matrice de risques » tenant compte des probabilités et de la gravité. En tenant compte des éléments dont nous disposons, le niveau de risque con­cernant les PAN est très faible. »

 

M. Blanco est l’un des plus hauts fonctionnaires immédia­tement informés lors de signalements d’ovnis au Chili. Je l’ai interviewé en 2012 au centre radar de Santiago, et il m’a montré le registre des entrées où les observations d’ovnis sont annotées avant d’être envoyées au CEFAA. Tout est écrit à la main pour s’assurer que rien n’est modifié par des moyens informatiques, et pour fournir une trace claire de l’auteur des notes. En tant qu’Américain, j’ai été étonné par le rapport naturel et réaliste qu’entretient M. Blanco avec les ovnis, et j’ai du mal à m’habituer au fait que les ovnis font partie de la vie quotidienne au Chili.

 

‑ Expert du bureau des enquêtes sur les accidents : « Jusqu’à présent, les photos prises par les témoins, les vidéos, les rapports offciels, etc., nous permettent de dire que les PAN existent bien. Mais bien sûr, nous ne connaissons pas leur origine. Il est donc im­possible d’établir une quelconque stratégie à leur égard… J’ai parlé avec des pilotes qui ont rencontré des PAN. Jusqu’à présent, aucun n’a ressenti d’inquiétude excessive, juste une simple curiosité. »

 

‑ Chimiste nucléaire : « Si l’on informe correctement nos pilotes civils et militaires, le risque de distraction lié à la surprise sera moindre. A en juger par les statistiques mondiales, le nombre d’avions impliqués dans un accident avec un PAN est infime par rapport aux accidents causés par les oiseaux. »

 

Le psychologue de l’Armée de l’air a suggéré la création de programmes d’éducation pour les pilotes afin de les infor­mer, plutôt que de les alerter sur des dangers hypothétiques. D’autres ont recommandé de mettre au programme des cours de formation des pilotes des instructions sur la façon de ren­dre compte d’observations de PAN. L’astronome Luis Bar­rera a suggéré de conduire d’autres études pluridisciplinaires « pour nous permettre d’approcher aussi près que possible la nature réelle des PAN ».

 

La conclusion était claire. « Sur la base des échanges qui ont eu lieu lors de la réunion, le comité a conclu que les PAN ne présen­tent pas de danger pour les opérations aériennes, qu’elles soient civi­les ou militaires, a déclaré M. Bermùdez. Bien qu’un petit nom­bre d’accidents aient été attribués aux PAN dans le monde, on n’a jamais pu faire la preuve que les PAN en aient été la cause. »

 

Si le personnel du CEFAA reste vigilant sur de possibles effets des PAN sur le trafic aérien, la raison principale de leur travail est ailleurs : ils veulent surtout découvrir la na­ture et l’origine de ces phénomènes, simplement parce qu’ils sont une réalité que la science n’a pas encore expliquée. « En­viron 85 % des gens croient aux ovnis ; nous avons donc l’obliga­tion d’enquêter et de découvrir ce qu’ils sont, a déclaré J. Lay. II y a là une raison suffsante pour que les gouvernements partout se lancent dans cette recherche. Et il n y a aucune raison d’avoir peur de paniquer le public. »

 

Le CEFAA collabore avec de nombreux groupes en Amé­rique du Sud, et a des relations avec une douzaine d’autres pays à travers le monde. R. Bermùdez prévoit de rendre vi­site au Centre national d’études spatiales (Cries) à Paris, l’équivalent français de notre Nasa. Une réunion officielle entre des représentants du CEFAA et du Geipan français, les deux principales agences qui traitent des PAN dans le monde, n’a encore jamais eu lieu, et elle marquera une étape historique vers l’unification de la recherche au niveau inter­national.

 

L’impulsion a été lancée pour que d’autres gouvernements s’attaquent au sujet des ovnis, et les regards se tournent main­tenant vers les Etats‑Unis. La moindre ouverture de la part du gouvernement américain pourrait jouer un rôle crucial pour en finir avec la stigmatisation dont sont l’objet les ufologues, et ouvrirait la voie à une possible solution à ce problème.

 

La réunion qui a eu lieu au Chili est un bel exemple de réussite possible lorsqu’un pays s’intéresse sérieusement aux ovnis au plus haut niveau de l’Etat.

 [Source :  www.huffingtonpost.com ]