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Pérou : manifestations contre les compagnies pétrolières

Au nord de l’Amazonie péruvienne, des indigènes Achuar ont manifesté pour protéger leurs terres contre la compagnie pétrolière nationale péruvienne Petroperu, qui a l’intention d’entrer sur leur territoire et d’exploiter environ 42 millions de barils de pétrole léger.

Une manifestation a eu lieu le 9 mai 2013 à Wisum, près de la frontière équatorienne, soit douze jours après que Petroperu ait repris l’exploitation de cette zone (Lot 64) à la compagnie canadienne Talisman, qui s’en était retirée en septembre 2012 en raison de l’opposition locale. Cette manifestation est embarrassante pour Petroperu car l’acquisition du Lot 64 constitue pour elle une reprise d’activité dans la région, après une interruption de dix-sept ans.

La manifestation a eu lieu sur la piste d’atterrissage de Wisum et a rassemblé des hommes, des femmes et des enfants de plus de 20 communautés Achuar. Certains brandissaient des panneaux sur lesquels on pouvait lire : « Non à Petroperu : non à la vente de notre territoire Achuar ».

Un communiqué de la Fédération péruvienne des nations Achuar (Fenap) expliquait : Petroperu ne doit pas exploiter le Lot 64. En tant que propriétaires de notre territoire, nous sommes opposés aux activités pétrolières. Nous informons l’Etat péruvien que la position du peuple Achuar dans la région de Pastaza n’a pas changé depuis la création, sans consultation, du Lot 64 en 1995. Nous allons continuer à résister activement à tout type d’exploitation pétrolière sur notre territoire ancestral qui couvre la grande majorité de la concession. »

Une autre organisation Achuar, Achuarti Iruntramo (ATI), a publié une déclaration se terminant par cet avertissement : « Nous allons rendre impossible l’entrée de Petroperu. » Le président de la Fenap , Peas Ayui, a déclaré : « Nous ne laisserons aucune société pénétrer. Nous sommes les propriétaires. Nous sommes les premiers habitants. Nous voulons vivre en paix. Nous avons le droit de nous défendre et si Petroperu essaie d’entrer, nous nous battrons avec acharnement contre elle. »

[Source : The Guardian, Royaume-Uni]

Brésil : les autochtones font entendre leur voix

Le sort des populations autochtones du Brésil est en jeu. Après qu’un groupe de manifestants indigènes aient réoccupé le barrage de Belo Monte, un tribunal d’Altamira leur a ordonné de partir ou de se voir éliminé physiquement par la police. Ils ont répondu en déchirant l’ordre, refusant de partir, et en exigeant que Gilberto Carvalho, le chef de cabinet de la présidente Dilma Rousseff, vienne à leur rencontre.

Leur lettre au gouvernement brésilien (lettre n° 8, du 29 mai 2013) expliquait :

« Le massacre a été annoncé et seul le gouvernement peut empêcher cette issue. Nous avons occupé le site de construction du barrage de Belo Monte. Nous défendons nos terres. Ces anciennes terres ont toujours été les nôtres et vous en avez déjà pris une partie. Et maintenant vous essayez d’en prendre plus. Nous ne partirons pas […]. Le gouvernement doit venir ici et nous entendre. Vous connaissez déjà notre plan d’action. Nous exigeons la suspension de tous les travaux et études de barrages sur nos terres. Nous exigeons le retrait de la Force nationale de nos terres. Ces terres sont les nôtres. Vous avez déjà suffisamment gaspillé nos terres. Vous voulez que nous soyons dociles et calmes, obéissant à votre civilisation sans question. Mais dans la situation actuelle, nous savons que vous préférez nous voir morts parce que nous faisons du bruit. »

En réponse à cette lettre, Gilberto Carvalho et le gouvernement brésilien ont tenu une réunion le 4 juin 2013, avec 141 représentants des groupes ethniques autochtones Munduruku, Xikrin, Arara et Xipaya.

Après la réunion, le groupe a envoyé une nouvelle lettre communicant sa décision collective : « Nous comprenons que nous sommes maîtres de notre destin et nous voulons que la Constitution de 1988 soit respectée, garantissant l’organisation sociale indigène, les coutumes, les langues, les croyances et les traditions, en tant que peuple autochtone, le droit sur nos terres et le droit de ne pas en être chassés, ainsi que le respect des autres lois qui nous protègent. Nous demandons donc une déclaration officielle du gouvernement brésilien précisant si notre décision finale sera respectée, et si le processus de consultation proposé se fera de manière contraignante et autonome. »

[Source : www.AmazonWatch.org]

Protestation mondiale contre Monsanto

Le 25 mai 2013, des manifestations contre les cultures génétiquement modifiées Monsanto se sont tenues dans 436 villes de 52 pays.

A Los Angeles, les manifestants ont brandi des pancartes portant l’inscription « Real Food 4 real People » (De la vraie nourriture pour de vrais gens) et « Label OGM, It’s Our Right to know » (Etiquetez les OGM : nous avons le droit de savoir).

Quelques mois plus tôt, Tami Canal, de l’Utah, mère de deux jeunes enfants, avait organisé un mouvement mondial contre cette énorme compagnie. Elle en avait assez de devoir dépenser une « petite fortune » pour nourrir sa famille avec des denrées qui ne soient pas empoisonnées. Son inquiétude pour la santé publique, pour les effets délétères sur l’environnement et la corruption politique l’ont motivée à écrire l’appel d’une mère sur Facebook . « Non seulement ils menacent nos enfants ainsi que nous-mêmes, mais également l’environnement, affirme-t-elle. Le déclin des populations d’abeilles est lié aux pesticides qu’ils utilisent, et ceci n’est qu’un début. J’ai récemment lu des études selon lesquelles les papillons ont commencé à disparaître ; quant aux oiseaux, ce n’est plus qu’une question de temps : c’est l’effet domino. »

Des manifestants à Buenos Aires et dans d’autres villes d’Argentine ont diffusé des slogans et des affiches exigeant que Monsanto retire ses produits d’Amérique latine, où le soja et les céréales génétiquement modifiés de cette compagnie couvrent près de 100 % du marché, et où les produits chimiques Round-Up sont répandus toute l’année sur les champs où les vaches paissaient encore récemment.

L’Organisation de biotechnologie industrielle, qui représente Monsanto, DuPont & Co et d’autres producteurs de semences OGM, ont fait pression sur le Sénat américain, qui a massivement rejeté un projet de loi imposant l’étiquetage obligatoire sur les produits OGM. Mais les Parlements du Vermont et du Connecticut débattent de cette question et envisagent de forcer les compagnies à mentionner les ingrédients OGM sur les emballages. Whole Foods Market (une chaîne de magasins bio) a déclaré que d’ici à 2018, tous les produits OGM se trouvant dans ses entrepôts d’Amérique du Nord seraient dûment signalés comme tels.

[Sources : The Associated Press ; www.alternet.org ]

Fermeture d’une centrale nucléaire américaine

Une compagnie californienne a annoncé la fermeture définitive de sa centrale nucléaire de San Onofre située entre les villes de Los Angeles et San Diego. Cette centrale était en sommeil depuis plus d’un an à la suite de plusieurs pannes. Lorsqu’elle a voulu redémarrer la centrale, la compagnie Southern California Edison (SCE) s’est vite confrontée à des poursuites lancées par des militants anti-nucléaires, de nouvelles réglementations et une enquête du Congrès américain sur la sécurité de cette centrale. L’ONG Environnemental Friends of the Earth, qui a poursuivi SCE suite à sa décision de redémarrer la centrale, a annoncé la décision de fermeture par un gros titre : « Victoire ! Edison ferme San Onofre pour de bon. »

La fermeture de San Onofre fait suite aux récents déboires de l’industrie nucléaire américaine. En mai 2013, une centrale nucléaire du Wisconsin a été fermée, son propriétaire ayant décidé qu’elle n’était plus rentable. En février 2013, le propriétaire d’une centrale en Floride l’avait fermée en raison de problèmes mécaniques trop chers à réparer. La Commission de régulation nucléaire avait également conclu qu’un plan de construction de deux nouveaux réacteurs au Texas était illégal. [Source : www.sfchronicle.com]

Ovni au Yemen

Yémen – Un photographe yéménite a publié la photographie d’un étrange objet blanc de forme triangulaire qui survolait à grande vitesse et à travers les nuages une région montagneuse du Nord du Yémen. Selon lui c’était un ovni.

Au début du mois de mars, Aseel Badiyan photographiait des montagnes, à environ 90 km de la capitale Sanaa lorsque l’objet traversa brusquement son objectif. Des journaux saoudiens et yéménites ont cité A. Badiyan : « J’ai cherché sur Internet d’autres occurrences de ce type et j’ai constaté que ma photographie était la plus nette d’entre toutes. Je pense que les concepteurs de tels objets sont des êtres avancés issus d’une civilisation très intelligente. »

Le président de l’Association d’astronomie saoudienne, Sharaf Al Sifyati, a déclaré dans le journal saoudien Ajel qu’il avait examiné la photographie et avait conclu qu’elle n’était pas truquée : « En ce qui concerne cet objet, je pense qu’il est étrange et inhabituel, mais sans pouvoir affirmer qu’il s’agisse d’un objet venu de l’espace. Je pense que cet incident doit être investigué en profondeur. Le fait que nous ne sommes pas seuls dans ce vaste univers et qu’il existe d’autres êtres que seul Dieu connaît ne fait aucun doute. »

[Source : www.massufosightings.blogspot.nl]

Audition citoyenne sur les ovnis

« Si le Congrès ne fait pas son travail, le peuple le fera », tel était le leitmotiv lors de l’audition citoyenne sur la Divulgation , qui s’est tenue au Club national de la presse de Washington du 29 avril au 3 mai 2013, et qui a été diffusée en direct dans le monde entier. Pour tenter de mettre fin à « l’embargo du gouvernement sur la vérité » concernant l’existence des ovnis, et grâce au soutien d’un mécène canadien, le coordinateur du groupe de recherche paradigm a conçu la rencontre sur le modèle d’une audition au Congrès. Des chercheurs, des scientifiques et d’anciens membres du gouvernement, de l’armée et du renseignement, ont témoigné pendant trente heures devant un ex-sénateur et cinq anciens membres du Congrès des Etats-Unis qui ont été visiblement impressionnés par ce qu’ils ont entendu. Les archives filmées de cette « audition » sont disponibles, et un film est prévu.

En novembre 2011, la Maison Blanche a nié qu’il puisse exister une vie en dehors de notre planète ou que la preuve en soit cachée au public. Les témoins sont venus de dix pays : Etats-Unis, Canada, Europe, Amérique du Sud et Chine. Ils ont parlé avec autorité tranquille et dignité. Différents groupes de travail ont abordé la dissimulation des autorités sur des sujets comme la désactivation de missiles nucléaires, Roswell, les témoignages des pilotes, et la technologie.

Un officier de police en activité au Royaume-Uni, qui a recueilli 430 rapports secrets d’ovnis impliquant plus de 940 policiers retraités ou en service, a demandé avec force que le voile du secret soit levé. Par contre, des chercheurs d’Amérique du Sud ont déclaré que l’existence des ovnis est ouvertement admise dans leur pays.

Au fur et à mesure de la semaine, les médias ont lentement commencé à réaliser l’importance de l’évènement et sont devenus moins médisants. Le journal britannique Daily Telegraph a parlé d’un « véritable exercice américain de démocratie représentative ». Le Comité a signé un communiqué appelant à une conférence mondiale organisée par l’Assemblée générale des Nations unies pour examiner la preuve d’une présence extraterrestre sur Terre. L’ancien ministre canadien de la Défense , Paul Hellyer, a déclaré : « La vraie monnaie du 21 e siècle ne sera pas l’or ou l’argent ou un panier de devises, mais la confiance. Il n’y a qu’une seule façon de regagner la confiance : trouver et dire la vérité. »

[Sources : www.citizenhearing.org  ; www.paradigmresearchgroup.org ; www.telegraph.co.uk]

Des statues « boivent » du lait et de l’eau

Avinash Sing, Guyana

Au Guyana (Amérique du Sud), en mars 2013, des statues de divinités hindoues ont « bu » le lait et l’eau qu’on leur offrait.

Priya Devi Pitamber, Guyana

Sachia Persaud, Guyana

Deux jours après la fête hindouiste de la Maha Shivaratri , qui s’est déroulée le 10 mars, des gens à travers le Guyana ont commencé à témoigner avoir vu disparaître le lait et l’eau offerts à des statues de Shiva et d’autres divinités. Alors que la nouvelle de ce phénomène miraculeux se répandait, des foules se sont rassemblées dans les temples et les résidences privées où se trouvaient ces statues.

Des habitants de Golconda, localité située sur l’île de Trinidad, dans les Caraïbes, ont rapporté que pendant la fête de la Shivaratri , une statue de divinité hindoue a accepté des offrandes de lait.

YouTube:Staceeey13, New York, Etats-Unis

Une habitante de New York a raconté qu’après avoir entendu parler des statues miraculeuses au Guyana, elle offrit, le 14 mars, de l’eau à sa statue de divinité hindoue et que l’eau disparut.

Le même jour au Canada, Anjalie Mangroo mit en ligne sur Internet une vidéo où l’on voit sa statue de Shiva en train de boire le lait qu’elle lui offrait.

On peut voir sur YouTube plusieurs des statues miraculeuses.

[Sources : www.guardian.co.tt  ; www.guyanachronicleonline.com  YouTube : Avinash Singh, Sachia Persaud, Priya Devi Pitamber ; staceeey13 ; Anjalie Mangroo]

Bangladesh : la survie miraculeuse d’une couturière

Le 10 mai, Reshma Begum, une couturière âgée de 18 ans, a été miraculeusement sortie des ruines de la fabrique de vêtements Rana Plaza après y être restée prisonnière durant 17 jours. Le bâtiment de neuf étages, situé près de Dhaka (Bangladesh), s’était effondré le 24 avril 2013, dans ce qui fut l’une des pires catastrophes industrielles de tous les temps. Cette tragédie s’est produite alors que 3 000 ouvriers étaient à leur poste de travail dans l’immeuble. Ils gagnaient pour la plupart 40 dollars par mois et fabriquaient des vêtements pour des marques occidentales comme Primark en Grande-Bretagne et Benetton en Italie. L’enquête préliminaire a mis en cause les vibrations provoquées par quatre générateurs géants situés dans les étages supérieurs.

Les sauveteurs ont été sidérés d’entendre ses appels au secours et son sauvetage a été diffusé en direct à la télévision. La foule criait : « Allah Akbar » (Dieu est grand). Enfermée dans une poche d’air, Reshma a survécu grâce à des biscuits et de l’eau de pluie. Elle « n’a jamais perdu l’espoir d’être sauvée ». Le capitaine d’armée Ibrahimul Islam n’a pas compris « par quel miracle elle avait pu survivre après 17 jours passés dans une telle chaleur et humidité ». Elle a été découverte des heures après que les sauveteurs aient abandonné tout espoir de retrouver d’autres survivants. Le nombre de personnes décédées a dépassé le millier. Sa famille, submergée par la joie, crie au « miracle ».

[Sources : AFP ; www.hindustantimes.com ; The Times of India]

Des New-Yorkais rendent hommage à Hugo Chavez

Début mars 2013, lorsque la nouvelle de la mort du président Chavez a atteint les Etats-Unis, des résidents de New York ont organisé un rassemblement à Times Square, et se sont ensuite rassemblés devant le consulat du Venezuela pour une veillée aux chandelles. Alors que beaucoup étaient là pour exprimer leur solidarité avec les idéaux et la politique de H. Chavez, d’autres étaient venus pour témoigner de leur gratitude parce que H. Chavez avait contribué à aider leurs familles à se chauffer pendant les mois d’hiver.

Chaque année depuis 2005, Citgo – une filiale américaine de la compagnie pétrolière d’Etat du Venezuela – a fourni du mazout de chauffage domestique gratuitement à des centaines de milliers d’Américains à faible revenu et à des centaines de refuges pour les sans-abri. Près de deux millions de personnes dans plusieurs Etats des Etats-Unis ont bénéficié de ce programme, ce qui a représenté un coût de 1,5 milliard de dollars pour la compagnie pétrolière. En janvier, Citgo a déclaré qu’elle allait poursuivre le programme en 2013. L’annonce a été faite en même temps que des coupes importantes étaient décidées dans le budget du Low Income Home Energy Assistance Program du gouvernement des Etats-Unis.

Le parlementaire américain Jose E. Serrano, dont la circonscription comprend le Bronx (le quartier le plus pauvre de New York), a pris la parole lors de la veillée en rappelant la générosité dont le président Chavez avait fait preuve envers les résidents de sa circonscription : « Il a mis à contribution la puissance des ressources pétrolières de son pays […] pour financer des programmes sociaux. Il a offert les mêmes avantages aux habitants du Bronx qui se débattaient dans des difficultés financières. » En plus du mazout de chauffage gratuit, Citgo a fait des dons de plusieurs millions de dollars pour des projets communautaires dans les quartiers sud du Bronx, par exemple pour des coopératives d’alimentation naturelle et des centres pour la jeunesse.

[Sources : www.policymic.com ; www.wsj.com ; www.voicesofny.org]

Espagne : des familles expulsées s’installent dans des logements inoccupés

La crise économique en Espagne a conduit à des expulsions massives et à des milliers de logements inoccupés, en particulier dans la région du sud de l’Andalousie. La crise financière de 2008 a provoqué un effondrement du secteur de la construction, laissant un grand nombre de travailleurs au chômage. En 2010, les banques espagnoles ont saisi plus de 100 000 logements. Le nombre catastrophique des sans-abri a transformé des familles ordinaires en militants furieux, sans aucune aide des autorités publiques ou des institutions, tandis que des milliers de logements restent inoccupés.

Corrala Utopía a été fondée à Séville, par un groupe de femmes qui ont perdu leur logement suite à une éviction consécutive à des retards de paiement de loyer ou de remboursement d’emprunt. Ce groupe est situé dans le quartier de la Macarena , à Séville, qui a connu le plus grand nombre d’expulsions par suite de saisies dans le cadre d’emprunts hypothécaires, et contient plus de 130 000 logements inoccupés. Le nom « corrala » fait référence à un type de bâtiments que l’ont trouvait dans les villes espagnoles du 16 e au 19 e siècle, avec plusieurs étages de petits appartements et un balcon donnant sur une cour centrale, où les familles vivaient en communauté, partageant des installations communes et se soutenant mutuellement.

Toni Rodrigues, 44 ans, dormait dans sa voiture après avoir dû quitter son domicile dont elle ne pouvait plus payer le loyer. Le mouvement activiste communautaire 15-M, qui s’est fait connaître au cours des manifestations des Indignés en 2011, l’a aidée dans son projet d’installer des familles dans des bâtiments inoccupés. « J’avais très peur de ce qui pourrait nous arriver. Je ne savais pas si nous serions autorisés à rester ou si nous serions arrêtés », a-t-elle déclaré.

Après une préparation minutieuse, ils ont choisi un bloc vacant qui avait appartenu au promoteur immobilier Maexpa, déclaré en faillite, et qui avait été financé par la banque Ibercaja. Le 14 mai 2012, un groupe de femmes est entré dans le bâtiment. Deux semaines après le début de l’occupation, l’eau et l’électricité furent coupées. Les squatters forment un groupe de 36 familles avec 40 enfants et plusieurs personnes âgées. Ce sont des familles qui travaillent, on y trouve du personnel de sociétés de nettoyage, des ouvriers de la construction, des coiffeurs, des caissières de supermarché… ils jouissent d’un soutien populaire pour défendre leur droit à un logement convenable. « Personne sans maison, aucune maison sans personne » (ni gente sin casa, ni casas sin gente) est l’un de leurs principaux slogans. A l’heure actuelle, un réseau de corralas a vu le jour dans les petites villes d’Andalousie, un autre dans la ville de Málaga, où la situation est encore plus désespérée, et cinq autres également à Séville.

La banque est en négociation avec Corrala Utopia ; dans le quartier de Triana, la Corrala Libertad a pu se transformer en une coopérative de logement au début de 2013.

[Sources : The Guardian, G.-B. ; www.libcom.org ]