La 23e Conférence sur le changement climatique

theguardian.com ; www.ecowatch.com.

Des délégués de presque 200 pays se sont rencontrés à Bonn (Allemagne) en novembre 2017 pour la 23e COP (sommet des Nations unies sur le climat), qui vise à stopper le réchauffement climatique. Le focus de cette année présidée par les Iles Fidji, portait sur la création d’un « règlement » pour contrôler et consolider les engagements de l’accord de Paris de 2015.

Des progrès ont été réalisés, mais la plupart des avancées ont été effectuées hors des procédures officielles.

Avant le début du sommet, la Syrie a annoncé son intention de signer l’accord de Paris, laissant les États-Unis, deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde, seul pays à l’avoir rejeté.

Afin de remplir le vide laissé par l’inaction du gouvernement américain, le gouverneur de Californie, Jerry Brown, et l’ancien maire de la ville de New York, Michael Bloomberg, ont publié le rapport intitulé la Promesse de l’Amérique, exposant les grandes lignes des actions non-fédérales en cours aux États-Unis. Ainsi, 20 États, 110 villes et plus de 1 400 entreprises aux États-Unis ont adopté des objectifs chiffrés de réduction des émissions. Si ces acteurs non-fédéraux constituaient un pays, leur économie serait la troisième du monde. L’initiative de la Promesse de l’Amérique vise à s’assurer que les États-Unis tiennent leur engagement conclu à Paris, même sans le soutien du gouvernement américain.

Au cours de la conférence, une autre avancée positive a été le lancement de The Powering Past Coal Alliance. Dirigée par le Royaume-Uni et le Canada, cette alliance pour faire du charbon une énergie du passé a réuni plus de 20 pays, régions et États qui se sont engagés à éliminer progressivement l’utilisation du charbon, à cesser d’investir dans l’électricité produite par du charbon et à soutenir l’énergie propre. Bien que l’alliance n’inclue pas les principaux utilisateurs de charbon, comme la Chine, les États-Unis et l’Allemagne, elle vise à atteindre 50 membres d’ici le sommet des Nations unies sur le climat de l’année prochaine.

Avant la conférence, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Bonn pour demander la fin de l’utilisation du charbon, pour dénoncer le déni du dérèglement climatique du président des États-Unis Donald Trump, et pour souligner la nécessité d’arriver à 100 % d’énergie renouvelable aussi vite que possible. Dans une action directe non-violente avant le sommet, des milliers de manifestants ont fermé provisoirement l’accès à la plus grande mine de charbon à ciel ouvert d’Europe, située à l’ouest de Bonn, demandant que le gouvernement allemand « laisse le charbon là où il est ».

 

Interview : Le surprenant combat des Israéliennes pour la paix

Interview de Vivian Silver Par Shereen Tayles

nformation : www.womenwagepeace.org.il/en/

Women Wage Peace (WWP) est un mouvement populaire de femmes israéliennes d’origines, de confessions, de convictions politiques et de niveaux sociaux très divers.
Leur objectif est de parvenir à un accord politique bilatéral juste et honorable pour mettre fin au conflit israélo-palestinien. Leur mouvement est 
« né d’un profond désespoir et du cynisme » qui a suivi l’opération militaire de juillet 2014 – connue sous le nom deOpération Bordure protectrice – lancée par Israël dans la bande de Gaza, et qui a dévasté une grande partie de la bande de Gaza et fait de nombreuses victimes tant à Gaza qu’en Israël.
Le mouvement fut initié afin de ranimer l’espoir de paix entre les deux parties. WWP est très actif et connaît une croissance rapide, avec plus de 28 000 membres en Israël et 50 000 autres dans le monde. WWP organise régulièrement des activités pour faire pression sur les dirigeants israéliens et palestiniens afin qu’ils arrivent à conclure un accord de paix viable.

Shereen Tayles a interviewé Vivian Silver, membre du bureau central de WWP, pour Partage international.

Partage international : Par quels moyens attirez-vous l’attention sur votre cause ?
Vivian Silver : Tout d’abord, nous n’avons pas de structure hiérarchique. Nous sommes une organisation horizontale entièrement dirigée par des bénévoles. Nous sommes divisés en 18 équipes professionnelles travaillant sur 60 zones géographiques. Nous essayons de faire grandir le mouvement afin de parvenir à une masse critique de personnes qui pourront ensuite influencer les gouvernements.
Nous organisons des réunions en privé où nous projetons le film d’Abigail Disney Pray the Devil Back to Hell, un film sur le rôle qu’ont joué des femmes du Libéria pour mettre fin à la guerre civile qui a ravagé leur pays. Dans le débat qui suit, nous faisons des parallèles avec notre propre guerre afin d’inspirer et motiver. Si ces femmes ont pu le faire au Libéria dans des conditions terribles, nous pouvons le faire ici. Nous expliquons notre mouvement et recrutons ainsi de plus en plus de femmes.
Un jeudi après-midi par mois, nous nous tenons à des carrefours, quelque 80 dans tout le pays, ou dans des centres commerciaux. Nous déployons nos pancartes montrant Menahem Begin, Anouar el-Sadate et Jimmy Carter lors de la signature de l’accord de paix entre l’Égypte et Israël. Cette image montre que la paix n’a rien à voir avec les convictions politiques ; M. Begin était le premier ministre d’un gouvernement d’extrême droite. Nous insistons sur le fait que nous ne sommes pas un mouvement de gauche ; nos membres sont de toutes tendances politiques parce que la paix est une question primordiale pour tout le monde. Que vous soyez religieux, laïc, de droite, de gauche, du centre, que vous soyez un immigrant russe ou éthiopien, ou un israélien de naissance – la paix, ça parle à tout le monde.
Tous les lundis, nous avons aussi des représentants à l’assemblée plénière de la Knesset, le Parlement israélien, et nous sommes maintenant bien connus comme un mouvement pacifiste. Nous sommes reconnaissables avec nos vêtements blancs et nos écharpes turquoises.

PI. Quels résultats avez-vous obtenus jusqu’ici ?
VS. Nous n’avons pas encore obtenu la paix, mais les politiciens reconnaissent que nous contribuons à ce que l’on parle de paix et d’espoir. Nous promouvons l’idée que le paradigme vieux de 70 ans selon lequel seule la guerre apportera la paix est totalement erroné ; nous affirmons que seul un accord politique apportera la sécurité. Tout être humain a besoin de sécurité, juif ou arabe, musulman ou chrétien, palestinien ou israélien. Notre spécificité en tant que femmes est que la sécurité va bien au-delà de la simple sécurité des frontières. Nous parlons de sécurité dans les domaines de l’éducation, du bien-être, de l’emploi et de l’économie…

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Maladie d’Alzheimer : une expérience prometteuse

Par Chantal Piganeau

La maladie d’Alzheimer est une maladie neuro-dégénérative dite incurable car à ce jour, il n’a pas été trouvé de médicament pour y pallier.

En 2014, le Dr Dale Bredesen, professeur de neurologie à l’Ucla (Californie), part d’une hypothèse novatrice. Et si cette maladie était induite par le stress chronique et de graves carences liées à notre mode de vie moderne ? Il tente une expérience avec dix patients diagnostiqués « Alzheimer ». Il propose à ces patients un programme personnalisé et un accompagnement pour rééquilibrer leurs habitudes de vie. Les résultats obtenus au bout de six mois sont plus que probants.

Huit malades, atteints certes de façon relativement légère, ont retrouvé leurs capacités perdues. De plus, ils se sentent mieux qu’avant l’apparition de la maladie. Six d’entre eux ont pu reprendre leur travail. En poursuivant le programme dans la durée, ils se sont avérés complètement guéris.

Ainsi, la maladie, dans les premiers stades, pourrait disparaître à condition de modifier certains comportements.

Cela interroge sur nos modes de vie et sur les causes profondes de la maladie d’Alzheimer.

Le Dr Michael Nehls dans son ouvrage Guérir Alzheimer, comprendre et agir à temps explique la genèse de la maladie, les moyens de la prévenir et de la guérir, aux premiers stades de ses manifestations.

Comment fonctionne la mémoire ?

Tout part de l’hippocampe et de son rôle. Cette petite structure rassemble, le temps d’une journée, les informations recueillies, avant qu’elles ne soient envoyées dans la zone de la mémoire à long terme, pendant le sommeil profond…

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Mary Newport, MD, auteure de Alzheimer’s Disease : What If There Was a Cure ? The Story of Ketones (2011 ; 2eedition avril 2013) ; et The Coconut Oil and Low Carb Diet for Alzheimer’s, Parkinson’s and Other Diseases (sept 2015).
(www.coconut ketones.com)

Sciences : un nouvel éclairage

Par William Allen

« La vieille conception mécaniste de la nature et des forces qui y sont à l’œuvre cède rapidement du terrain. […] De plus en plus nombreux sont ceux qui acceptent l’idée que tout est énergie, qu’énergie et matière ne sont que deux états différents d’une réalité unique sur laquelle la pensée peut exercer son influence. La vision humaine de l’existence est transformée par cette compréhension qui ne cesse de croître. […] Nombreux sont les scientifiques du monde entier qui orientent leurs recherches dans cette direction, ressentant le besoin d’étayer de preuves leur conviction intuitive que tout est interconnecté. » [Le Maître –, par l’entremise de Benjamin Creme, extrait de L’extension de la conscience, Partage international, septembre 1992]

Pendant des siècles la vision scientifique dominante s’est basée sur les conclusions issues de la mécanique classique ou newtonienne. Celle-ci postule que la nature est un grand mécanisme composé de parties matérielles. Donc, pour comprendre des organismes complexes, il suffit de les réduire aux interactions entre leurs parties. La physique classique a mené à de nombreuses découvertes, connaissances, innovations et technologies qui ont contribué à des améliorations nombreuses dans tous les domaines de la vie et nous ont propulsé dans l’espace.

Au début du XXe cependant, plusieurs physiciens (dont certains obtiendront par la suite un prix Nobel) ont exploré la relation entre la matière et l’énergie. Ce faisant, ils découvrirent empiriquement des phénomènes qui ne pouvaient être expliqués par la physique classique, à savoir que ce que nous percevons comme de la matière physique solide (cela inclut les atomes) est en fait l’interaction, ou enchevêtrement [on dit aussi intrication] d’ondes d’énergie. Parmi eux, certains poussèrent les expériences plus loin et démontrèrent que la conscience, ou esprit, est reliée à ces énergies [de la matière] et peut donc affecter le monde matériel. Ces découvertes posèrent les bases d’une révolution de la physique, qui aboutit à la théorie quantique et à la mécanique quantique.

Qu’on le réalise ou non, la théorie quantique valide deux enseignements de la Sagesse éternelle : a) qu’il n’y a rien dans tout l’univers manifesté que de l’énergie en mouvement et b) que l’énergie suit la pensée…

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Interview : La compassion plutôt que la haine [Extraits]

Interview de Antony McAleer par Jason Francis

Life After Hate1 est une organisation à but non lucratif basée à Chicago, fondée en 2011 par d’anciens membres de mouvements violents d’extrême-droite aux Etats-Unis. Le groupe aide les membres encore engagés dans des mouvements extrémistes qui souhaitent abandonner la violence et la haine à se tourner vers la compassion et le pardon. En outre, Life After Hate travaille avec des communautés et des organisations éducatives et gouvernementales qui veulent comprendre et s’attaquer aux causes de l’extrémisme. Antony McAleer est cofondateur et président de Life After Hate. Après avoir plongé dans la violence de l’extrémisme notamment en tant qu’organisateur du groupe suprémaciste WAR (White Aryan Resistance2), il a quitté ce mouvement et a changé de vie après avoir entrepris un cheminement spirituel. Jason Francis a interviewé Antony McAleer pour Partage international.

Partage international : Comment vous êtes-vous engagé dans l’extrémisme violent ?
Antony McAleer : Ce fut une immersion lente. Je ne me suis pas dit : « Je vais m’engager dans ce groupe extrémiste. Je vais m’intéresser à ce groupe qui discute de manière critique de l’immigration. » J’étais juste de plus en plus exposé à cette idéologie et à des gens qui faisaient écho en moi.

PI. Comment les mouvements violents d’extrême droite ciblent-ils et recrutent-ils leurs membres et quelles sont les personnes les plus vulnérables à leur message ?
AM. Ils tirent souvent parti des circonstances. Par exemple, en ce moment, ils iraient à des expositions-ventes d’armes à feu. Il y a aussi un phénomène plus récent qui s’appuie davantage sur Internet. Il est plus facile de recruter via les réseaux sociaux.
Mais le noyau de l’extrémisme violent n’est pas vraiment basé sur l’idéologie. Il réside dans la honte toxique, la conviction à propos de nous-mêmes que nous ne sommes pas assez biens, assez intelligents ou pas dignes d’être aimé – qui se développe souvent en famille, à l’école et à l’église. Cela crée un vide, un désir d’identité et de sens, d’appartenance et de communauté. Quel est l’opposé de la honte ? C’est la fierté. Ces mouvements sont donc souvent une hyper-expression de fierté parce que la personne en manque et porte cette honte en elle. Les moteurs psychologiques profonds créent ces vulnérabilités que ces idéologies peuvent exploiter.

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Pour une démocratie réelle [Extraits]

par Mary Beth Steisslinger Source : wethepeople2.film ; celdf.org

Stimulant et opportun, le documentaire Nous le Peuple 2.0 décrit les luttes menées à travers tous les Etats-Unis contre la fracturation hydraulique, les oléoducs et autres nuisances industrielles. En effet, bien des communautés dénoncent ces lois qui placent les droits des entreprises au-dessus de ceux des citoyens, des communautés et de la nature. Le film présente un modèle inattendu de démocratie citoyenne, issu d’un petit cabinet juridique rural de Pennsylvanie fondé en 1995, et devenu célèbre sous le nom d’Organisation pour la défense juridique de l’environnement des communautés (CELDF).

Le titre du film se réfère au préambule de la Constitution des Etats-Unis : « Nous, le Peuple des Etats-Unis, en vue de former une Union plus parfaite […] ». Le « 2.0 » qui suit renvoie à la « Seconde révolution américaine », selon les termes du documentaire, contre le pouvoir des entreprises, permettant aux citoyens de se réapproprier la démocratie.

Le CELDF joue un rôle central dans le film. A ses débuts, il s’évertuait à dénicher des vices de forme dans les « permis de polluer » qui autorisent les entreprises à déverser légalement sur les communautés toutes sortes de rejets industriels. Le ministère de l’Environnement de Pennsylvanie annulait alors ces permis et les communautés célébraient ce qu’elles prenaient pour des victoires.

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Bienvenue dans l’ère nouvelle

par le Maître – par l’entremise de Benjamin Creme, 14 janvier 2016

Il existe en ce moment un groupe de personnalités éclairées qui attirent l’attention de l’humanité sur la nouvelle réalité du monde. Parmi elles se trouve le pape François qui exprime d’une manière unique les idéaux de tous, dans une grande proximité avec les gens. Le dalaï-lama, lui aussi, joue un rôle considérable au nom de tous ceux qui voient en lui leur porte-parole.

Jamais auparavant des hommes de si grand talent ne s’étaient trouvés réunis en une même époque, pour montrer à l’humanité que tout est bien et qu’elle n’a plus longtemps à attendre pour voir ses rêves se réaliser. Chaque jour qu’ils bénissent de leur présence rend leur amour plus proche du cœur des hommes. Aimez-les en retour et ouvrez-leur votre cœur au nom de Celui qui vient. Changez vos peurs en une attente pleine d’amour, et accueillez l’ère nouvelle dans cette joie qui est vôtre de plein droit. Il est proche, très proche le moment où vous découvrirez avec émerveillement Son visage, la joie de Sa présence et Son amour inconditionnel. Vous saurez alors pourquoi vous êtes en incarnation en cette époque si particulière.

Que Dieu vous bénisse et dissipe vos peurs à jamais.

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COURRIER DES LECTEURS de la revue Partage international

Une question de priorité

Début novembre 2001, au cours d’un rêve, j’eus une apparition de Maitreya. Pour moi ce fut une expérience enrichissante et encourageante que je souhaiterais partager avec d’autres lecteurs. A vrai dire, mon rêve portait sur le Jour de Déclaration de Maitreya. Comme dans les rêves, il y avait beaucoup d’actions, beaucoup d’images et de scènes qui se mélangeaient. Puis toutes ces scènes disparurent en même temps. Elles furent remplacées par un bourdonnement sonore palpable flottant dans l’air, comme c’est le cas près de câbles à haute tension. Puis il y eut un homme de grande taille qui me portait les bras tendus, comme vous le feriez avec un petit enfant, j’étais donc face à lui. Il était vêtu de blanc, avait le teint foncé, des pommettes saillantes. Cette image de Maitreya n’était pas très nette, comme un hologramme dans un film de science fiction.

Malheureusement, après mon réveil, je ne pus me souvenir des mots exacts qu’il m’a adressés. Je les retranscris avec mes propres mots. D’abord il me demanda quelles étaient ses priorités, je dus lui en donner trois. Puis il confirma qu’il viendrait bientôt. Ensuite il me parla de l’importance pour lui de cette mission et me dit combien ce travail était cher à son cœur. Et pour terminer il me posa une question de nature personnelle, à propos de notre groupe de travail, qui n’a pas sa place dans ce courrier. Puis je me suis réveillé quelques minutes plus tard, vers 4 h 15. Est-ce Maitreya qui m’a apporté ce rêve ?

F. R., Schwäbisch Gmünd, Allemagne

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Des efforts sincères pour soutenir les réfugiés (extraits)

par Elisa Graf Source : newsweek.com ; spiegel.de


Elisa Graf et Ibrahim

Voilà deux ans que l’Allemagne a ouvert ses frontières à plus d’un million de réfugiés, dont la plupart fuyaient la guerre dévastatrice en Syrie. En octobre 2015, la chancelière Angela Merkel a mis en jeu sa carrière politique en suspendant le Règlement Dublin, texte juridique adopté par l’Union Européenne en 2003, qui oblige un réfugié à demander asile dans le premier pays de l’UE où il est entré. Sa décision a permis aux réfugiés arrivés en Allemagne d’y demander asile sans craindre de se voir expulsés vers l’un des pays par lesquels ils avaient dû passer préalablement. Les dernières élections allemandes ont résonné comme un coup de semonce populiste contre la décision courageuse d’A. Merkel, et l’on s’accorde généralement à penser que le sentiment de peur attisé par l’afflux de réfugiés est ce qui a valu au parti nationaliste anti-immigration AfD (Alternative für Deutschland) (Alternative pour l’Allemagne) un soutien suffisant pour faire son entrée au parlement, et devenir ainsi le premier parti ouvertement nationaliste à rejoindre les sphères du pouvoir depuis soixante ans.

Dans une tentative pour apaiser les craintes de ses compatriotes au moment où elle décidait d’ouvrir les frontières allemandes, Angela Merkel a déclaré d’un ton résolument optimiste : « Wir schaffen das » (Nous y arriverons). Dans les villages et les villes de tout le pays, des milliers d’Allemands ont démontré qu’ils y arrivent bel et bien. Ils ont hébergé des réfugiés, leur ont procuré vêtements et nourriture, leur ont offert des cours de langue, et les ont accueillis au sein de leurs communautés. Selon un document récent de Spiegel Online, entre 2015 et 2017, quelque quinze mille projets pour réfugiés ont été lancés en Allemagne, avec beaucoup de propositions d’enseignement de l’allemand, et d’autres initiatives comme de la formation, du suivi ou des rencontres avec les réfugiés. Même si ces efforts sont largement passés sous silence dans les médias, l’ancien politicien David Miliband, aujourd’hui président de l’IRC (International Rescue Committee), écrit dans News-week : « La conviction d’A. Merkel que son pays était plus que capable de « gérer » la situation a été confirmée. Des milliers d’Allemands se sont mobilisés pour porter secours aux nouveaux arrivants, avec la certitude et la fierté que l’action de l’Allemagne était bonne et juste. »

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En finir avec la guerre (extraits)

par le Maître – par l’entremise de Benjamin Creme, mars 2006

Quand viendra le moment pour les hommes de mesurer le coût de leurs guerres, la surprise rivalisera avec la honte face à l’immensité du gâchis. Plus que toute autre activité humaine, la guerre est une grande dévoreuse de ressources et de vies. Rien n’est économisé pour l’emporter sur « l’ennemi » : on sacrifie tout pour parvenir à la victoire. Ainsi l’homme mène-t-il contre son prochain des luttes sans merci qui ne sont pas toujours motivées par la nécessité de se défendre. Dans bien des cas, les hommes ont eu recours à la guerre pour étendre leur territoire, accumuler des richesses par le pillage ou, plus odieux encore, capturer des esclaves. On parle souvent avec désinvolture de « butin de guerre » pour désigner le véritable motif de la plupart des conflits.

Aujourd’hui, nous sommes parvenus à une époque où l’homme doit sérieusement s’attacher à mettre fin à la guerre. Il lui faut comprendre qu’il n’est pas de problème dont la guerre soit l’unique solution, ni de situation qui la rende indispensable. C’est la raison pour laquelle les nations doivent agir de concert pour en finir à jamais avec cette disposition destructrice du genre humain.

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