Malala Yousafzai partage ses espoirs

Le 25 septembre 2015, Ma­lala Yousafzai, 18 ans, s’est adressée à l’Onu en deman­dant aux dirigeants du monde de s’engager à ce que chaque enfant reçoive un enseigne­ment primaire et secondaire gratuit. Malala a brandi une lanterne bleue symbolisant l’espoir, comme l’ont fait les 193 jeunes qui l’entouraient le jour de l’ouverture du Som­met de l’Onu sur le dévelop­pement durable.

Elle a prononcé un vibrant discours depuis le balcon de la salle de l’Assemblée générale : « Vous, les dirigeants mondiaux, faites attention parce que la génération future se fait entendre. Aujourd’hui, nous sommes 193 pour représenter des milliards de jeunes. Chaque lanterne que nous portons représente l’espoir que nous avons pour notre avenir suite aux engagements que vous avez pris en faveur des objectifs mondiaux. »

Les 17 objectifs mondiaux ont été adoptés dans le cadre de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Ils sont basés sur les précédents Objectifs de développement du millénaire. Malala aajouté : « J’ai bon espoir que nous restions tous unis en faveur de l’éducation et de la paix, et que nous rendions ce monde un meilleur endroit pour vivre. L’éducation est l’espoir, l’éducation est la paix. »

Lors d’une conférence de presse après l’événement, elle a été rejointe par quatre ambassadrices de Syrie, du Nigeria et du Pakistan. qui ont répété son appel aux dirigeants du monde afin que chaque enfant puisse bénéficier de douze ans d’enseignement gratuit et de qualité.

[Source : un.org]

L’extrême pauvreté à son plus bas niveau d’après la Banque mondiale

Selon les prévisions de la Banque mondiale, la proportion de personnes vivant dans l’extrême pauvreté à travers le monde atteindra probablement fin 2015 son niveau le plus bas. La proportion de la population mondiale vivant avec moins de 1,90 dollar par jour devrait passer de 12,8 % en 2012 à 9,6 % cette année. Bien que ce soit la première fois que ce taux chute sous la barre des 10 %, environ 700 millions de personnes dans le monde vivent toujours dans l’extrême pauvreté et ne peuvent se payer les biens et services nécessaires à leur survie.

Près de la moitié des plus pauvres vivent en Afrique subsaharienne. Cela représente une hausse d’environ 15 % par rapport à 1990. En revanche, au cours de la même période, des baisses spectaculaires de la pauvreté se sont produites en Asie du Sud et de l’Est.

La Banque note que l’augmentation de la pollution dans les villes des pays en voie de développement est l’un des obstacles les plus importants sur la voie de la réduction de la pauvreté.

D’après le rapport : « La pollution de l’air des villes apparaît comme l’une des principales causes de la mauvaise santé dans les pays en développement avec un impact correspondant à plus du triple de ceux du paludisme, du VIH et de la tuberculose réunis. Alors que les tendances dans les domaines classiques de l’approvisionnement en eau et de son assainissement montrent de grands progrès au cours des vingt-cinq dernières années, on observe une évolution inverse au niveau de la gestion de l’environnement et du développement durable. »

Tout en reconnaissant l’énorme défi que constitue la réduction de l’extrême pauvreté, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a souligné les progrès manifestés dans les dernières projections : « Ceci constitue la bonne nouvelle . ces évolutions montrent que nous sommes la première génération qui peut mettre fin à l’extrême pauvreté. Ceci devrait nous encourager à poursuivre nos efforts. »

[Sources : huffingtonpost.com ]

Réchauffement climatique: le dioxyde de carbone mis en cause

Des chercheurs aux États-Unis ont pu mettre en évidence des mesures qui fournissent la première preuve directe que l’activité humaine est en train de changer dangereusement l’environnement. Dans leur étude, une équipe de scientifiques de Lawrence Berkeley National Laboratory et de l’Université C Berkeley ont utilisé des données provenant d’instruments qui mesurent la quantité de rayonnement infrarouge venant du Soleil vers la Terre et la quantité de rayonnement renvoyée par la Terre. Les scientifiques ont examiné ces mesures sur la période allant de 2000 à 2010 et ont constaté qu’une partie de la chaleur de la Terre reste bloquée dans l’atmosphère par le dioxyde de carbone, et ils ont pu calculer quelle part de cette chaleur a contribué au réchauffement de la planète.

Cette étude a été publiée en février 2015 dans la revue Nature, et, pour la première fois, elle fournit des preuves concrètes de l’effet du dioxyde de carbone sur le réchauffement climatique. « Nous savions depuis des décennies qu’il devait y avoir un effet, mais arriver à obtenir une mesure directe et à isoler la part attribuable au dioxyde de carbone constituent une grande première explique Christopher B. Field, chercheur à l’Institution Carnegie pour la Science à l’Université de Stanford. La combustion des énergies fossiles est la principale cause de la concentration croissante de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

[Source : San Francisco Chronicle, États-Unis

 

S.O.P. – SAUVONS NOTRE PLANETE

 

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’iI en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. À tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. SOP., sauvons notre planète. »

[Source : Le Maître de B. Creme, Partage international, octobre 2012]

 

Apporter un peu de chaleur

Aaliyah Rucker, qui vivait a Atlanta (Etats-Unis), avait juste quatre ans quand un événement lui ouvrit les yeux sur la misère endurée par certaines personnes. Sa mère donnait de vieilles affaires mais Aaliyah ne voulait pas se séparer de sa couverture favorite ; sa mère lui expliqua que d’autres pouvaient en bénéficier- y compris de sa vieille couverture.

« Je voyais tant de gens dans la rue tous les jours à Atlanta, explique Aaliyah. Je me disais, C’est si triste. Tout le monde devrait avoir une couverture, une maison ou un toit. Alors j’ai su que je devais faire quelque chose ».

Elle commença à demander à sa famille et à ses amis de donner des couvertures. Et maintenant, au bout de quelques années, avec l’argent donné à son œuvre de charité, elle distribue des couvertures molletonnées neuves à des refuges pour sans-abri, à des centres cancérologiques et à des gens dans la rue.

Aujourd’hui, âgée de 11 ans, Aaliyah dirige A Touch of Warmth (Un peu de chaleur), l’association à but non lucratif qu’elle a cofondée, et elle affirme qu’elle se sent bien en aidant les gens.

Sa campagne a connu une énorme expansion depuis son modeste commencement et elle organise régulièrement de grandes collectes de couvertures dans les environs d’Atlanta. Aaliyah explique : « Au total j’ai personnellement donné 5 000 couvertures. Une manière de les aider avec un peu de confort et de dire que quelqu’un tient suffisamment à eux pour leur donner une couverture ». Quant à sa vision de l’avenir de son association « J’espère la voir croître aussi loin que mes yeux peuvent voir. Peut-être même au-delà ».

[Source : cbs46.com ]

Unis contre la fracturation

Dans de nombreux pays, des associations organisent des manifestations contre la fracturation hydraulique.

Brésil – Le 15 juillet 2015, le Comité de l’environnement et du développement durable (CMADS) a ratifié l’interdiction de la fracturation hydraulique au Brésil pour une période de cinq ans. En 2014, COESUS, une coalition de militants opposés à la fracturation a organisé des dizaines de campagnes contre la fracturation hydraulique en particulier dans les villes de Toledo et Cascavel, dans l’Etat du Paranà, où plus de 100 000 personnes sont descendues dans la rue. Suite à cela, 55 villes ont décidé d’interdire la fracturation hydraulique. Le coordinateur de COESUS a déclaré : « Il est inacceptable que dans un pays où l’énergie est propre et renou velable, le gouvernement brésilien opte pour une technologie obsolète et très destructive pour l’environnement. »

[Sources : www.350.org  ; www.paranaportal.com.br  ]

Etats-Unis – Depuis 2013, à Seneca Lake, dans l’Etat de New York, des projets de construction d’un complexe géant de stockage de gaz issu de la fracturation et de pipelines destinés à transporter ce gaz jusqu’en Pennsylvanie, en Ohio et en Virginie-Occidentale, ont rencontré une vive opposition de la part de la campagne « Nous sommes Seneca Lake ».

Des centaines de sociétés locales, d’associations et de personnes ont fondé cette coalition afin de bloquer le projet de la société texanne Crestwood. Une trentaine de communes voisines de Seneca Lake se sont également opposées au projet. Des manifestants, comptant parmi eux des fermiers, des médecins et des conseillers municipaux, ont participé à des rassemblements pacifiques devant le site de Crestwood.

La biologiste, écrivaine et militante locale Sandra Steingraber a déclaré : « Ma petite intrusion faite dans un esprit de paix était destinée à empêcher une intrusion bien plus violente et étendue . celle de produits chimiques dangereux dans l’air et dans l’eau et d’infrastructures de fracturation hydraulique dans nos lacs Finger que nous aimons tant. »

Un autre résident, Sujata Gibson, a expliqué : « Un des effets excitants de ces manifestations est qu’elles ont galvanisé notre communauté pour qu’elles trouvent des solutions pérennes pour remplacer les combustibles fossiles. »

[Source : www.thenation.com ]

 

La pétition de l’archevêque Desmond Tutu sur le changement climatique

En août 2015, l’archevêque Desmond Tutu a lancé une pétition adressée au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et au premier ministre britannique David Cameron. Il y déclarait : « La question du changement climatique est un des plus grands enjeux moraux de notre temps. Cela représente une menace pour notre planète ainsi que pour ses habitants, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables. Cela porte pre’judice à l’avenir de nos enfants et à tout ce que nous chérissons. Il est temps de nous réveiller [. . J. Nous faisons appel à vous, les leaders, afin que vous agissiez très rapidement pour trouver une solution à la menace que représente le changement climatique et fixiez à 2050 la date limite pour le passage à une énergie à 100 % renouvelable. »

[Source : www.change.org ]

 

Les 70 ans de l’Onu

Il y a soixante-dix ans, à San Francisco, les dirigeants de 50 pays approuvaient la charte fondatrice de l’Organisation des Nations unies. Leur but était d’épargner « le fléau de guerre » aux générations à venir. San Francisco avait été choi pour le congrès et la signature finale du 24 octobre 1945 c la Seconde Guerre mondiale avait été menée sur deux fronts l’Europe et le Pacifique. C’est donc à San Francisco que il secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a comm moré ce 70e anniversaire, soulignant qu’en 1945 avait émerI le désir nouveau d’un monde meilleur pour dépasser les ho reurs des deux guerres mondiales.

Les douze prochains mois seront d’une importance cri ciale pour l’Onu et la communauté internationale, en raisc de l’importance des décisions à prendre. Plusieurs dates cl se rapprochent : le sommet que l’Onu doit tenir à New Yo: en septembre afin d’adopter son programme de développ ment après 2015 ; la Conférence de Paris en décembre sur changement climatique, nommée familièrement COP21 ; le premier Sommet humanitaire mondial qui se tiendra mai 2016.

[Source : www.un.org ]

 

Deux défenseurs des Droits de l’Homme font leur début à l’écran

On connaît surtout le Dr Denis Mukwege (de la République démocratique du Congo) et Claudia Paz y Paz (du Guatemala) pour leurs engagements humanitaires. La sortie récente de documentaires sur leur vie et leurs travaux devrait élargir leur notoriété.

Dans le documentaire L’homme qui guérit les femmes – la colère d’Hippocrate, on apprend que le gynécologue Denis Mukwege a, dans son Congo natal, dispensé des soins à plus de 40 000 femmes abusées sexuellement, et ce, en 16 ans de pratique professionnelle – car des années durant les violences sexuelles exercées contre les femmes ont été utilisées comme armes de guerre en République démocratique du Congo. C’est en 1999 que D. Mukwege a fondé l’hôpital Panzi destiné à fournir aux victimes une aide médicale, psychologique et émotionnelle. L’hôpital Panzi est salué internationalement depuis pour son système holistique de soins visant à guérir le corps, l’esprit et l’âme des victimes des violences si répandues dans cette région. Et le Dr Mukwege lui-même ne vit pas à l’abri du danger : en 2012, sa maison a été attaquée par une milice armée, et l’un de ses gardiens a trouvé la mort.

Claudia Paz y Paz travaille également dans des conditions difficiles. Le documentaire Le Fardeau de la Paix raconte la courageuse histoire de la première femme à occuper le poste de Procureur général au Guatemala, pays ravagé par la guerre civile et par un taux élevé de criminalité et de violence. Dès son entrée en fonction, C. Paz y Paz a lancé une campagne contre la corruption et les trafiquants de drogue, et a réussi a arrêter l’ex-dictateur Efrain Rios Montt sous l’accusation de génocide contre les indiens Mayas. Le film montre ses succès, mais aussi les défis auxquels elle doit faire face dans son long et tenace combat pour la justice.

[Sources : www.frontlineclub.com ; www.movieshatmatter.nl ]

 

Cuba : fin de la transmission du sida de la mère à l’enfant

Chaque année, dans le monde, environ 1,4 million de femmes contaminées par le virus du sida sont enceintes. Sans traitement, elles ont 15 à 45 % de risques de transmettre le virus à leur enfant. Par contre, si elles et leurs enfants prennent des médicaments antirétroviraux, ce risque tombe à 1 %.

Cuba s’efforce de permettre aux femmes enceintes d’accéder très tôt aux soins prénataux, aux tests et aux médicaments. En 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que Cuba était parvenu à éliminer toute transmission du sida et de la syphilis de la mère à l’enfant.

Le Dr Carissa Etienne, directrice de l’Organisation sanitaire panaméricaine, affiliée à l’OMS a déclaré : « Cette prouesse cubaine doit inciter les autres pays à progresser vers l’élimination de la transmission du sida et de la syphilis de la mère à l’enfant. »

[Source: BBC News, Royaume Uni]