Alaska : Shell se retire de la course au pétrole

Après avoir dépensé plus de sept milliards de dollars dans un programme controversé de forages dans la mer des Tchoukt­ches, au large de l’Alaska, Ben van Beurden, directeur de la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise Sheil, a annoncé le 28 septembre 2015 Farrèt, a priori définitif, de toutes les opé­rations. « Un géant du pétrole vient de subir une défaite sans appel. Ils disposaient d’un budget de plusieurs milliards. Notre mouvement était riche de millions de sympathisants. Nous leur avons fait face pendant trois ans, et c’est le peuple qui a gagné. La compagnie n ‘avait pas encore découvert de gisement, et la facture finissait par devenir trop élevée .» a déclaré John Sauven, directeur de Greenpeace au Royaume-Uni.

Cette décision est certainement imputable à plusieurs fac­teurs : le coût élevé des forages ; l’opposition grandissante à ce projet ; l’inquiétude des actionnaires face à la chute des prix du pétrole ; enfin. lévolution changeante et imprévisible des ré­glementations américaines concernant les autorisations de fo­rages dans l’un des derniers environnements préservés au monde.

Alors qu’en juin 2015 le prix du baril de pétrole atteignait 215 dollars, il se trouve à présent sous la barre des 50 dollars

Le directeur du Sierra Club, Michael Brune, a exprimé son espoir que le président Obama annulerait la concession de nou­veaux baux au large de l’Alaska, y compris les trois prévus en 2016-2017. Selon Mindy Lubber, président du Ceres, la déci­sion de Sheil de se retirer prouve que les « actifs inutilisables » et les réserves dont l’exploitation n’est pas rentable deviennent un problème pour les compagnies pétrolières et gazières.

[Source : guardian.co.uk]

Réchauffement climatique: plus de 140 pays proposent des actions

Avant la Conférence internationale qui se tiendra à Paris en décembre, 146 pays, responsables de 90 % des émissions de gaz à effet de serre sur cette planète, ont déjà fait parvenir aux Nations unies leur plan national d’action pour le climat.

Selon Climate Action Tracker, organisme indépendant qui recense les actions en faveur du climat, si ces plans sont inté­gralement mis en oeuvre, ils limiteront le réchauffement cli­matique à 2,7° Celsius d’ici la fin du siècle. C’est la première fois que ce chiffre tombe sous la barre de 3° depuis que cette organisation a commencé, en 2009, à estimer l’évolution de la température en fonction des promesses d’action. Il n’en reste pas moins que l’objectif de 2° fixé par la communauté internationale ne sera toujours pas atteint.

Selon Bill Hare, du groupe de recherche Climate Analytics « Ces intentions de contributions marquent un net progrès, mais il est clair qu’à Paris les gouvernements devront reconnaître formellement que leurs projets pour 2025 et 2030 ne suffiront pas à maintenir le réchauffement en dessous de 2°. Ils devront donc réévaluer leurs enga­gements à partir de 2025 s’ils veulent vraiment contrôler le change­ment climatique. »

Quant à Christina Figueres, de la Convention des Nations unies sur le Changement climatique (UNFCCC) : « Depuis quelques mois, le nombre de pays proposant leur plan d’action en vue de l’accord de Paris a considérablement augmenté, reflétant la prise de conscience croissante qu’il existe là pour chaque pays une occasion unique de se développer de façon sûre et durable en rédui­sant considérablement ses émissions de gaz à effet de serre. Ce nom­bre impressionnant de projets est dû à l’aide tout aussi impression­nante dont ont bénéficié les pays en voie de développement, notam­ment de la part des gouvernements de pays développés et de l’Onu, afin de les aider à les présenter à temps et en détail. »

Le secrétariat de 1’UNFCCC publiera un rapport de syn­thèse de tous les projets proposés avant la conférence sur le cli­mat qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015, avec pour objectif la rédaction et l’adoption d’un traité légalement contraignant à l’échelle planétaire afin de limiter la hausse de la température à 2 au-dessus du niveau préindustriel, par la ré­duction des émissions de gaz à effet de serre.

[ Sources : ecowatch. org : climateactiontracker. org]

Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution.

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. S.O.P., sauvons notre planète »

[Source : Le Maître de B. Creme, revue Partage international, octobre 2012]

25 milliards de dollars pour en finir avec les décès évitables d’ici 2030

Ban Ki-Moon a annoncé des engagements totalisant plus de 25 milliards de dollars pour contribuer à éviter les décès de femmes, d’enfants et d’adolescents, et garantir leur santé et leur bien-être. Ce financement soutiendra pour la période 2016-2030 la Stratégie mondiale de l’Onu pour la santé des femmes, des enfants et des adolescents.

« Chaque femme, enfant et adolescent a le droit humain à la meilleure santé possible – la Stratégie mondiale pour la santé est une feuille de route pour y parvenir», a déclaré l’Onu. Le programme s’appuie sur quinze ans de progrès obtenus grâce aux Objectifs du millénaire pour le développement. Il prévoit des objectifs réalisables, en ligne avec les 17 Objectifs de développement durable, récemment adoptés par les nations membres.

Ces engagements incluent de nouvelles politiques et des partenariats dans 40 pays et avec plus de 100 organisations in­ternationales, fondations philanthropiques, agences de l’Onu, société civile et secteur privé.

 

« C’est une grande vision, a commenté le secrétaire général de l’Onu. Mais c’est réalisable. En appliquant la Stratégie globale, nous pouvons provoquer une transformation historique qui améliorera la vie des générations futures. A cette fin, je continuerai à orienter les dirigeants mondiaux vers des actions ambitieuses, et promouvoir l’en­gagement de tous les pans de la société. »

[Source : www.who.int ]

Ça commence par moi

Le 10 septembre, lors d’un événement de soutien au Pro­gramme alimentaire mondial (Pam), à l’Expo 2015 de Milan, Bono, le leader du groupe rock U2, a parlé du lien entre la faim dans le monde et les conflits. Intitulée Ça commence par moi, l’initiative a été présentée conjointement par le premier ministre italien Matteo Renzi et la directrice exécutive du Pam, Ertharin Cousin. L’objectif du projet est de mobiliser les gens pour qu’il soit mis un terme à la faim de notre vi­vant. L’événement a mis en lumière le travail du Pam qui sauve des vies en pourvoyant au besoin croissant en denrées alimentaires des gens qui fuient les conflits.

Bono a critiqué les problèmes de financement qui ont forcé le Pam à diminuer de moitié les fonds alloués aux réfugiés sy­riens. « C’est incroyable que chaque année le Pam doive attendre, au cas par cas, l’argent dont il a besoin pourfaire son travail. Il y a en ce moment même une situation d’urgence en Jordanie et le Pain doit réduire ses actions par manque de ressources, alors qu’ilfait un boulot remarquable. On ne laissera pas ça continuer ainsi. »

Le ministre irlandais de l’agriculture, Simon Coveney, a promis 60 millions d’euros au Pam sur les trois prochaines an­nées pour aider à nourrir les réfugiés, particulièrement ceux de Syrie. Il a déclaré : « Si nous ne pouvons pas aider le Pam à nourrir les gens qui ont fui la Syrie – maisons, familles et coeurs brisés – pou­vons-nous nous tenir fièrement dans la communauté internationale et dire qu’on en fait assez ? Cela doit changer. »

« Pour en finir avec la faim, nous comptons sur la volonté publi­que. Les gens doivent se faire entendre », a ajouté Ertharin Cou­sin. Matteo Renzi, le premier ministre italien, a promis que d’ici 2017 l’Italie s’efforcerait d’être à la quatrième place en termes de coopération internationale parmi les pays du G7.

[Source : wfp.org]

Le drapeau palestinien hissé au siège des Nations unies

Le 10 septembre 2015, l’Assemblée générale de l’Onu a voté massivement en faveur d’une motion permettant au drapeau palestinien d’être hissé devant les bâtiments de l’Onu. Elle a été adoptée par 119 voix pour, 45 abstentions et 8 votes con­tre dont celles d’Israël, des Etats-Unis et de l’Australie. Le drapeau a été hissé le 30 septembre 2015 dans le jardin de roses, au siège de l’Onu à New York, devant une grande foule de diplomates et de journalistes ; cette cérémonie a été re­transmise sur écran dans la ville de Ramallah, en Cisjorda­nie occupée, où elle a été célébrée dans la joie par des centai­nes de Palestiniens. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a dédié la cérémonie « aux martyrs, aux pri­sonniers, aux blessés, et à ceux qui ont donné leur vie en essayant de hisser ce drapeau ».

François Delattre, ambassadeur français, a déclaré que le drapeau était « un puissant symbole et une lueur d’espoir » pour les Palestiniens ; la dernière ronde de négociations ayant été rom­pue en avril 2014.

[Sources : bbc.co.uk ; aljazeera.com

L’Année internationale de la compréhension mondiale

Trois institutions internationales ont émis une déclaration con­jointe, le 13 septembre 2015, au Forum mondial des sciences sociales à Durban (Afrique du Sud). Le Conseil international pour la science. le Conseil international des sciences sociales et le Conseil international de la philosophie et des sciences humaines ont demandé que 2016 soit proclamée « Année interna­tionale de la compréhension mondiale ». Le but est de montrer « comment traduire la vision scientifique en modes de vie plus du­rables » et d’aborder les défis mondiaux comme le changement climatique, la sécurité alimentaire et les migrations.

Chaque jour en 2016, sera mis en évidence un changement opéré dans une pratique usuelle qui la rend, preuve scientifi­que à l’appui, plus durable. En outre, le lien entre les actions locales et les problèmes mondiaux sera souligné. Cinquante centres régionaux à travers le monde organiseront des projets de recherche, des programmes d’éducation et des campagnes d’information.

L’initiative est soutenue par de nombreux scientifiques et décideurs politiques, y compris le Prix Nobel de chimie Yuan Tseh-Lee, de Taiwan, qui espère que les individus, une fois qu’ils auront été aidés à comprendre et à changer leurs habitudes, deviendront un contrepoids utile lors des négocia­tions mondiales qui traitent de la crise de la durabilité.

[Source : www.global-understanding.info ]

Jimmy Carter critique le financement de la vie politique américaine

Le 27 septembre 2015. l’ancien président américain J. Carter a exprimé son opinion sur la nécessité de réformer le système même par lequel il avait été élu. Il a déclaré à Oprah Winfrey dans son émission SuperSoul Sunday qu’il ne serait ni tenté ni capable de lever les énormes fonds nécessaires pour être élu président aujourd’hui : « Il n’y a aucun moyen maintenant d’ob­tenir une investiture démocrate ou républicaine si vous ne pouvez pas récolter au minimum 200 ou 300 millions de dollars. »

En commentant le paysage politique, il a ajouté que Washington a été corrompu par l’influence de l’argent « Nous sommes devenus une oligarchie à la place d’une démocratie, je pense que cela constitue les plus grands dégâts portés aux normes morales et politiques du système politique américain que j’ai pu observer au cours de ma vie. »

Le financement de la campagne présidentielle actuelle a déjà dépassé les 388 millions de dollars, dont la moitié a été fournie par moins de 400 familles, avec 62 donateurs apportant au moins un million de dollars.

[Source : commondreams.org]

Malala Yousafzai partage ses espoirs

Le 25 septembre 2015, Ma­lala Yousafzai, 18 ans, s’est adressée à l’Onu en deman­dant aux dirigeants du monde de s’engager à ce que chaque enfant reçoive un enseigne­ment primaire et secondaire gratuit. Malala a brandi une lanterne bleue symbolisant l’espoir, comme l’ont fait les 193 jeunes qui l’entouraient le jour de l’ouverture du Som­met de l’Onu sur le dévelop­pement durable.

Elle a prononcé un vibrant discours depuis le balcon de la salle de l’Assemblée générale : « Vous, les dirigeants mondiaux, faites attention parce que la génération future se fait entendre. Aujourd’hui, nous sommes 193 pour représenter des milliards de jeunes. Chaque lanterne que nous portons représente l’espoir que nous avons pour notre avenir suite aux engagements que vous avez pris en faveur des objectifs mondiaux. »

Les 17 objectifs mondiaux ont été adoptés dans le cadre de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Ils sont basés sur les précédents Objectifs de développement du millénaire. Malala aajouté : « J’ai bon espoir que nous restions tous unis en faveur de l’éducation et de la paix, et que nous rendions ce monde un meilleur endroit pour vivre. L’éducation est l’espoir, l’éducation est la paix. »

Lors d’une conférence de presse après l’événement, elle a été rejointe par quatre ambassadrices de Syrie, du Nigeria et du Pakistan. qui ont répété son appel aux dirigeants du monde afin que chaque enfant puisse bénéficier de douze ans d’enseignement gratuit et de qualité.

[Source : un.org]

L’extrême pauvreté à son plus bas niveau d’après la Banque mondiale

Selon les prévisions de la Banque mondiale, la proportion de personnes vivant dans l’extrême pauvreté à travers le monde atteindra probablement fin 2015 son niveau le plus bas. La proportion de la population mondiale vivant avec moins de 1,90 dollar par jour devrait passer de 12,8 % en 2012 à 9,6 % cette année. Bien que ce soit la première fois que ce taux chute sous la barre des 10 %, environ 700 millions de personnes dans le monde vivent toujours dans l’extrême pauvreté et ne peuvent se payer les biens et services nécessaires à leur survie.

Près de la moitié des plus pauvres vivent en Afrique subsaharienne. Cela représente une hausse d’environ 15 % par rapport à 1990. En revanche, au cours de la même période, des baisses spectaculaires de la pauvreté se sont produites en Asie du Sud et de l’Est.

La Banque note que l’augmentation de la pollution dans les villes des pays en voie de développement est l’un des obstacles les plus importants sur la voie de la réduction de la pauvreté.

D’après le rapport : « La pollution de l’air des villes apparaît comme l’une des principales causes de la mauvaise santé dans les pays en développement avec un impact correspondant à plus du triple de ceux du paludisme, du VIH et de la tuberculose réunis. Alors que les tendances dans les domaines classiques de l’approvisionnement en eau et de son assainissement montrent de grands progrès au cours des vingt-cinq dernières années, on observe une évolution inverse au niveau de la gestion de l’environnement et du développement durable. »

Tout en reconnaissant l’énorme défi que constitue la réduction de l’extrême pauvreté, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a souligné les progrès manifestés dans les dernières projections : « Ceci constitue la bonne nouvelle . ces évolutions montrent que nous sommes la première génération qui peut mettre fin à l’extrême pauvreté. Ceci devrait nous encourager à poursuivre nos efforts. »

[Sources : huffingtonpost.com ]