« Ceux qui cherchent des signes les trouveront »

Signes des temps     

Des icônes qui versent des larmes
Milan, Italie ‑ Le 25 avril 2010, une icône de la Madone a versé des larmes dans la Chapelle de Saint Nicolas et Saint Ambrose, à Milan. C’est la deuxième fois en l’espace de deux ans que cette icône verse des larmes devant de nombreux témoins. La Madone est également connue comme étant Theotokos (qui a enfanté Dieu) dans la tradition orthodoxe (cette icône est d’origine orthodoxe bulgare).
 
Les responsables de l’église ne font aucune mention de la précédente occurrence du miracle, ne voulant pas attirer une attention indue sur un tel phénomène, mais de nombreuses personnes ont vu les larmes.
 
L’évêque métropolite Evloghios a confirmé officiellement que lui‑même et les autres évêques avaient été témoins du miracle, mais qu’ils s’abstenaient de faire des commentaires à ce sujet.
 
[Source : Ortodossia‑In‑Occidente, blog de l’archidiosèse de Milan]
  
 
Rhodes, Grèce ‑ En novembre 2013, une grande icône colorée de l’archange Michaël du vieux cimetière de Ialyssos, sur l’île de Rhodes, a commencé à verser des larmes.
 
De nombreuses personnes sont venues observer le miracle et l’évêque métropolitain orthodoxe de Rhodes, Kyrillos, est venu en personne mener son enquête. Il a vérifié que les larmes coulaient bien sur le visage de l’archange et a fait déplacer l’icône afin que le mur situé derrière elle soit examiné. Le mur était sec, ce qui excluait la possibilité que de l’humidité ait pu pénétrer l’icône.
 
Kyrillos a demandé à ce que l’icône soit amenée à l’Eglise de la Dormition de Theotokos, à Ialyssos, afin que le public puisse la vénérer, et pour voir si le changement d’environnement mettrait fin au phénomène.
 
Selon le vicaire de l’église, le père Apostolos, l’icône a été fabriquée en 1896 et a été récemment restaurée par le département d’Archéologie.
 
L’icône a continué à verser des larmes dans son nouvel environnement, s’arrêtant parfois mais reprenant ensuite. Et dans la première église, une seconde icône de l’archange Michaël a commencé elle aussi à verser des larmes. De grandes foules se rassemblent afin de vénérer ces icônes.
 
  
 
  Cercles de lumière sur la façade d’un immeuble rue Espérandieu, à Nîmes. Photo envoyée par Dame! Brisse.
 
En septembre 2011, la Gazette de Nîmes, un hebdo­madaire local, a publié un article d’une demi‑page sur le phénomène des cercles de lumière apparus sur des immeubles de Nîmes, déclarant qu’ils étaient aussi mystérieux que les agroglyphes.
 
 
 
 
 
 
Cercles de lumière sur un mur de Frome (G.‑B.). Photographiés le 20 juin 2014 à 17 h 30. Photo envoyée par Chris Hurn, Frome, Somerset (G.‑B.).
 
 
Cher Monsieur,
C’était en janvier 2013. J’étais en communication télé­phonique avec un ami afin de le consoler de la perte de son jeune fils. Je tentais de lui redonner espoir en lui parlant de la réincarnation, de spiritualité, etc.
Soudainement j’ai senti le taux vibratoire de la pièce monter. C’était étrange comme sensation, rapide et agréable. Comme si cela me sortait la tête de l’eau. J’ai rapidement pris deux photos des endroits d’où émanaient les vibrations. En transférant les photos sur mon PC des halos sont apparus.
Etait‑ce une manifestation des Maîtres ? Merci d’avance pour votre réponse.
Identité non communiquée, France
 
 
 
Cher Monsieur,

En revenant à Tokyo, au retour d’une présentation vidéo à Koriyama-shi, Fukushma-ken, le 19 septembre 2014, nous observâmes une crois se former dans les nuages, vers 17 h. Était-ce un signes ?

Moriyo Yamaguchi, Yumi et Osamu Tsunematsu, Tokyo, Japon

Chili : les ovnis ne sont pas un danger pour la navigation aérienne

par Leslie Kean, États-Unis

Une récente réunion des plus hautes autorités chiliennes du Département de l’aviation civile va susciter l’envie de tous ces ufologues qui, dans d’autres pays, aimeraient voir leur gouvernement participer plus activement à la recherche sur le phénomène ovni, plutôt que d’opposer l’habituelle fin de non‑recevoir.

La question était de savoir si les PAN (phénomènes aé­riens non identifiés) représentent un danger pour les opéra­tions aériennes civiles et militaires. La vidéo officielle de l’événement, publiée le 9 août 2014, est révélatrice. Il n’est pas nécessaire de comprendre l’espagnol, il suffit d’observer les visages graves des participants.

Le Comité pour l’étude des phénomènes aériens anor­maux (CEFAA), l’agence chilienne qui enquête sur les ovnis, dépend de la Direction générale de l’aviation civile chilienne (DGAC), et se trouve sous la juridiction de l’armée de l’air. Le 31 juillet 2014, le général Ricardo Bermûdez, directeur du CEFAA, a convié 19 experts à une réunion pour parler de ce sujet et tenter de parvenir à une conclusion. Le débat a duré trois heures.

Le directeur de la DGAC, le général Rolando Mercado, ancien directeur des opérations et de la planification stratégi­que de l’Etat‑major inter‑armées, a accueilli les participants et assisté à la première partie de la réunion. Il a par la suite déclaré : « Je tiens à remercier les participants pour leur approche sérieuse, scientifique, de ce phénomène, qui confère au CEFAA tout son prestige, non seulement au Chili, mais aussi à l’étranger. »

Parmi les scientifiques présents se trouvaient deux astro­nomes de renom (le nom de chacun d’eux a été donné à un astéroïde), un chimiste nucléaire de la Commission de l’éner­gie atomique, un médecin aéronautique qui représentait éga­lement l’Onu, un physicien, et deux psychologues des ar­mées.

La DGAC avait envoyé le directeur de l’Observatoire météorologique, le chef du Centre métropolitain des opérations radar, le chef du bureau des enquêtes sur les accidents, le chef des opérations aériennes, le directeur de la sécurité de l’aéro­port de Santiago, et un ingénieur aéronautique.

PInov2014 003Le chef de contrôle radar Mauricio Blanco à son poste.

photo : DGAC (Chilé s Ministerial Department of Civil Aeronautics)

 

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Réunion des plus hautes autorités chiliennes du Département de l’aviation civile discutant du phénomène ovni.

 

 

Des représentants de différentes branches des forces ar­mées et des corps de police étaient également présents. Tous, y compris un commandant de la marine qui est en charge de la sécurité des vols de l’aviation navale, sont également pilo­tes, ou l’ont été dans le passé. R. Bermûdez et R. Mercado ont aussi été pilotes de combat. Les membres du panel con­naissaient bien le sujet des ovnis pour avoir déjà collaboré avec le CEFAA comme conseillers, simples membres, ou en tant qu’experts lors d’enquêtes particulières.

Pour ces spécialistes, il est clair que les ovnis sont un phé­nomène réel qui mérite d’être étudié. Ceci est déjà extraordi­naire pour nous, Américains ! « Pour les Chiliens, c’est un sujet tout à fait banal », affirme José Lay, directeur des affaires in­ternationales du CEFAA.

Voici des extraits de quelques commentaires intéressants émis lors de cette réunion, et qui ont contribué à influencer la conclusion finale

‑ Chef des opérations de la DGAC : « Si, comme de nom­breux témoins l’ont affirmé, les PAN semblent avoir un « comporte­ment intelligent », et si nous admettons ce fait, alors nous devons nous intéresser à « l’intention derrière » cette intelligence, quelle qu’elle soit ‑ une forme d’énergie, peut‑être ‑ peu importe. C’est l’intelligence qui compte. Et nous devons nous demander si cette intelligence a déjà manifesté une quelconque hostilité ou effectué des manceuvres de nature menaçante. Les PAN ont‑ils jamais atta­qué un avion ? A ce jour, il semble que ce ne soit pas le cas. On ne peut leur prêter d’intentions hostiles s’ils n’ont jamais manifesté d’intention de faire du mal ouvertement. Et en plus, on ne connaît même pas encore la nature exacte de ces phénomènes »

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Le général Rolando Mercado, ancien directeur des opérations et de la planification stratégique de l’Etat‑major inter‑armée, dans son bureau à Santiago…

 
 
– Chef de contrôle radar Mauricio Blanco : « Dans l’aéro­nautique, on est habitué à mesurer les risques scientifiquement et nous avons tous les outils pour le faire. On établit une « matrice de risques » tenant compte des probabilités et de la gravité. En tenant compte des éléments dont nous disposons, le niveau de risque con­cernant les PAN est très faible. »

 

M. Blanco est l’un des plus hauts fonctionnaires immédia­tement informés lors de signalements d’ovnis au Chili. Je l’ai interviewé en 2012 au centre radar de Santiago, et il m’a montré le registre des entrées où les observations d’ovnis sont annotées avant d’être envoyées au CEFAA. Tout est écrit à la main pour s’assurer que rien n’est modifié par des moyens informatiques, et pour fournir une trace claire de l’auteur des notes. En tant qu’Américain, j’ai été étonné par le rapport naturel et réaliste qu’entretient M. Blanco avec les ovnis, et j’ai du mal à m’habituer au fait que les ovnis font partie de la vie quotidienne au Chili.

 

‑ Expert du bureau des enquêtes sur les accidents : « Jusqu’à présent, les photos prises par les témoins, les vidéos, les rapports offciels, etc., nous permettent de dire que les PAN existent bien. Mais bien sûr, nous ne connaissons pas leur origine. Il est donc im­possible d’établir une quelconque stratégie à leur égard… J’ai parlé avec des pilotes qui ont rencontré des PAN. Jusqu’à présent, aucun n’a ressenti d’inquiétude excessive, juste une simple curiosité. »

 

‑ Chimiste nucléaire : « Si l’on informe correctement nos pilotes civils et militaires, le risque de distraction lié à la surprise sera moindre. A en juger par les statistiques mondiales, le nombre d’avions impliqués dans un accident avec un PAN est infime par rapport aux accidents causés par les oiseaux. »

 

Le psychologue de l’Armée de l’air a suggéré la création de programmes d’éducation pour les pilotes afin de les infor­mer, plutôt que de les alerter sur des dangers hypothétiques. D’autres ont recommandé de mettre au programme des cours de formation des pilotes des instructions sur la façon de ren­dre compte d’observations de PAN. L’astronome Luis Bar­rera a suggéré de conduire d’autres études pluridisciplinaires « pour nous permettre d’approcher aussi près que possible la nature réelle des PAN ».

 

La conclusion était claire. « Sur la base des échanges qui ont eu lieu lors de la réunion, le comité a conclu que les PAN ne présen­tent pas de danger pour les opérations aériennes, qu’elles soient civi­les ou militaires, a déclaré M. Bermùdez. Bien qu’un petit nom­bre d’accidents aient été attribués aux PAN dans le monde, on n’a jamais pu faire la preuve que les PAN en aient été la cause. »

 

Si le personnel du CEFAA reste vigilant sur de possibles effets des PAN sur le trafic aérien, la raison principale de leur travail est ailleurs : ils veulent surtout découvrir la na­ture et l’origine de ces phénomènes, simplement parce qu’ils sont une réalité que la science n’a pas encore expliquée. « En­viron 85 % des gens croient aux ovnis ; nous avons donc l’obliga­tion d’enquêter et de découvrir ce qu’ils sont, a déclaré J. Lay. II y a là une raison suffsante pour que les gouvernements partout se lancent dans cette recherche. Et il n y a aucune raison d’avoir peur de paniquer le public. »

 

Le CEFAA collabore avec de nombreux groupes en Amé­rique du Sud, et a des relations avec une douzaine d’autres pays à travers le monde. R. Bermùdez prévoit de rendre vi­site au Centre national d’études spatiales (Cries) à Paris, l’équivalent français de notre Nasa. Une réunion officielle entre des représentants du CEFAA et du Geipan français, les deux principales agences qui traitent des PAN dans le monde, n’a encore jamais eu lieu, et elle marquera une étape historique vers l’unification de la recherche au niveau inter­national.

 

L’impulsion a été lancée pour que d’autres gouvernements s’attaquent au sujet des ovnis, et les regards se tournent main­tenant vers les Etats‑Unis. La moindre ouverture de la part du gouvernement américain pourrait jouer un rôle crucial pour en finir avec la stigmatisation dont sont l’objet les ufologues, et ouvrirait la voie à une possible solution à ce problème.

 

La réunion qui a eu lieu au Chili est un bel exemple de réussite possible lorsqu’un pays s’intéresse sérieusement aux ovnis au plus haut niveau de l’Etat.

 [Source :  www.huffingtonpost.com ]

 

 

 

Brésil : de nouveaux réseaux sociaux donnent la parole aux manifestants

Considérant que les médias brésiliens grand public déforment les mouvements de contestation, de nouveaux collectifs de presse alternative et réseaux indépendants ont émergé au Bré­sil au cours de l’année passée.

Équipés de smartphones, de caméras digitales et d’appli­cations comme Twitcasting et Twitcam qui leur permettent de diffuser en direct sur Internet, ils présentent leur version des événements. Ils touchent une large audience au Brésil et cherchent à l’étendre à l’étranger.

Midia Ninja, collectif de citoyens journalistes autoprocla­més, est apparu lors des manifestations de Sào Paulo en juin 2013. Ils ont retransmis en direct depuis les premières lignes. Cela a donné un premier aperçu de l’audience que le collectif pouvait toucher avec Twitcast : à un certain point, 180 000 personnes regardaient simultanément leur diffusion en direct.

« Cette nouvelle façon de couvrir des manifestations leur a permis de devenir des sujets d’actualité nationaux et internationaux, expli­que Felipe Altenfelder, fondateur de Midia Ninja. Cela a captivé le pays pendant la Coupe des confédérations 2013, et mis le Brésil sur la carte des « Printemps mondiaux ». De l’action en direct dans la rue, et en direct sur Internet. F. Altenfelder ajoute : « Contrai­rement à ce que sous‑entendent la plupart des reportages des médias brésiliens traditionnels, la vague de contestation et d’occupations dans notre pays ne provient pas de « voyous » ou de foules manipu­lées. Pas plus que les citoyens journalistes ne représentent un pays en convulsion ou un retour en arrière. 11 s’agit d’une crise pour la démocratie et pour plus de droits, et ce nouveau média indépendant au Brésil, en diffusant des milliers de photos et vidéos en temps réel, a joué un rôle décisif en assurant une couverture correcte de la con­testation. »

Bruno Torturra, directeur de Midia Ninja, déclare : « Je veux que les gens du monde entier voient un point de vue différent sur la Coupe du monde ; celui des gens dans la rue, pas celui des gens dans les stades ni celui de la presse. »

Quand l’annonce de l’accueil de la Coupe du monde a été faite en 2007, le soutien du public était archi‑majoritaire. Mais le vent a tourné. Le mois dernier, un sondage a montré que 49 % des Brésiliens pensent que la Coupe du monde fera plus de tort que de bien, et seulement 36 % croient qu’elle sera bénéfique au pays.

Avec 11 milliards de dollars de dépenses, ce sera la Coupe du monde la plus chère de l’histoire. Beaucoup de Brésiliens pensent qu’au final ce seront eux qui régleront la note.

« C’est un nouveau Brésil, où il n’y a pas de contradiction entre aimer le football et être critique envers la Coupe du monde, com­mente Rafael Vilela, photographe et membre fondateur de Midia Ninja. Qui aurait pensé qu’au pays du football, la population serait descendue dans la rue et se serait emparée des réseaux sociaux pour critiquer la Coupe du monde et les investissements dans les sta­des. Mais ils voient l’envers du décor : les pauvres expropriés de chez eux, les favelas occupées par des forces de police « pacifiantes », et d’autres transformations violentes de leurs villes dictées par les besoins de la Fifa et des sponsors, plutôt que par le besoin des gens. »

Fabio Malini, de l’Université fédérale d’Espirito Santo, étudie les tendances des réseaux sociaux et de leurs contenus. En mars 2014, il a publié une étude sur les effets des médias sociaux sur le climat politique, et le rôle qu’ils ont joué dans les récentes manifestations. Il pense qu’une « grosse partie des médias traditionnels s’est sentie discréditée par le flux et la véracité des reportages et des témoignages de première main provenant du mouvement protestataire brésilien. La somme des milliers de col­lectifs a créé ce « nouveau grand média » qui ne paraît pas être dia­lectique et qui ne dépend pas des réseaux traditionnels de commu­nication de masse. Ce nouveau réseau de collectifs, explique M. Malini, compte déjà plus de 15 millions d’utilisateurs connectés. »

Le Brésil a désormais sa déclaration des droits de l’Inter­net : le 23 avril, la présidente Dilma Rousseff a signé le Marco Civil da Internet, loi qui assure la liberté d’expression, la neu­tralité du web et la confidentialité des données pour les 100 millions d’utilisateurs. Ce texte a été bien accueilli par les acti­vistes œuvrant à la protection de la démocratie en ligne.

« La majorité des citoyens journalistes ont moins de 30 ans, tout comme l’audience ciblée. Plus de onze millions de jeunes, âgés de seize à vingt ans, prendront part aux élections pour la première fois cette année, remarque Filipe Peçanha, journaliste pour Midia Ninja. Ce seront les premières élections depuis l’émergence du nouveau climat politique au Brésil, nourri par une nouvelle génération dont la référence politique principale est le gouvernement populaire de l’ancien président Lula. »

Le manque de confiance des jeunes dans les partis politi­ques traditionnels et dans les institutions de l’Etat est partagé par de larges pans de la population. Ils veulent voir de réels changements dans la qualité des services publics comme les transports, l’éducation et la santé. « La Coupe du monde a bien plus d’importance que le football, affirme M. Peçanha. C’est l’op­portunité de créer une plateforme pour un réel dialogue politique et culturel. On veut saisir ce moment de contact avec une audience in­ternationale de militants, journalistes et artistes pour changer le sujet du débat. »

Midia Ninja travaille avec d’autres collectifs dans l’attente de la Coupe du monde et pour toute sa durée. Ils envisagent d’occuper une aire historique de Rio pendant tout le tournoi, avec des espaces débat et manifestation, et un centre multi­média pour citoyens journalistes indépendants.

« Ce sera comme une mini‑république autonome au milieu de Rio, pour la durée de la Coupe du monde, explique M. Alten­felder. Il y aura de la place pour de l’habitat collectif, des événements culturels, des débats et un centre multimédia. On a besoin de créer de nouveaux espaces démocratiques publics et contemporains. Tout comme un excellent match de foot, le Brésil d’aujourd’hui est plein de surprises qui ne demandent qu’à éclore. On attend le coup de sifflet d’engagement, mais une chose est sûre : d’ici la fin de l’année, il y aura un nouveau chapitre dans l’histoire du Brésil, et on va s’assurer que le bon récit soit conté. On est maintenant retransmis et en direct, et on veut parler au monde. »

[Sources : The Guardian ; The Observer, G.‑B.]

Prévisions d’un krach boursier

Un certain nombre d’experts financiers, dont certains avaient prédit la crise financière de 2008, préviennent des risques d’un grand krach boursier en 2014 ‑ avec des marchés s’effondrant de près de 50 %.

« Nous n’avons pas le droit de nous laisser surprendre par un sévère et imminent effondrement boursier, explique Mark Spitznagel, gestionnaire d’un fonds spéculatif connu pour ses milliards de dollars de paris extrêmement rentables sur la crise de 2008. En fait, nous devons absolument nous y attendre. »

M. Spitznagel n’est pas seul dans sa prédiction. Gestionnaire de fonds suisse, Marc Faber a averti que « nous sommes dans une gigantesque bulle d’actifs financiers. » Soulignant la politique risquée de faible taux de la Réserve fédérale américaine en tant que facteur principal encourageant la spéculation et les activités à haut risque, M. Faber estime « qu’elle pourrait éclater d’un jour à l’autre. »

On rapporte que Warren Buffett, l’investisseur milliardaire qui prédisait le krach financier de 2008 dès 2004, se prépare au krach de 2014. « L’indicateur de Warren Buffett » (capitalisation boursière totale/Produit intérieur brut) annonce un choc imminent et dévastateur. Les manchettes des médias annoncent que le milliardaire George Soros a doublé ses paris sur le fait que le marché se dirige vers un krach en 2014. G. Soros a souligné les risques venant de la Chine et a fait une comparaison avec la période qui a précédé le krach de 2008.

Des experts ont observé une inquiétante similitude : le marché haussier de 1982, qui a conduit à l’effondrement du marché boursier de 1987, ressemble de façon troublante au marché haussier actuel.

[Sources : Moneymorning.com ; investmentwatchblog.com ; moneynews.com ; au.ibtimes.comPartage international

Le coût des inégalités – Prévisions d’un krach boursier

Quels sont les véritables effets des inégalités sur la société ? Ont‑elles un impact sur le tissu social ? Quel est le coût financier de ce déséquilibre ?

Selon The Equality Trust (TET) (Fondation pour l’égalité), l’impact social et économique des inégalités coûte en Grande‑Bretagne l’équivalent de plus de 48 milliards d’euros par an. Le Royaume‑Uni arrive au deuxième rang des pays les plus inégalitaires au sein de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

Voici un extrait du rapport du TET

« Au Royaume‑Uni aujourd’hui, le patrimoine des 100 personnes les plus riches est égal à celui des 19 millions des plus pauvres (qui représentent 30 % des ménages). Cela constitue un écart faramineux, mais qui ne devrait pas nous surprendre. Au cours des quarante dernières années, les inégalités de revenus en particulier se sont accrues, et l’écart entre les riches et les autres est devenu un gouffre. […]

Mais l’impact des inégalités sur notre santé, sur notre bien‑être et sur le taux de criminalité a aussi un coût financier. Notre étude montre que l’impact sur le Royaume‑Uni de certaines des conséquences sociales de l’inégalité, comme la diminution de l’espérance de vie, l’aggravation de la santé mentale, la hausse du taux d’incarcération et l’accroissement de la criminalité pourraient coûter l’équivalent de 48 milliards d’euros par an. A titre de comparaison, les dépenses publiques en matière de Défense pour 2013‑2014 devraient avoisiner 49 milliards d’euros.

L’analyse indique que si l’inégalité était ramenée à la moyenne observée dans les pays de l’OCDE, le RoyaumeUni pourrait s’attendre à

‑ une augmentation moyenne de l’espérance de vie en bonne santé de 8 mois et demi ;

‑ une réduction du taux de maladie mentale de 5 % ; ‑ devoir incarcérer 37 % de personnes en moins ;

‑ une réduction d’un tiers du nombre de meurtres. »

[Source : The Equality Trust, Royaume‑Uni]

Révolution de la lecture à l’ère du téléphone mobile

 Un récent rapport de l’Unesco met en avant les bienfaits du projet Worldreader Mobile. Intitulé La lecture à l’ère du télé­phone mobile ‑ étude sur la lecture par le mobile dans les pays en développement, le rapport confirme que les barrières de longue date qui empêchaient l’accès à la lecture sont en train de tom­ber grâce à la diffusion de la technologie du téléphone mobile bon marché. Les téléphones mobiles de base disposent d’un nouveau portail à prix abordable et facile d’emploi qui per­met l’accès à du matériel d’apprentissage de la lecture. Mais il reste des obstacles. Seulement 40 % de la population mon­diale est « en ligne » et en 2013 dans les pays en développe­ment, le nombre de femmes qui accédaient à Internet était de 16 % inférieur à celui des hommes. L’inégalité géographique est particulièrement criante. Aujourd’hui en Afrique, seule­ment 7 % des ménages sont connectés à Internet, alors qu’ils sont 77 % en Europe. Bien que la technologie d’Internet par ligne fixe ait certainement contribué à l’essor de l’accès au texte, ce n’est pas une panacée. Beaucoup de personnes n’ont pas accès aux ordinateurs ni aux livres, et restent coupés de l’écrit, pourtant essentiel pour accéder à l’éducation, à l’em­ploi, et à l’engagement dans le monde.

Cette étude, fruit d’une collaboration entre l’Unesco, Nokia et l’ONG Worldreader, rassemble les résultats de re­cherches sur sept pays en développement (Ethiopie, Ghana, Inde, Kenya, Nigeria, Pakistan et Zimbabwe). Des signes montrent clairement que les bienfaits de la lecture sur mobile s’inscrivent dans la durée et sont à longue portée, avec la pos­sibilité de faire reculer l’illettrisme, améliorer l’éducation et transformer la vie des gens pour le meilleur. Des informa­tions récentes fournies par les Nations unies montrent que sur les sept milliards d’êtres humains, plus de six milliards ont maintenant accès à un téléphone mobile. En fin de compte, le téléphone mobile est la technologie d’information et de com­munication la plus omniprésente de l’histoire, et on en trouve beaucoup dans les endroits où les livres sont rares.

Alors que les téléphones mobiles sont encore principale­ment utilisés pour simplement communiquer, ils sont aussi ‑et de plus en plus ‑ un point d’entrée vers l’écrit. Pour une fraction du prix d’un livre, il est souvent possible d’accéder à ce même livre grâce à un téléphone mobile. Et cette fonc­tionnalité ne se réduit pas seulement aux smartphones aujourd’hui, même le mobile le moins cher permet aux usa­gers de lire des livres. Dans de nombreux pays en développe­ment, de plus en plus de femmes et d’hommes, de filles et de garçons lisent de nombreux livres et de nombreuses histoires sur des téléphones mobiles dont le prix de vente est inférieur à 30 dollars.

De plus, lorsque l’on observe les schémas d’utilisation de ces mobiles, on peut être optimiste quant à l’impact positif de la lecture sur téléphone mobile sur la diminution des taux d’illettrisme au sein des groupes marginalisés. En particulier, les femmes semblent utiliser les téléphones mobiles pour ac­céder à de l’écrit, bien qu’elles possèdent moins de télépho­nes mobiles.

Des sondages montrent que dans l’absolu, les lecteurs par téléphone mobile masculins sont beaucoup plus nombreux que les lecteurs par téléphone mobile féminins dans les pays sondés. En moyenne, il y a environ trois lecteurs par télé­phone mobile masculins pour une lectrice. L’écart entre les deux sexes est moindre au Nigeria et au Zimbabwe, où le ra­tio est de deux hommes pour une femme. Les écarts les plus prononcés sont en Ethiopie et en Inde, où le ratio est de neuf hommes pour une femme.

Les conclusions du rapport sont significatives. Parmi d’autres constatations, l’Unesco a remarqué que les gens li­saient davantage lorsqu’ils lisaient sur un téléphone mobile, qu’ils appréciaient de lire plus, et que les gens lisent souvent des livres et des histoires pour les enfants à partir de leur télé­phone mobile.

L’étude montre aussi que la lecture par téléphone mobile est une voie prometteuse, bien qu’encore sous employée, vers le texte. Il n’est pas utopique de penser que si chaque personne réalisait que son téléphone mobile pouvait être transformé ‑ facilement et à moindre coût ‑ en une librairie débordante de livres, les obstacles vers l’accès à la lecture tomberaient. Un nombre estimé à 6,9 milliards de mobiles permettrait un accès direct à grande échelle aux livres numé­riques.

L’étude sensibilise également les gouvernements à l’idée que les librairies numériques et les initiatives de lecture sur mobile pourraient avoir plus d’impact que l’utilisation du pa­pier traditionnel. Pour l’essentiel, cette étude pointe la lu­mière sur une nouvelle stratégie qui consiste rendre la lecture accessible aux gens qui en ont le plus besoin.

[Sources : www.worldreader.org ; www.unesdoc.unesco.orgPartage international

Des informations récentes fournies par les Nations unies montrent que sur les sept milliards d’êtres humains, plus de six milliards ont maintenant accès à un téléphone mobile.

La promotion du droit des enfants des rues

La Journée internationale des enfants des rues s’est déroulée le 12 avril 2014. Un consortium consacré aux enfants des rues (CSC) s’est constitué en 2011 au Royaume Uni, et ce ré­seau fait entendre la voix des enfants, défend leurs droits et améliore leurs vies. La Voix des enfants est un journal du CSC qui explore la perception que les enfants ont d’eux‑mêmes, leur accès aux services d’assistance et leur capacité à faire valoir leurs droits.

En mars 2012, un rapport intitulé Protection et promotion du droit des enfants qui travaillent etlou qui vivent dans la rue a été élaboré et présenté au Conseil des droits de l’homme des Nations unies avec le soutien du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UniceîJ. Le Comité des Nations unies sur les droits de l’enfant est en train d’élaborer un Commentaire gé­néral sur les droits des enfants des rues. Une fois validé, ce document devrait servir à aider les gouvernements du monde à implémenter les droits de l’enfant dans le cas spécifique des enfants des rues.

Selon les estimations du CSC et de l’Unicef, 100 millions d’enfants âgés de moins de 18 ans dans le monde sont à la rue, mais leur nombre exact est à ce jour impossible à évaluer et il est possible qu’il augmente. Il se peut que ces chiffres se fon­dent sur le fait que dans nos sociétés on prenne de plus en plus conscience de l’existence de ces enfants des rues.

Les enfants se retrouvent à la rue pour diverses raisons problèmes d’ordre domestique, économique ou de rupture so­ciale, instabilité politique, abus sexuels, physiques ou émo­tionnels. Dans certaines régions du Congo et de l’Ouganda, des enfants, suspectés de se livrer à la sorcellerie, sont chassés de chez eux. La majorité des enfants des rues se trouvent en Afri­que, en Europe de l’Est, en Inde et en Asie du Sud‑Est, mais ils sont de plus en plus nombreux dans les pays développés.

Afin d’accroître cette prise de conscience, l’alliance in­ternationale Save the children a sponsorisé une Coupe du monde des enfants des rues, en avril 2014 à Rio de Janeiro. Agés de 14 à 17 ans, 230 anciens enfants des rues, représen­tant 19 pays dont les Etats‑Unis, ont participé aux matchs de football. Le programme a duré dix jours avec différentes acti­vités de coopération, d’explorations et ludiques. Les enfants se mêlèrent également à la population locale grâce à un festi­val artistique. Le pape François, le prince William, David Beckham, Pelé et l’ancien archevêque Desmond Tutu ont ap­porté leur soutien à cet événement.

[Sources : streetchildren.org ; guardianlv.com ; streetchild­worldcup.orgPartage international

85 personnes possèdent autant que la moitié de la population mondiale

D’après Oxfam : « Les élites les plus fortunées ont coopté le pou­voir politique afin de truquer les règles du jeu économique, saper la démocratie et créer un monde où les 85 personnes les plus riches pos­sèdent la même fortune que la moitié de la population mondiale. »

Le rapport récemment publié par Oxfam, Travailler pour quelques uns, détaille l’impact destructeur des inégalités crois­santes et comment les plus riches sapent les processus démo­cratiques et induisent des politiques qui favorisent leurs inté­rêts au détriment du reste de l’humanité.

Le rapport affirme qu’il existe une prise de conscience croissante de l’opinion publique mondiale sur ces questions. Des enquêtes réalisées dans six pays (Brésil, Inde, Afrique du Sud, Espagne, Royaume‑Uni et Etats‑Unis) montrent que la plupart des personnes interrogées pensent que les lois sont biaisées en faveur des riches.

Selon le rapport d’Oxfam, les conséquences de ce déséqui­libre sont désastreuses : « Cette concentration massive des ressour­ces économiques dans les mains d’une infime minorité présente une menace importante pour les systèmes politiques et économiques. Au lieu de progresser ensemble, les gens sont de plus en plus séparés par le pouvoir économique et politique, ce qui accroît inévitablement les tensions au sein de la société et augmente le risque de désintégration sociale. »

Le rapport a constaté qu’au cours des der­nières décennies, les riches ont réussi à in­fluencer le monde politique afin d’orienter les décisions en leur faveur sur des questions telles que la dérégulation financière, les paradis fis­caux, les pratiques anticoncurrentielles, la baisse des taux d’imposition sur les hauts reve­nus et sur les dividendes, ainsi que sur la ré­duction des investissements dans les services publics. Depuis la fin des années 1970, les taux d’imposition pour les plus riches ont di­minué dans 29 des 30 pays pour lesquels des données sont disponibles.

Cette mainmise des riches, au détriment des pauvres et des classes moyennes, a conduit à une situation où 70 % des hommes vivent dans des pays où les inégalités augmentent de­puis les années 1980, et où 1 % des familles possèdent maintenant 46 % de la richesse mon­diale (110 000 milliards de dollars).

« La concentration des richesses aux mains de quelques‑uns mène à des influences politiques in­dues, qui au bout du compte aboutissent à des poli­tiques fiscales injustes, encouragent les pratiques de corruption et remettent en question le pouvoir des gouvernements. Prises ensembles, toutes ces conséquences affaiblissent la cohésion sociale », indique le rapport.

Winnie Byanyima, directrice exécutive d’Oxfam, décla­re : « Dans les pays développés tout comme dans ceux en développe­ment, nous observons de plus en plus que les taux d’imposition les plus bas, les meilleurs soins, la meilleure éducation ainsi que les pos­sibilités d’influencer la politique sont donnés non seulement aux plus riches, mais également à leurs enfants. Sans un effort concerté pour lutter contre les inégalités, elles perdurent à travers les généra­tions. Nous allons bientôt vivre dans un monde où l’égalité des chances constituera juste un rêve. »

Oxfam lance un appel d’urgence aux gouvernements afin qu’ils prennent des mesures immédiates pour inverser ces tendances. Ils demandent un impôt juste et progressif, l’éli­mination des paradis fiscaux, un salaire décent pour les tra­vailleurs, l’élimination de l’influence indue des plus riches sur les politiques ainsi que l’inversion des programmes d’aus­térité des gouvernements en utilisant les recettes fiscales pour financer des soins de santé universels, l’éducation et la pro­tection sociale.

[Sources : oxfam.org  ; commondreams.org ]

Energies propres: treize percées majeures en 2013

par Kiley Kroh et Jeff Spross

Alors que les nouvelles du climat s’aggravent de jour en jour, la rapidité des progrès technologiques, la baisse des coûts, et l’amélioration des possibilités d’accès aux énergies propres sont de vraies lueurs d’espoirs pour un avenir sans énergies carbones. La place nous manquerait pour citer ici toutes les étapes franchies en 2013, mais voici treize percées importantes survenues tout récemment.

1. L’utilisation du sel pour continuer à produire de l’énergie solaire même après le coucher du soleil. Avec le soutien du Programme de prêts du département [américain] de l’Ener­gie, la gigantesque centrale solaire de 280 mégawatts de Solana (Arizona) est entrée en service en octobre, avec une caractéristique unique : l’usine utilisera une « batterie au sel » pour continuer à produire de l’électricité même lorsque le so­leil ne brille pas. C’est une première aux Etats‑Unis dans le domaine du stockage de l’énergie thermique. Par ailleurs, l’usine de Solana est la plus grande au monde à utiliser des miroirs cylindro‑paraboliques pour concentrer l’énergie solaire.

2. Les batteries de véhicules électriques peuvent alimenter des bâtiments. La technologie révolutionnaire Vehicle­To‑Building de Nissan permettra aux entreprises de réguler leurs besoins en électricité en puisant dans les véhicules élec­triques branchés dans leurs garages durant les périodes de forte demande. Puis, quand la demande se réduit, l’électricité recircule vers les véhicules, en s’assurant qu’ils sont rechar­gés pour le trajet de retour à la maison. Le système de Nissan permet de brancher jusqu’à six véhicules électriques simulta­nément dans un bâtiment.

3. La prochaine génération d’éoliennes change la donne. Mai 2013 a vu l’arrivée chez Général Electric de la nouvelle génération d’éoliennes Brilliant, dont les turbines bénéficient de deux nouvelles technologies pour répondre aux problèmes de stockage et d’intermittence. Un système de communica­tion à distance permet aux opérateurs de réseau, de position­ner les turbines de façon optimale en fonction des prévisions de vent et des besoins en énergie. Des batteries intégrées dans les turbines stockent l’énergie lorsqu’il y a du vent, mais pas de besoins en électricité, puis alimentent le réseau dès que la demande repart, permettant de lisser les fluctuations de l’ap­provisionnement.

C’est une solution plus efficace et économique pour ré­pondre aux pics de demande que les centrales à combustibles fossiles. Cinquante‑neuf turbines sont prévues pour le Michi­gan, et deux autres au Texas.

4. L’électricité solaire atteint la parité avec le charbon. Une cellule solaire photovoltaïque coûtait 76,67 dollars par watt en 1977. Aujourd’hui, selon Bloomberg Energy Finance, son prix a chuté à 0,64 dollar par watt. Cela réduit le coût des installations solaires. Et puisque la lumière du soleil est gra­tuite, cette réduction des coûts d’installation entraîne une baisse du coût de l’électricité.

En 2013, la parité a été atteinte avec le charbon. En février, un distributeur d’électricité du sud‑ouest des Etats‑Unis a dé­cidé de s’approvisionner en énergie d’origine solaire au Nou­veau‑Mexique, son prix étant inférieur au tarif en vigueur d’une toute nouvelle centrale au charbon. L’énergie solaire non subventionnée atteint également la parité dans des pays comme l’Italie et l’Inde. Les installations solaires se sont mul­tipliées dans le monde entier, grâce à la diminution du prix des modules qui a entraîné une baisse des coûts d’installations.

5. Avancées dans les énergies marémotrices. La société Océan Renewable Power (ORPC), première entreprise américaine à exploiter des turbines marémotrices reliées au réseau électri­que, produit avec succès une énergie renouvelable le long des côtes du Maine. Elle s’attend à une croissance rapide. Ce pro­jet a investi plus de 21 millions de dollars dans l’économie du Maine et une évaluation environnementale réalisée en mars n’a constaté aucun impact néfaste sur l’environnement marin. Avec l’aide du département de l’Energie, l’ORPC prévoit de déployer deux autres appareils en 2013. En novembre, l’en­treprise a été choisie pour gérer un projet de conversion d’énergie marémotrice dans la ville reculée de Yakutat, en Alaska.

6. Exploiter les vagues de l’océan pour produire de l’eau douce. La société Carnegie Wave Energy a annoncé l’implan­tation prochaine d’une usine de dessalement près de Perth en Australie. Elle utilisera la technologie des bouées sous‑mari­nes développée par l’entreprise afin d’exploiter la force des vagues pour mettre l’eau sous pression. Ceci rendra inutiles les pompes électriques propulsées par les combustibles fossi­les, habituellement utilisées pour forcer le passage de l’eau à travers la membrane lors du processus de dessalement. Le système obtenu sans énergie carbone est une première mon­diale. Il sera efficace aussi bien en termes d’énergies que de coûts. Les plans détaillés ont été achevés en octobre. Le contrat de fabrication a été attribué en novembre, et quand elle sera en production, l’usine fournira 55 milliards de litres d’eau potable par an.

7. Des cellules solaires ultra‑minces qui battent des records de rendement. Le rendement de conversion est la quantité de lumière reçue par la cellule solaire qui est effectivement transformée en électricité. Il est généralement d’environ 20 %. Mais Devices Alta, un industriel du solaire de la Sili­con Valley, a établi cette année un nouveau record de rende­ment de conversion de 30,8 %. Sa méthode est plus onéreuse, mais le résultat est une cellule solaire résistante, extrême­ment mince, qui peut générer davantage d’électricité sur une même surface. Les cellules d’Alta conviennent particulière­ment aux petits appareils électroniques portables comme les smartphones et les tablettes, et l’entreprise est en discussion pour les intégrer dans des téléphones mobiles, détecteurs de fumée, alarmes de porte, montres informatiques, télécom­mandes, etc.

8. Des batteries plus sûres, plus légères, et qui stockent plus d’énergie. Une grande capacité de stockage et un bon rapport coût/efficacité sont déterminants dans une économie d’éner­gies renouvelables, surtout dans le cas des voitures électriques. Mais à l’heure actuelle, les batteries des voitures électriques ne tiennent pas toujours la charge suffisamment longtemps, ce qui augmente considérablement leur taille et leur coût. Mais début 2013, des chercheurs du laboratoire national d’Oak Ridge ont réussi à mettre au point une nouvelle technologie de batterie lithium‑ion qui peut stocker beaucoup plus d’énergie avec une taille bien plus réduite. Elle est aussi plus sûre et moins sujette aux courts‑circuits. Ils ont utilisé la nanotechnologie pour créer un électrolyte solide, ultra‑mince, et poreux. Ils y ont as­socié la technologie de la batterie lithium‑soufre, susceptible d’en améliorer encore le rapport coût‑efficacité.

9. Des éoliennes offshore flottantes. Les régions côtières constituent un terrain de prédilection pour les parcs éoliens, mais les turbines standard nécessitent des infrastructures im­portantes et sont limitées aux eaux ne dépassant pas 60 mè­tres de profondeur. Mais Statoil, la compagnie pétrolière et gazière norvégienne, a commencé à travailler sur un réseau d’éoliennes flottantes au large des côtes de l’Ecosse. Il suffit de quelques câbles pour ancrer les turbines sur des fonds qui peuvent atteindre 700 mètres. Cela pourrait accroître consi­dérablement l’intérêt de l’éolien offshore. Ce réseau au large de l’Ecosse constituera le plus grand parc éolien flottant au monde. Deux turbines flottantes sont également prévues au large de Fukushima, au Japon, avec la première sous‑station électrique flottante du monde.

10. Réduire les factures d’électricité avec une alimentation en courant continu. Le courant alternatif, et non le courant con­tinu, constitue la norme dominante pour la consommation d’électricité. Mais le courant continu présente ses avantages, il est peu onéreux, efficace, il fonctionne mieux avec les pan­neaux solaires et les éoliennes, et ne nécessite pas d’adap­tateurs secteur qui gaspillent de l’énergie sous forme de chaleur. Facebook, JPMorgan, Sprint, Boeing et Bank of America possèdent tous des centres de données fonctionnant avec du courant continu. Leur rendement énergétique est su­périeur de 20 %, pour un coût inférieur de 30 % et une occu­pation au sol de 25 à 40 % moindre. Pour les habitations, la nouvelle technologie USB sera bientôt en mesure de fournir 100 watts de puissance, étendant le courant continu à davan­tage de dispositifs électroniques basse tension. Cela permet de réduire, au niveau de la facture d’électricité, les coûts do­mestiques engendrés par la faiblesse des rendements énergé­tiques.

11. Production commerciale d’énergie propre à partir de dé­chets végétaux. L’éthanol dérivé du maïs, autrefois considéré comme une alternative à l’essence, est de plus en plus montré du doigt. De nombreux experts estiment qu’il entraîne une hausse du prix des denrées alimentaires, et des études infir­ment qu’il libère moins de dioxyde de carbone si on prend en compte son cycle de vie complet. Les biocarburants cellulo­siques promettent de contourner ces obstacles. INOES Bio, une usine d’éthanol cellulosique de Floride et KiOR, une autre dans le Mississippi, ont commencé la production com­merciale en 2013. Deux autres usines de cellulose sont pré­vues dans l’Iowa, et une autre est en cours de construction dans le Kansas. Selon cette industrie, l’objectif prévu pour 2014, de 64 millions de litres de carburant cellulosique, sera facilement atteint.

12. Des financements innovants pour l’accès aux énergies propres. Dans le District de Colombia, le premier Projet d’énergie propre assis sur le foncier (PACE) permet de subven­tionner des investissements dans les énergies renouvelables grâce à une taxe spéciale imposée sur le foncier, ce qui réduit le risque pour les propriétaires. Le micro‑financement pour des projets d’énergie propre a fortement progressé, permet­tant à plus de gens d’accéder à une énergie renouvelable dé­centralisée ‑ en particulier pour les pauvres du monde ‑ et Solar Mosaic est un pionnier du micro‑financement pour suite mutualiser les investissements communautaires dans le so­laire aux Etats‑Unis.

La Californie recherche comment permettre aux locatai­res ou à ceux dont la toiture n’est pas adaptée pour l’énergie solaire ‑ soit 75 % des ménages de l’Etat ‑ de s’approvision­ner tout de même en énergies propres. Le Minnesota déve­loppe un programme communautaire de jardins solaires, sur le modèle de l’initiative réussie du Colorado. Et à Washing­ton, les particuliers qui achètent des parts dans de grands projets solaires ou éoliens, peuvent déduire de leur propre consommation leur part de production dans ces projets, fai­sant ainsi baisser leur facture.

13. L’énergie éolienne est maintenant compétitive face aux combustibles fossiles. « Nous voyons maintenant des conven­tions d’approvisionnement en électricité signées avec des parcs éoliens à seulement 25 dollars le mégawatt‑heure », a déclaré Ste­phen Byrd, chef pour Morgan Stanley de l’Equity Research Power & Utilities & Clean Energy d’Amérique du Nord, au der­nier Symposium de Colombia sur l’énergie, fin novembre. Il explique que les frais d’exploitation de l’éolien étant négli­geables, les producteurs peuvent réduire leurs prix de vente en étalant l’investissement initial sur autant d’éoliennes que possible. En conséquence, les grands parcs éoliens du Midwest exposent les centrales au charbon du bassin Powder River à « une concurrence assez brutale ». Et même sans le crédit d’impôt, l’éolien peut être encore moins cher que de nom­breuses centrales au gaz naturel. La meilleure preuve de sa viabilité, c’est que l’énergie éolienne couvre actuellement 25 % des besoins énergétiques de l’Iowa et devrait atteindre un impressionnant 50 % d’ici 2018.

[Source : americanprogressaction.orgPartage international

Le nettoyage des océans

Un jeune néerlandais de 19 ans, étudiant en ingénierie aéros­patiale, a mis au point ce qu’il croit être un moyen de suppri­mer les millions de tonnes de déchets plastiques qui se trou­vent dans tous les océans du monde. Lors d’une plongée en Grèce, à l’âge de 16 ans, Boyan Slat avait été choqué de voir davantage de sacs en plastique que de poissons. Il s’était alors demandé pourquoi tout cela ne pouvait pas être nettoyé. Encore au lycée, il eut l’occasion de consacrer un semestre à la question de la pollution par les plastiques et la façon de les éliminer. Cela a finalement conduit au concept ambitieux de nettoyage des océans qu’il a présenté à TEDxDelft 2012. Dans sa présentation, B. Slat a dévoilé l’Ocean Cleanup Array, qui consiste à ancrer 24 tamis au fond de l’océan et à laisser les courants marins diriger les plastiques vers de longs barrages flottants, ou des troncs d’arbres reliés entre eux, afin de capter les objets flottant ou les débris. Il existe cinq grands courants en rotation à travers les océans du monde ; ils for­ment des tourbillons où l’on retrouve à l’heure actuelle six fois plus de plastiques que de plancton marin. Il explique « Pourquoi se déplacer à travers les océans si les océans peuvent se déplacer vers vous ? En fixant les « navires » au fond de la mer et en laissant les tourbillons faire leur travail, on économisera les investis­sements, le travail et les émissions polluantes. Les plates‑formes se­ront, bien sûr, complètement autonomes. Elles fonctionneront à partir de l’énergie solaire, des courants et des vagues. » Dans son exposé, Boyan a également décrit de façon poi­gnante combien la réponse de sa génération aux menaces environnementales diffère de celle des autres générations. Il déclare : « Je pense que la réponse commune est de dire que tout cela est bien lointain, que ce sera à nos enfants de s’en soucier. Moi, je pense que si je suis ici, pourquoi ne pas tout nettoyer dès mainte­nant ? » Alors que certains critiques soulignent que le projet ne fait rien pour empêcher que la pollution plastique n’atteigne les océans, Boyan et son équipe de nettoyage des océans expli­quent qu’ils visent à contribuer aux efforts en soulignant l’importance de ce thème et en sensibilisant l’opinion à cette question et à ses solutions. Ils affirment : « La prévention est un élément essentiel pour aboutir à l’arrêt de la pollution plastique, mais elle nécessitera des changements radicaux à tous les niveaux de la société. » Afin de prouver la faisabilité de son concept, Boyan Slat dirige maintenant une équipe de plus de 100 personnes, et a temporairement interrompu ses études pour consacrer entièrement ses efforts au nettoyage de l’océan ; il travaille à mettre au point un projet pilote à grande échelle d’ici trois à quatre ans. [Sources : www.nydailynews.com ; www.theoceancleanup.comPartage international