Russie : préserver la nature sauvage

Suren Gazaryan, Russie ‑ Située à l’ouest du Caucase, le long de la mer Noire, la région de Krasnodar, en Russie, est l’un des écosystèmes sans équivalent les plus diversifiés d’Eu­rope. C’est également un lieu de vacances d’été apprécié des Russes, où chacun peut profiter de la nature.

Malgré l’importance environnementale de la région, un groupe de hauts fonctionnaires russes s’est emparé de vastes étendues de terres pour construire des résidences privées de luxe. Les Jeux olympiques de Sotchi, situé au coeur de cette région, ont stimulé encore plus le développement, en rédui­sant toujours plus l’accès aux terres publiques et mettant la faune en danger. En outre, la législation adoptée récemment a mis une pression énorme sur les militants écologistes russes, dont beaucoup sont contraints de s’enregistrer en tant qu’agents étrangers ou à faire face à de lourdes amendes et à des poursuites pénales.

Suren Gazaryan est l’un de ces militants de l’environne­ment, né à Krasnodar où il a étudié la biologie à l’université et pratiqué la spéléologie dans le désert local. Sa fascination pour les chauves‑souris a déterminé ses études supérieures et l’a conduit à mener une carrière de zoologiste.

Pendant qu’il effectuait des travaux de recherche dans les années 1990, S. Gazaryan constata, preuves à l’appui, que l’exploitation forestière et les constructions illégales détrui­saient l’habitat des chauves‑souris. Il s’est rendu compte qu’étudier simplement les chauves‑souris n’était pas suffi­sant : il avait la responsabilité de les protéger.

S. Gazaryan est devenu militant bénévole de l’association Surveillance environnementale du Nord Caucase (EWNC), et a commencé à travailler sur une campagne pour arrêter la construction d’un palais présidentiel somptueux sur les terres protégées par le gouvernement fédéral. Il a organisé des ma­nifestations et des pétitions, et a posté des centaines d’articles sur des blogs sous son vrai nom ‑ acte incroyablement coura­geux étant donné le contexte politique actuel. Il a également publié des séquences vidéos filmées au cours de ses inspec­tions des terres saisies illégalement.

Après deux années de campagne intensive menée par S. Gazaryan et EWNC, la réserve naturelle d’Utrish a été créée, en 2010, avec le plus haut niveau de protection offert par la législation russe, et le ministère des Affaires présiden­tielles a annoncé qu’il abandonnait les plans de construction pour le palais controversé.

S. Gazaryan a payé le prix fort pour son engagement. En 2012, il a ramassé une pierre pour se défendre lors d’une al­tercation avec trois gardes armés pendant l’inspection d’un chantier de construction illégal. Les autorités russes l’ont alors accusé d’avoir menacé de mort les gardes. Risquant une lourde peine de prison dans un système judiciaire corrompu, S. Gazaryan a été contraint de fuir en Estonie où il a reçu l’asile politique.

Il est l’un des lauréats du Prix Goldman 2014

 

Afrique du Sud : lutte contre l’apartheid économique

 Desmond D’Sa, Afrique du Sud ‑ Près de 70 % de l’industrie de l’Afrique du Sud est située au sud de Durban, où vivent 300 000 personnes, pour la plupart des travailleurs à faible revenu. Les résidents du sud de Durban dans le KwaZulu­Natal y ont été déplacés de force par le régime d’apartheid afin de constituer une main‑d’oeuvre bon marché pour l’éco­nomie industrielle naissante. Ce sont les premières victimes des produits chimiques toxiques de l’industrie, dont le bassin d’activité a été tristement surnommé la « vallée du cancer ».

En 1990, Wâsteman, une grande entreprise de gestion des déchets, a ouvert un site d’enfouissement, sans consultation ni participation des collectivités locales, pour accueillir les dé­chets dangereux des usines voisines. Les produits chimiques toxiques déversés dans la décharge ont empoisonné la terre, l’eau et l’air. En 2009, la décharge de Bulbul Drive approchait de sa capacité maximale et Wasteman a présenté une demande de prolongation du bail de la décharge jusqu’en 2021.

Desmond D’Sa est né et a grandi dans la banlieue de Dur­ban. Il avait 15 ans quand ils furent déplacés, lui et sa fa­mille, par le gouvernement, les forçant à vivre à côté des usi­nes polluantes. Il trouva des emplois dans les usines de pro­duits chimiques, où il a constaté les préjudices environ­nementaux causés aux communautés locales. Ses expérien­ces, qui l’ont profondément bouleversé, conduirent D. D’Sa à devenir un défenseur de la justice environnementale. En 1996, il cofonda l’Alliance pour la communauté environ­nementale de Durban Sud (SDCEA), où il a commencé en tant que bénévole.

Lorsque le bail de Wasteman arriva à échéance, les groupes locaux ont demandé à D. D’Sa et à la SDCEA de redynamiser une campagne de longue date pour fermer la décharge de déchets toxiques pour de bon. Il a commencé à organiser les diverses communautés historiquement mar­ginalisées du sud de Durban pour les unir dans leur opposi­tion à la décharge, en utilisant des outils innovants tels que les diagrammes d’odeur et des « brigades » d’analyse de l’air. Avec ses collègues, ils ont maintenu l’attention des médias sur ce problème, en mettant les journalistes en relation avec les habitants de Durban sud affectés par la décharge.

Face à l’opposition croissante de la communauté, Waste­man a annoncé en août 2010 qu’elle retirait sa demande d’ex­tension de la décharge de déchets toxiques. En novembre 2011, la décharge fut fermée officiellement.

Dans ce qui est largement considéré comme une tentative de le faire renoncer à son combat, la maison de D. D’Sa a été incendiée par des inconnus, détruisant une grande partie de ses biens personnels et le laissant avec des brûlures et sa fa­mille profondément traumatisée. En raison des menaces constantes d’agressions, il vit séparé de sa famille.

D. D’Sa a maintenant orienté sa lutte contre l’expansion du port de Durban, un projet de 10 milliards de dollars qui entraînerait le déplacement de milliers de personnes sans compensation et aggraverait les problèmes de gestion des dé­chets, de pollution et de circulation.

Il est l’un des lauréats du Prix Goldman 2014

 

Inde : l’arrêt d’une mine de charbon

Ramesh Agrawal, Inde ‑ Avec une économie en croissance ra­pide, l’Inde est confrontée à une demande en énergie croissante ‑ dont une grande part est fournie par le charbon, le combusti­ble fossile le plus abondant dans le pays. Environ un cin­quième des réserves de charbon de l’Inde se trouvent dans le sol de l’Etat de Chhattisgarh, au centre du pays, où les projets de développement ont créé des conflits entre les entreprises minières et les villageois vivant au‑dessus des gisements.

Alors que le droit du public à l’information sur les projets de développement proposés est inscrit dans la loi, l’informa­tion est souvent difficile à obtenir. Pire encore, l’identité des personnes qui demandent les informations est rendue publi­que, ce qui en fait des cibles de menaces ou d’agressions par les partisans de l’industrie.

Ancien travailleur social de la région, Ramesh Agrawal possédait une bonne compréhension des besoins et des défis des communautés rurales dans le Chhattisgarh. Il avait observé les fermes et les forêts se transformer en usines locales, et vu l’érosion de la justice sociale, de la santé publique et de l’environnement qui en résultait.

Agissant comme lanceur d’alerte pour les communautés rurales sans accès aux ordinateurs, R. Agrawal a minutieuse­ment recherché sur le site Web du ministère de l’Environne­ment toutes les nouvelles demandes pour des projets de déve­loppement dans le Chhattisgarh. Il a informé les villageois sur les violations environnementales et déposé des demandes de droit à l’information en leur nom.

Parmi ces projets se trouvait une demande faite par la so­ciété Jindal Steel and Power Ltd (JSPL) pour exploiter une mine de charbon géante. Avec un objectif de production de plus de quatre millions de tonnes de charbon par an, la mine aurait été parmi les plus grandes de son genre dans le Chhattisgarh. A partir de 2008, R. Agrawal fédéra les habi­tants afin qu’ils expriment leur opposition et déposent de nombreuses pétitions soulignant l’infraction de JSPL, tenue d’organiser des réunions publiques obligatoires ou d’obtenir une autorisation environnementale pour le projet.

En avril 2012, le Tribunal national vert a révoqué les per­mis requis pour l’exploitation de cette mine, en citant les di­verses infractions constatées dans les pétitions de R. Agrawal.

Son travail a fait de lui la cible de partisans de l’industrie. Peu de temps après que le projet de mine de charbon ait été stoppé, des hommes armés ont fait irruption chez R. Agrawal et lui ‘ont tiré dans la jambe, lui brisant les os. Malgré l’agres­sion, ses succès dans le Chhattisgarh donnent de l’espoir à d’autres communautés dans leur lutte contre le développement industriel incontrôlé dans toute l’Inde.

Il est l’un des lauréats du Prix Goldman 2014

 

Pérou : blocage de la construction d’un barrage en Amazonie

Ruth Buendia, Pérou ‑ Ruth Buendia avait 12 ans lorsque les guérilleros du Sentier lumineux ont envahi le territoire Ashâninka dans la vallée péruvienne de la rivière Ene. Des milliers d’Ashàninkas furent tués pendant le conflit ; des mil­liers d’autres ont fui leurs terres ancestrales. Le père de Buendia a été tué pendant le conflit, et sa mère l’avait en­voyée à Lima, la capitale, pour la mettre en sécurité.

Jeune adulte, R. Buendia est retournée dans la ville de Satipo, désireuse de renouer avec ses racines, et commença à travailler bénévolement pour le Centre Ashâninka de la ri­vière Ene (CAKE). En 2005, le départ à la retraite d’un mem­bre de la direction de l’organisation offre à R. Buendia l’op­portunité inattendue d’être la première femme élue prési­dente du groupe.

Peu de temps après cette élection historique, R. Buendia est tombée sur un reportage relatant un accord énergétique bi­latéral passé en 2010 entre les gouvernements du Brésil et du Pérou pour la construction d’une série de barrages hydroélec­triques à grande échelle sur l’Amazone. L’accord avait été adopté sans aucune consultation de la population Ashâninka vivant dans la vallée de la rivière Ene, en violation directe avec un traité international qui oblige les gouvernements à consulter les communautés autochtones sur les projets de dé­veloppement de leurs territoires.

Les demandes d’informations de CARE au gouvernement péruvien restèrent sans réponse, mais il est vite devenu clair que les grands barrages entraîneraient le déplacement de mil­liers d’Ashàninkas. R. Buendia et LARE commencèrent à s’adresser aux communautés Ashàninkas, leur faisant prendre conscience des dangers du barrage de Pakitzapango, en utili­sant des simulations numériques pour montrer que la vallée serait inondée lors de la construction. R. Buendia a également fait connaître son combat auprès des dirigeants internatio­naux, se rendant à Washington pour présenter un rapport à la Commission interaméricaine des droits de l’homme à propos de l’impact du développement de l’énergie au Pérou sur sa population.

En décembre 2010, suite au travail de R. Buendia, le mi­nistère péruvien de l’énergie a rejeté une demande de Pa­kitzapango qui aurait permis de lancer la construction du bar­rage. L’année suivante, Odebrecht, actionnaire principal d’un autre barrage, a annoncé son retrait du projet, invoquant la né­cessité de respecter le point de vue des communautés locales.

Avec le projet Pakitzapango immobilisé devant les tribu­naux, R. Buendia travaille activement au rétablissement des droits fonciers des Ashàninkas. Elle élabore un plan de ges­tion pour la réserve communautaire Ashàninka qui leur per­mettrait de protéger leurs terres de développements futurs, tout en permettant aux communautés locales de poursuivre des opportunités économiques durables tels que la culture du café et du cacao.

Il est l’un des lauréats du Prix Goldman 2014

 

Indonésie : se protéger des plantations d’huile de palme

 Rudi Putra, Indonésie ‑ Dès son adolescence passée dans la ré­gion d’Aceh dans le nord de Sumatra, Rudi Putra montrait un intérêt précoce pour la nature et les animaux. Il a étudié la biologie de la conservation et s’est passionné pour le rhinocé­ros de Sumatra, le représentant le plus petit ‑ et le plus me­nacé d’extinction de la famille des rhinocéros.

R. Putra est devenu chercheur spécialisé dans la direction d’équipes de protection des rhinocéros et l’organisation d’ex­péditions sur le terrain pour traquer les braconniers dans l’écosystème du Leuser (Parc national du Gunung Leuser). Cette forêt de 2,6 millions d’hectares, protégée par le gouver­nement fédéral, est l’une des dernières zones de l’habitat na­turel du rhinocéros de Sumatra. R. Putra s’est rendu compte qu’en plus de la lutte contre le braconnage, son travail ne se­rait pas complet sans aborder une menace beaucoup plus grande dépassant rapidement la conservation : la destruction de l’habitat par les plantations illégales d’huile de palme.

La demande croissante dans le monde entier pour l’huile de palme, additif omniprésent dans de nombreux produits, de la restauration aux cosmétiques, entraîne une augmentation sans précédent de la déforestation en Indonésie. Malgré un moratoire sur le déboisement, une grande partie de la dispari­tion de la forêt est le fait de plantations illégales qui se sont imposées dans ces zones protégées grâce aux pots de vin et à la corruption endémique du gouvernement.

Avec le soutien des collectivités locales, R. Putra s’est rapproché de la police locale pour faire appliquer les lois de protection des terres et faire fermer les plantations illégales. Il a également approché les propriétaires de plantations d’huile de palme et leur a rappelé que leurs actions enfrei­gnaient la loi. Après que R. Putra leur ait montré les mar­quages délimitant les zones protégées, certains propriétaires ont volontairement fermé des plantations et donné la terre au gouvernement afin que R. Putra et ses collègues puissent effectuer le travail de restauration.

Le travail de sensibilisation soutenu et les négociations stratégiques menées par R. Putra ont entraîné le démantèle­ment de plus de 1 200 hectares de plantations illégales. Les forêts restaurées ont recréé un corridor écologique critique maintenant utilisé par les éléphants, les tigres et les orangs­outans pour la première fois depuis douze ans.

R. Putra est aujourd’hui à la tête de la lutte contre une pro­position du gouvernement provincial d’Aceh qui ouvrirait de vastes étendues de forêts dans l’écosystème Leuser au déve­loppement de l’huile de palme.

En 2013, il a organisé une pétition qui a recueilli 1,4 mil­lion de signatures, afin de mettre une pression internationale sur le gouvernement indonésien pour le contraindre à appliquer ses propres lois de conservation et de rejeter la proposi­tion du gouvernement d’Aceh.

Il est l’un des lauréats du Prix Goldman 2014

 

Une radio française consacrée à l’Emergence

En août 2013, une radio internet en français a été créée dans le but de diffuser la nouvelle de la présence de Maitreya et des Maîtres. Depuis, l’audience n’a cessé de croître mois après mois : 7 558 heures d’écoute ont été enregistrées en mars 2014, à savoir 1 457 heures de plus qu’en février.

Selon les relevés d’audience, outre la France, il y a des auditeurs en Belgique, au Québec, en Suisse et dans de nom­breux autres pays. En mars, par exemple, de nouveaux audi­teurs sont apparus en Roumanie, à Oman, au Mexique, en Inde, en Italie et à Haïti, et l’audience augmente aussi en Es­pagne et aux Etats‑Unis. Plus de huit mille auditeurs ont écouté une émission ou plus en septembre seulement.

Pour l’essentiel, la majorité des auditeurs (90 %) sont des internautes qui découvrent la radio en utilisant des mots‑clés sur leur moteur de recherche de radios (spiritualité, éduca­tion, partage, etc.). Les 10 % restants sont des auditeurs qui ont découvert l’existence de la station par l’intermédiaire de cartes de visite, ainsi que de co‑workers. L’analyse de l’audience souligne aussi le fait que chaque personne écoute la station plusieurs heures chaque mois, ce qui montre que les gens cherchent à approfondir leur compréhension du message.

La station émet quotidiennement de 9 h 30 à 23 h 00 (heure française) et propose un programme varié :

‑ émissions sur l’Emergence enregistrées chaque mois de­puis 2003 par des co‑workers pour deux stations de radio pari­siennes (radios libres ou indépendantes) ;

‑ interventions de Benjamin Creme à la radio française ou lors de conférences publiques traduites ;

‑ émissions spéciales destinées à illustrer le processus d’Emergence basées sur le contenu de la revue Partage interna­tional et sur tous les thèmes en rapport avec les idées et les enseignements de Maitreya et des Maîtres.

La radio émet maintenant 24/7.

Suivre le lien : radiopartage.tk

Succès de la taxe carbone en Colombie britannique

Imposée par la province canadienne de Colombie britanni­que depuis 2008, une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) se révèle efficace pour réduire les émissions ; de plus, elle a la faveur du public.

Le gouvernement fait payer une redevance pour chaque tonne de CO2 et autres GES résultant de combustibles tels que le gasoil, l’essence, le gaz naturel et le charbon. La rede­vance est incluse dans le prix final ‑ à la pompe, pour le chauffage de la maison et dans les autres domaines applica­bles. Cette taxe est établie de façon à n’avoir pas d’incidence sur les recettes : l’argent collecté est reversé aux citoyens sous forme de réductions d’impôts ‑ pour les particuliers et les entreprises ‑ ou de crédit d’impôt pour les revenus mo­destes.

Depuis la mise en place de cette imposition, la consommation d’essence en Colombie britanni­que a chuté sept fois plus vite que ce qu’indi­quaient les projections basées sur une augmenta­tion identique du prix (du marché) des carburants. Tout confondu, les ventes de combustibles à forte émission de carbone, comme l’essence et le ga­soil, ont diminué de plus de 15 % en 2011, nota­blement plus que dans le reste du pays.

Bien qu’il soit difficile de quantifier la ré­duction exacte des émissions de GES spécifique­ment attribuable à cette taxe, deux études consta­tent une diminution considérable par rapport au reste du Canada. La taxe est également popu­laire auprès du public : 55 à 65 % des personnes interrogées y est favorable. En outre, cette taxe n’a pas nuit à l’économie, comme certains le crai­gnaient.

« En Colombie britannique, la consommation de pétrole a sérieusement diminué en même temps que son économie a suivi la croissance du reste du Canada, constate Stewart Elgie de l’Institut de l’Environ­nement (Université d’Ottawa). La province a main­tenant la plus faible consommation d’hydrocarbures du Canada, le plus faible taux d’imposition du Canada, et une économie en forme. »

[Source : motherjones.com]

Les Etats‑Unis annoncent la limitation de leurs émissions de gaz à effet de serre

Il a été dit que c’est la décision la plus importante prise par un président américain en faveur du changement climatique

l’Agence de protection de l’environnement des Etats‑Unis a annoncé de nouvelles normes visant à réduire de 30 % les émissions carbones des centrales électriques, d’ici 2030. Ac­tuellement, elles sont responsables d’environ 40 % des émis­sions américaines de gaz à effet de serre (GES).

La norme fédérale contraint les Etats à diminuer de 30 les émissions de GES émises par les centrales électriques à l’horizon 2030, en se basant sur les émissions de 2005. Il est attendu que les émissions carbones chutent de 25 % d’ici 2020. « Nous limitons la quantité de produits toxiques comme le mercure, le soufre et l’arsenic que les centrales électriques dégagent dans l’air et dans l’eau, a déclaré le président Obama. Mais elles peuvent rejeter sans limite des gaz à effets de serre dans l’atmosphère. Ce n’est pas judicieux, ce n’est pas prudent et c’est illogique. »

Pendant un an, l’Agence de protection de l’environne­ment va recueillir les avis du public sur la nouvelle norme, puis promulguera la directive finale qui prendra effet en juin 2015.

En toute logique, les opposants au nouveau règlement dé­poseront des recours administratifs afin d’essayer de bloquer sa mise en oeuvre.

[Sources : huffingtonpost.com, commondreams.orgPartage international

Un astronaute néerlandais plaide pour un mode de vie durable

Astronaute et physicien, Wubbo Ockels (1946‑2014) fut un défenseur infatigable du développement durable et du bien‑être humain. Avant d’être professeur en aé­rospatiale, en ingénierie et technologie durables, il a été le premier Néerlandais envoyé dans l’espace à bord de la navette spatiale de la Nasa, en 1985.

Par la suite, on le connaît pour ses inventions innovantes : il a mis au point un bus électrique pouvant rouler à 250 km/h ainsi que le yacht le plus « durable » au monde.

Peu avant son décès, W. Ockels a écrit une lettre ouverte, un testament pour l’humanité, dans laquelle il déclare : « As­sez ! Nous sommes allés trop loin ! La révolution industrielle nous a amené à un état déplorable, nous passons la nature au bulldozer, nous détruisons notre « support vital ». Nous devons arrêter, nous devons changer, nous devons choisir une autre voie ; nous devons revoir nos vies et nos façons défaire des affaires. »

Il poursuit : « Accueillons l’Age humain. Arrêtons la destruc­tion de la Terre ; la destruction de l’humanité ‑ en fait, notre pro­pre destruction. Que cela soit entendu par toute l’humanité, par chaque individu. Nous devons trouver une nouvelle attitude, une nouvelle culture, un nouvel état d’esprit, une nouvelle unification de l’humanité, pour notre survie. Nous ne sommes pas des abeilles qui inconsciemment bâtissent une ruche, où les individus ne per­çoivent pas leur communauté holistique et son comportement… Non, nous sommes des êtres intelligents qui peuvent voir et observer le comportement de notre communauté. Nous sommes bien conscients de la direction que nous prenons. Nous pouvons diriger l’humanité vers un meilleur futur si nous agissons ensemble. Avec une nouvelle confiance en l’humanité nous pouvons créer une nouvelle « religion » qui nous rassemble tous. »

Le professeur Ockels a conclu avec ce qu’il a appelé « Les commandements de la croyance en L’Energie heureuse de l’huma­nité »

1. L’humanité est inséparable.

2. Le but de l’humanité est de survivre.

3. L’humanité a besoin de la Terre et de la nature.

4. Notre but est de soutenir l’humanité et donc d’aider la Terre et la nature.

5. Nous devons respecter quiconque travaille dans ce but.

6. Nous sommes tous connectés les uns aux autres à travers l’humanité.

7. Chacun est connecté à la nature et à la Terre.

8. Nous sommes tous des astronautes du vaisseau spatial Terre.

9. Ceux qui manquent de respect envers les autres sont irres­pectueux envers l’humanité.

10. L’humanité, la nature et la Terre sont inséparables.

[Source : Algemeen Dagblad, Pays‑Bas]

Un tribunal japonais bloque le redémarrage de réacteurs nucléaires

C’est une victoire pour les anti‑nucléaires japonais : un tribunal régional bloque le redémarrage de deux réacteurs centrale nucléaire d’Ohi, à l’ouest de Tokyo, consi­dérant qu’ils présentent des « risques spécifiques u pour les habitants, dans le cas d’un séisme important.

Depuis le désastre de Fukushima en mars 2011, toutes les centrales nucléaires de l’archipel sont à l’arrêt pour subir des contrôles de sûreté ; certains réacteurs ne seront pas redémarrés.

L’autorité japonaise de régulation du nucléaire examine les réacteurs nucléaires selon les normes de juillet 2013, dans le but d’envisager leur redémarrage au cas par cas.

Le gouvernement a affirmé son intention de redé­marrer les réacteurs nucléaires répondant aux nou­velles normes.

[Sources : The Japan Times, Japon ; Channel News Asia, www.commondreams.org]