La préservation d’immenses étendues de forêt primaire amazonienne

Le gouvernement brésilien et un groupe de partenaires privés ont créé un fonds pour la protection à long terme de plus de 60 millions d’hectares de forêt vierge [soit la superficie de la France].

Il sera attribué 215 millions de dollars au Brésil et à des ONG comme le WWF, pour gérer pendant les vingt‑cinq prochaines années 52 millions d’hectares déjà protégés et d’accroître cette superficie de 8 millions d’hectares. Environ 15 % de la forêt brésilienne est protégée.

Le Brésil augmentera graduellement sa contribution, sur toute la durée de l’accord, à mesure que le fonds de transition cédera le pas, dans l’intention d’établir un financement per­manent.

[Sources : www.worldwildlife.org ; New York Times, E.‑U.]

S.O.P. ‑ SAUVONS NOTRE PLANETE

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements clima­tiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. S.O.P., sauvons notre planète »

[Source : Partage international, octobre 2012]

La vérité sur Nakba

Entre 1947 et 1949, quelque 400 à 500 villages et villes arabes ont été dépeuplés et détruits, ou occupés et renommés. La plupart ont été laissés en ruines.

Zochrot (la mémoire en hébreu) est une organisation israé­lienne visant à informer les Israéliens sur Nakba, terme pa­lestinien pour désigner la fuite, l’expulsion et la dépossession de 750 000 Palestiniens, lors de la création d’Israël en 1948. Basée à Tel Aviv, ses membres étant Juifs ou Palestiniens, Zochrot enseigne aux Israéliens la vérité sur le passé, sur les faits dissimulés par des années de peur, d’hostilité et de déni. En mai 2014, ils ont lancé l’application 1‑Nabka, carte inter­active permettant de localiser les villages arabes perdus pen­dant la guerre de 1948 et donnant des informations sur leur état actuel. Entre 1947 et 1949, quelque 400 à 500 villages et villes arabes ont été dépeuplés et détruits, ou occupés et re­nommés. La plupart ont été laissés en ruines.

A la fin des années 1980, l’ouverture d’archives officielles a révélé que de nombreux Palestiniens avaient été expulsés par les forces israéliennes, contrairement à la version histori­que officielle affirmant qu’ils avaient fui, sous la pression de leurs voisins arabes.

L’organisation conduit régulièrement des visites guidées dans ces anciens villages palestiniens, montrant des fonda­tions en ciment, des fragments de murs de pierre, des restes de clôtures d’épineux ou de tombes de saints musulmans abandonnées. De nombreux villages ont disparu sans laisser de traces et sont remplacés par des banlieues et des planta­tions d’arbres, ou transformés en prairies et en vergers.

La plupart des Israéliens s’opposent à Zochrot, rejetant toute possibilité d’un retour des Palestiniens et de leurs descendants, aujourd’hui au nombre de sept millions. Le prési­dent palestinien Mahmoud Abbas a lui‑même déclaré en 2012 qu’il ne comptait pas retourner à Safed, sa ville natale. Danny Rubinstein, écrivain et journaliste né à Jérusalem qui sympathise avec les épreuves des Palestiniens, affirme : « Je pense que Zochrot est une erreur. Les Palestiniens savent, ou leurs dirigeants savent, qu’ils doivent oublier Ramle, Lod et Jaffa. Ils doi­vent abandonner l’idée d’un retour comme but national. Si j’étais politicien palestinien, je dirais : Vous devez oublier. »

De son côté, Shlomo Abulafia, qui réside à Ein Karem, une ancienne ville palestinienne, explique : « Nakba est de l’histoire pour nous, mais une catastrophe pour eux. Qu’avons‑nous à perdre de la reconnaissance de la souffrance palestinienne ? Les deux partis s’éloignent sans cesse l’un de l’autre. Les gens vivent dans la peur. On vit dans le déni. »

Liat Rosenberg, directeur de Zochrot, affirme que cette or­ganisation est la seule qui s’occupe de 1948 (plutôt que de l’oc­cupation israélienne de 1967) et que grâce à elle les Israéliens connaissent enfin le mot Nabka : « Il fait désormais partie de la langue hébraïque et c’est un progrès ». Selon Claire Oren, partici­pant à la visite d’al‑Walaja, ancien village de 2 000 habitants

« Plus il y aura d’Israéliens qui comprennent, plus il y aura de chan­ces d’empêcher une nouvelle catastrophe dans ce pays. »

[Source : The Guardian, UK]

Suaire de Turin : les recherches se poursuivent

Un nouveau livre affirme que le suaire de Turin n’est pas un faux médiéval comme cela avait été prétendu en 1988 par les laboratoires impliqués dans la datation au carbone 14.

De nouvelles analyses utilisant la lumière infrarouge et la spectroscopie pour analyser des fibres provenant de la précé­dente étude, menée par des scientifiques de l’Université de Padoue (Italie), ont abouti à des résultats beaucoup plus an­ciens. La date réelle du Suaire est comprise entre 300 avant et 400 après Jésus‑Christ, selon Giulio Fanti, professeur de mesure mécanique et thermique à l’Université de Padoue, et le journaliste Saverio Gaeta, auteurs du livre Il Mistero della Sindone (Le mystère du Saint Suaire).

Le professeur Fanti a déclaré que ses résultats étaient le fruit de quinze années de recherche, et que l’empreinte sur le Suaire a été causée par une déflagration de « radiation excep­tionnelle’ » .

Les résultats publiés en 1988 par le PRST (Projet de re­cherche sur le suaire de Turin) des laboratoires d’Oxford, de Zurich et de Tucson (Arizona) ont en effet été contestés, au motif que les fibres utilisées peuvent avoir été contaminées (voir la confession de Ray Rogers dans Partage international de mai 2009.)

Les recherches continuent à travers le monde et de plus en plus de publications voient le jour. On en trouvera une liste sur le site de Barrie Schwortz www.shroud.com.

La prochaine exposition publique du Suaire aura lieu du 19 avril au 24 juin 2015 à la cathédrale St Jean Baptiste de Turin. Il s’agit d’une durée exceptionnellement longue et le Vatican a annoncé que le pape François se rendrait à Tu­rin le 24 mai 2015.

[Sources : The Telegraph, New Scientist ; www.Shroud.com , Grande‑Bretagne.]

Des inventions de génie

Des millions de personnes se servent de fours à bois ou au charbon de bois. Des millions de familles ont recours aux lampes à kérosène pour s’éclairer. Un milliard et demi de personnes n’ont pas accès à une source d’électricité stable.

Si l’énergie thermique (produite par exemple par les fours de cuisson) pouvait être convertie en électricité pour éclairer les foyers, cela préserverait de nombreuses personnes des fu­mées toxiques, des maisons emplies de fumée et des risques in­hérents.

Une entreprise nommée Point Source Power a mis au point un appareil de conception simple appelé Voto qui convertit la chaleur en électricité. Pour charger une lampe de poche, un té­léphone mobile ou même une batterie, il suffit de le « bran­cher » sur la poignée de votre casserole et l’énergie sous forme de chaleur est transformée en électricité. A l’heure actuelle, les produits Voto sont seulement disponibles au Kenya.

Une autre solution, nommée Gravity Light, a été mise au point par l’initiative de recherche deciwatt.org. Il suffit de remplir un sac avec environ 10 kilos de matériaux (sable, pierres ou terre) et de le suspendre à une courroie qui pend de l’appareil. Le poids du sac fait descendre la courroie vers le bas et l’énergie générée par ce mouvement est convertie en électricité. Ce mécanisme peut produire 30 minutes d’électri­cité. Le sac est alors simplement hissé à nouveau produisant ainsi à chaque fois une quantité plus ou moins constante d’électricité.

Le Soccket un autre exemple de la conversion d’une éner­gie donnée. Dans ce cas, il s’agit de l’énergie cinétique (l’énergie propre à un objet de par son mouvement) qui est convertie en électricité tout en amusant les enfants qui tapent dans un ballon de football pendant des heures. Le football est certainement le sport le plus populaire au monde et un pro­duit ingénieux a été mis au point par une entreprise à voca­tion sociale aux Etats‑Unis.

Grâce à un système de pendule interne, le ballon Soccket génère et stocke l’électricité. Après environ 30 minutes de jeu, le ballon a emmagasiné assez d’énergie pour faire fonction­ner une ampoule de poche pendant trois heures. Un pourcen­tage prélevé sur les ventes servira à fournir des ballons Soc­ckets à des écoles dans les pays en voie de développement.

[Source : www.smithsonianmag.com , Partage International]

Un ancien dirigeant japonais dénonce l’énergie nucléaire

Au Japon, le mouvement anti-nucléaire a reçu un coup de pouce inattendu lorsque Junichiro Koizumi, ancien premier ministre, a publiquement renoncé à soutenir l’énergie nucléaire. Dans un discours prononcé début octobre devant des chefs d’entreprise japonais, il a déclaré que le Japon devrait démanteler ses centrales nucléaires et faire appel aux sources d’énergie renouvelables comme le soleil.

En tant que premier ministre de 2001 à 2006, M . Koizumi était un partisan enthousiaste de ce qu’il appelait alors l’énergie nucléaire « propre et bon marché ». Lors de son récent discours, il a affirmé qu’il avait changé d’avis après l’accident nucléaire de Fukushima. Il pense maintenant que l’énergie nucléaire est la forme d’énergie la plus coûteuse ; il a mentionné non seulement les milliards de dollars nécessaires pour décontaminer Fukushima mais aussi les coûts non encore connus et les difficultés liées à la gestion des déchets nucléaires. Il affirme qu’il n’y a rien de plus coûteux que l’énergie atomique et que le Japon devrait tendre vers la suppression des centrales nucléaires et adopter une politique plus durable.

Le revirement de M. Koizumi va à contresens des projets du gouvernement qui veut redémarrer le plus possible de centrales nucléaires (actuellement, elles sont toutes à l’arrêt) et qui proclame que l’énergie nucléaire est essentielle à la croissance économique. M. Koizumi est convaincu que si le parti au pouvoir annonçait l’abandon du nucléaire, il serait largement suivi par l’opinion publique et la nation regrouperait ses forces pour aboutir à un degré de recyclage encore inconnu dans le monde.

[Source : The New York Times, E.-U.]

Moratoires sur la fracturation hydraulique

Les représentants du gouvernement de la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador ont annoncé un moratoire sur la fracturation hydraulique, technique d’extraction du gaz naturel qui, selon certains scientifiques, provoquerait de sérieuses pollutions de l’air et de l’eau. « Notre gouvernement n’acceptera pas les demandes d’exploration pétrolière faisant appel à la fracturation hydraulique, a déclaré Derrick Dall, ministre des Ressources naturelles. Notre première préoccupation est la santé et la sécurité de la population. En prenant cette décision, notre gouvernement agit de façon responsable et en respectant l’équilibre entre développement économique et protection de l’environnement. » Le gouvernement provincial évaluera l’impact géologique des techniques de fracturation et laissera à la population l’occasion de s’exprimer sur cette question. Les provinces du Québec et de la Nouvelle Ecosse ont déjà annoncé un moratoire sur la fracturation hydraulique, en attendant une étude plus approfondie.

Aux Etats-Unis, trois villes de l’Etat du Colorado ont décidé, en novembre 2013, d’interdire la fracturation. Les résidents de Fort Collins et de Boulder, au Colorado, ont interdit la fracturation hydraulique pour au moins les cinq prochaines années, et la ville de Lafayette a adopté une interdiction pour tous les nouveaux puits de pétrole et de gaz.

[Sources : www.commondreams.org ; www.cbc.ca ; www.mcclatchydc.com]

Grève générale en Indonésie

Plus de 100 000 travailleurs sont descendus dans les rues à travers tout le pays pour une grève de deux jours, exigeant une augmentation du salaire minimum ainsi qu’une couverture maladie universelle.

La grève des 31 octobre et 1 er novembre 2013 a été précédée par plusieurs semaines de manifestations de travailleurs, avec des fermetures d’usines dans les zones industrielles du pays.

L’une des principales organisations de travailleurs, le Joint Labour Secretariat, a parlé du fossé qui sépare les travailleurs des propriétaires d’industries, demandant une hausse des salaires : « Bien que les propriétaires en fassent des montagnes, il ne reste même pas une miette pour nous, sauf des salaires misérables, juste assez pour nous permettre de survivre et reprendre le travail le lendemain. »

La grève s’est déroulée alors que l’Indonésie connaît un accroissement énorme du coût de la vie, dû entre autres à la récente augmentation du prix des carburants.

En plus de la hausse du salaire minimum, les grévistes ont demandé une couverture maladie universelle, l’abolition de l’externalisation surtout lorsqu’elle est pratiquée par des entreprises d’Etat, et l’adoption d’une loi protégeant les travailleurs.

[Sources : www.thediplomat.com ; Agence France-Presse

Des milliers de personnes manifestent à Moscou

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Moscou le 27 octobre 2013 contre le régime du président Poutine et les mesures gouvernementales répressives contre les opposants. Des manifestants brandissaient des drapeaux et des portraits de personnes victimes de la persécution politique, comme Mikhail Khodorkovsky, ancien directeur d’une société pétrolière actuellement emprisonné, des membres du groupe punk Pussy Riot, et des militants de Greenpeace détenus par le gouvernement russe. On estime le nombre de manifestants supérieur à 10 000.

Alexei Navalny, chef de l’opposition, a déclaré que la principale raison de ce rassemblement était d’obtenir la liberté des personnes emprisonnées en mai 2012 pour avoir manifesté lors de l’investiture de V. Poutine.

Mais le meeting demandait aussi la libération de 30 militants de Greenpeace mis en détention après avoir essayé d’escalader une plateforme pétrolière dans la mer de Barents afin de protester contre l’exploration pétrolière en Arctique.

[Source : Agence France-Presse]

Grèce : de nouveaux médias alternatifs

Faisant suite à la fermeture de plusieurs médias publics en raison des mesures d’austérité, une nouvelle génération de médias indépendants touche maintenant une plus large audience dans le pays, offrant à l’opposition une meilleure visibilité face aux structures dominantes du pouvoir.

De nouveaux médias comme Radio Bubble, station progressiste et indépendante gérée par une communauté de volontaires, et des publications de journalisme d’investigation comme Unfollow et The Press project expriment des critiques contre la politique d’austérité du gouvernement de coalition du président Antonis Samara.

D’après The New York Times : « Bien que leur audience soit encore relativement modeste, ils jouent un rôle de plus en plus vital dans le dialogue. »

Les sondages montrent que les Grecs éprouvent une profonde méfiance et un grand scepticisme envers les principaux médias qui diffusent les informations sur la crise économique. Il s’ensuit un immense appétit pour les informations émanant de sources non traditionnelles, surtout s’il s’agit de questions et de critiques contre la position du gouvernement, lequel répète qu’il n’y a pas d’alternative aux mesures d’austérité exigées par les pays prêteurs.

Pour certains, ces alternatives médiatiques émergentes représentent le meilleur signe que la Grèce est sur le chemin de la reconquête de la démocratie. « Nous nous définissons comme médias citoyens, et non comme médias alternatifs », explique Theodora Oikonomides, ancienne rédactrice de Radio Bubble. Apostolis Kaparoudakis, fondateur de Radio Bubble, ajoute : « Nous ne voulons pas des auditeurs, nous voulons des citoyens. »

[Sources : www.commondreams.org ; The New York Times, Etats-Unis.]