Le mouvement espagnol 15-M (Indignados)

Le mouvement 15-M a commencé dans la foulée d’une manifestation à Madrid le 15 mai 2011. Certains des participants ont décidé de poursuivre la protestation en campant sur la place principale de Madrid. Comme l’a fait Occupy, le mouvement 15-M a rapidement évolué d’un mouvement de protestation vers un projet de construction d’un nouveau modèle de société. Maintenant il rassemble des petits groupes qui travaillent sur des solutions à divers problèmes. Il existe des coopératives qui traitent du travail, du logement, de l’énergie, de l’éducation, des finances, de l’alimentation, etc. et un réseau de collaboration relie les différentes coopératives. L’objectif est d’aboutir à un changement structurel de la politique au niveau mondial ; le mouvement fonctionne selon les principes d’inclusion, d’horizontalité, d’intelligence collective, de respect et de non-violence. Les manifestants ont en commun un rejet des coupes sociales, des politiciens espagnols, du système politique, de la corruption politique, du capitalisme, des banques et des banquiers ; ils sont en faveur de ce qu’ils appellent les droits fondamentaux : un toit, un travail, une culture, la santé et l’éducation.

« Des milliers de groupes de travail partout dans le monde se réunissent chaque semaine dans des bibliothèques, des centres communautaires, des églises, des cafés et des bureaux pour partager leurs compétences et leurs ressources. Ils sont déjà en train de créer les écoles, les hôpitaux, les maisons, les quartiers, les villes et les rêves des 99 %. C’est le début de l’occupation d’un campement qui ne sera jamais délogé : le monde. » [Luis Moreno-Caballud et Marina Sitrin, Le camp c’est le monde : Mise en relation des mouvements Occupy et du mouvement espagnol du 15 mai.]

Le mouvement Occupy se porte bien

par Cher Gilmore de Share International

Après la dispersion des rassemblements par les autorités dans plusieurs villes américaines, et que le froid ait mis un frein à ce genre de manifestation, le public a commencé à se demander si le temps de ce mouvement était passé, et même, s’il s’était éteint. Pour répondre à cette question, je me suis mise à rechercher Occupy et quelques-uns des mouvements satellites dans d’autres pays, et j’ai interrogé une bonne douzaine de personnes dans plusieurs villes des Etats-Unis et d’ailleurs qui avaient participé au mouvement et en faisaient toujours partie.

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« Occupy Wall Street a révélé la scène du crime : Wall Street. »

 

Même si, selon l’un de mes interlocuteurs : « Ceci n’est que le premier chapitre d’une histoire beaucoup plus longue », il se dégage un consensus général sur ce qu’ Occupy a déjà accompli. La plupart ont noté que le discours avait changé et que le débat s’était orienté vers les inégalités en mettant l’accent sur nos problèmes. Les systèmes de classe et de capitaux, sujets auparavant tabous, sont désormais abordés par les grands médias.

Ainsi que l’a déclaré Max Armstrong du Public Banking Institute de New York : « Occupy Wall Street (OWS) a révélé la scène du crime : Wall Street. Ce crime est l’injustice économique par bien des aspects, avec en tête de liste l’esclavage dû à la dette. Faire passer le débat, polarisé mais confortable, des questions sociales gauche/droite vers la dure réalité des 99 %/1 % n’est pas facile, mais c’est ce qui a été accompli. Il s’agit sans aucun doute d’un changement majeur et cela constitue l’un des principaux si ce n’est le principal accomplissement du mouvement. »

Selon David DeGraw, auteur de The Economic Elite vs. The People of the United States of America (l’Elite économique vs le peuple américain), un des premiers organisateurs d’OWS : « Ce fut une opération de relation publique très réussie. »

Une autre réalisation du mouvement, relevée par presque tous, a trait aux effets sur les participants. Sofia Gallisà Muriente, une participante de la première heure à OWS, a observé qu’OWS étant un rassemblement hétéroclite de personnes, il a une fonction importante en tant que laboratoire et lieu d’apprentissage une opportunité de pollinisation croisée, d’élargissement des perspectives et de croissance personnelle et politique. Begonia Santa Cecilia, qui fait partie aussi bien des Indignados espagnols que d’OWS, explique l’effet Occupy sur les individus : « Ce que les gens ont vécu est unique en tant qu’expérience collective de satisfaction d’être ensemble, de partager des problèmes et des situations difficiles. Cette expérience a montré le potentiel du travail en commun pour trouver des solutions créatives aux problèmes. Espérons que les gens comprendront que la clé réside dans l’entraide, le partage des problèmes, et le fait de les résoudre ensemble en créant de nouvelles structures et en réfléchissant ensemble. Presque tout le monde est aujourd’hui conscient que l’économie et la recherche de profits dirigent le monde et que les politiciens ne représentent pas le peuple. »

D’autres ont remarqué qu’ Occupy avait donné une voix aux protestataires et un sentiment de légitimité, et que cela avait créé des communautés là où il n’en existait pas à l’échelon mondial, et réveillé une imagination radicale aux Etats-Unis surtout parmi la jeune génération. Stephen Collis de Occupy Vancouver ajoute que cela a ouvert des perspectives qui n’existaient pas il y a tout juste douze mois : « La possibilité d’une révolution non violente au sein des démocraties du « premier monde », la possibilité que les populations d’Amérique du Nord puissent se préoccuper suffisamment de leur avenir et de l’avenir de la planète et descendre dans la rue afin de reprendre leur vie en main. »

A présent qu’ Occupy n’est plus dans le collimateur des principaux médias, un observateur pourrait penser que plus rien ne se passe, mais ce n’est heureusement pas le cas. Bien que plusieurs activistes aient montré une certaine lassitude et que le mouvement soit plus actif dans certaines villes et moins dans d’autres, Occupy n’est pas mort, mais change simplement de forme et de tactique. « Il s’agit d’un état d’esprit, et la contagion est ressentie partout. Son potentiel est juste sous la surface de la vie quotidienne. »

Le temps est venu d’établir des connections et de créer des réseaux de collaboration, explique Sofia Gallisà Muriente : « Les choses gravitent aujourd’hui autour d’activités locales et décentralisées avec de nouveaux réseaux de personnes partageant le même langage, la même expérience et les mêmes capacités…. De nouvelles infrastructures sont mises en place partout. »

« Occupy Wall Street est toujours au même endroit, dans les rues, sur les places, dans le voisinage, ajoute Begonia Santa-Cecilia. OWS compte des milliers de membres qui travaillent dans de nombreux domaines, tels que la dette des étudiants et d’autres dettes, les médecines alternatives, les saisies de biens, les soupes populaires, les questions environnementales, la fracturation hydraulique, l’éducation, l’économie alternative, l’élaboration de nouvelles stratégies, etc. Un mouvement est quelque chose qui est « en mouvement », et il vivra tant que les gens resteront vivants. Le fait que les choses ne sont pas aussi visibles que pendant les jours d’occupation et de manifestations signifie que beaucoup de choses se passent à de nombreux autres niveaux. La particularité de ces mouvements est qu’ils évoluent constamment et que leur créativité s’étend de bien des façons. La capacité de réinventer et de reconstruire est illimitée. En Espagne, nous utilisons la métaphore « vagues de l’océan » pour ces nouveaux mouvements. Le sommet de la vague n’est qu’une partie du processus. »

Initiatives locales

Marni Halasa, de New York, explique : « Ce que le public semble ne pas comprendre, c’est que beaucoup de groupes Occupy comme le groupe ABG (Alternative Banking Group), le Occupy Srike Debt (grève de la dette) Group ou le Occupy Labor Alliance Group travaillent en coulisse d’une façon très stratégique. Ils ont non seulement un objectif éducatif avec des séminaires hebdomadaires sur les thèmes marquants du jour, mais ils travaillent en silence afin d’atteindre leurs buts. Souvent il s’agit de groupes d’actions directes (manifestations), ou de groupes de séminaires visant à éduquer leurs membres et le public, discutant des stratégies sur la meilleure manière de diffuser leurs messages socio-politiques au sein du public et des médias. »

De nombreuses campagnes locales m’ont été énumérées et décrites. Par exemple, le révérend Billy Talen, ministre de l’Eglise d’Earthalujah, une communauté radicale de New York, rapporte : « Nous résistons à l’arrivée du pipeline Spectra à proximité du West Village de New York. Un gaz souterrain mélangé de radon, sous haute pression et inflammable, c’est ce qui a été imposé par les 1 %. Les New-Yorkais n’ont pas été mis au courant. C’est donc ce que font beaucoup de gens – se spécialiser. En se servant de leurs nouvelles capacités d’action directe en matière de tactiques de survie de vie durable. »

D’autres initiatives locales à New York comprennent des conférences sur la création des biens communs mondiaux, une grève des loyers à Brooklyn, des programmes concernant les immigrants, l’occupation mensuelle d’un square dans la ville, ainsi qu’une Université libre.

A Atlanta, Minneapolis et Los Angeles, les gens d’ Occupy travaillent sur le problème des saisies de biens et, à Los Angeles, également sur les sans-abri. Toujours à Los Angeles, les gens d’ Occupy produisent des films et développent une nouvelle chaîne d’information. Au Texas, la Star Sands Blockade a été créée afin d’interrompre la section du pipeline Keystone XL prévu dans cet Etat, en collaboration avec d’autres groupes déjà organisés autour de cette question. Occupy Houston a rejoint une grève des portiers locaux, Occupy Vancouver joint ses forces au mouvement des étudiants du Québec, et Marc Armstrong annonce qu’un nombre grandissant de conseils municipaux votent pour retirer leurs dépôts dans les grandes banques pour les confier à des banques solidaires.

Afin de faciliter les communications entre toutes ces villes et ces groupes, InterOccupy a été créé, où des groupes Occupy régionaux et nationaux se réunissent pour partager leurs idées. D’autres moyens de communication continuent aussi à fonctionner, tels que Occupytheory.org, L’Avenir d’Occupy (the futureofoccupy.org), Occupied Wall Street Journal (occupied media.us), et Occupywallstreet.com, qui diffuse et décrit des actions directes.

Vicente Rubio, un organisateur OWS, affirme : « Généralement, Occupy s’est dispersé, travaillant dans tous les espaces ouverts. Il ne perd rien de son actualité mais change de forme. Il a moins d’intensité, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose. A présent, la grande question est de continuer à travailler avec constance et régularité. Dans quelques années, ce mouvement pourrait ne plus s’appeler Occupy, mais il aura créé une nouvelle culture politique. »

La voie à suivre

Les groupes Occupy discutent de l’avenir du mouvement et sur quels thèmes porter l’accent à l’avenir ; les différentes personnes avec qui j’ai parlé avaient des opinions divergentes sur le sujet. La plupart ont convenu que la critique systémique est la partie la plus importante de leur action ; ils pensent également que le mouvement est en transition. Plusieurs estiment que des moyens de rendre le mouvement viable sur le long terme doivent être trouvés afin que les gens puissent participer et continuer leur vie quotidienne, et que de nouvelles manières permettant aux gens de prendre facilement part au mouvement doivent être inventées. D’après Bill Zimmerman : « De nouvelles tactiques doivent maintenant être développées afin d’encourager une plus large participation. Dans la lutte à venir, le militantisme, la désobéissance civile et les prises de contrôle illégales seront tous nécessaires, mais le plus important sera de trouver de nouveaux moyens qui permettent aux personnes moins engagées de s’allier avec celles qui le sont plus. Ce n’est pas une question insurmontable ; de nouvelles tactiques ont souvent émergé à partir de mouvements d’avant-garde (par exemple les sit-in, les Freedom Rides, la destruction des cartes d’enrôlement pour le service militaire, les parades gay-pride, etc.) »

Steven Collis ajoute : « Occupy est parti d’une manifestation contre notre système économique et constituait un appel pour un regroupement de différents mouvements. Il doit continuer à relier les thèmes socio-économiques et environnementaux tout en favorisant l’activisme local et la construction du mouvement. Il faut se donner le temps de faire évoluer les meilleurs moyens de canaliser les différents mouvements sociaux et les mettre en réseau partout où ils sont aux prises avec les injustices spécifiques du capitalisme mondial. »

Certaines personnes ont cité différents thèmes qui, selon elles, devraient constituer une priorité à l’avenir, comme les biens communs, la séparation de l’argent et de la politique, le processus mondial de changement, ou encore trouver de nouveaux moyens pour s’adresser aux 99 %. La nécessité d’une discussion sur la façon de regrouper les différents mouvements d’une manière non hiérarchique a également été évoquée, de même que la nécessité de revenir à l’essentiel et de se rendre en personne dans les quartiers à des fins de sensibilisation.

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« Ce pour quoi nous nous battons nous englobe tous. Il y a unité dans la diversité, et il y a assez de place pour que chacun s’intéresse aux questions qui le passionne tout en gardant une vue sur la situation globale. »

 

Lorsqu’on interroge les militants sur les forces et les faiblesses du mouvement, certains aspects apparaissent des deux côtés comme par exemple l’ouverture, l’inclusivité et le fait qu’il n’y ait pas d’idéologie ou de ligne du parti. N’importe qui peut s’intégrer dans le mouvement mais en même temps il est difficile de canaliser les énergies. Un autre exemple cité concerne les luttes intestines et l’intensité des débats, ce qui peut être source de division, mais peut aussi rapprocher. Son approche inclusive, participative et démocratique d’auto-gouvernance constitue un atout, mais peut-être une faiblesse lorsque ne sont pas contrôlés les perturbateurs qui peuvent faire dérailler le processus.

Parmi les atouts solides se retrouvent le fait que le mouvement fait preuve d’un bon état d’esprit, qu’il est positif, dirigé par des jeunes, qu’il a commencé à fournir des moyens de résoudre certains problèmes majeurs des Etats-Unis, qu’il a attiré des gens brillants et éloquents qui ont une vision d’ensemble et qui savent recadrer les anciennes questions, qu’il se construit dans la durée, qu’il se base sur des liens sociaux et communautaires, qu’il utilise efficacement les médias sociaux et qu’il s’engage en faveur de la paix.

Parmi les faiblesses furent cités la possibilité d’un épuisement des militants, l’ampleur des problèmes et des défis, le manque de coordination au niveau national pour les personnes travaillant sur les mêmes questions, peut-être trop d’attention consacrée aux médias grand public, l’attitude non-productive de confrontation qu’ont certains envers la police et le manque de ressources pour faire face à l’opposition farouche de l’Etat et de ses médias. Une personne estimait que le mouvement a tendance à reconstruire l’identité de l’Amérique, au lieu de se concentrer sur un processus mondial de changement.

Lorsqu’on demande aux personnes impliquées si elles pensent que le mouvement Occupy pourra se développer suffisamment pour forcer un changement radical, les opinions varient d’un extrême à l’autre. Beaucoup estiment qu’ Occupy a la capacité de mener à ce changement s’il continue le travail sur le terrain, mais que le changement pourrait se produire sous une autre appellation. Bill Zimmerman aborde cette question dans son article Les conséquences du mouvement Occupy dépasseront celles du mouvement activiste des années 1960 : « Il est certain que si les réformateurs se font suffisamment entendre, ceux qui ont des richesses et du pouvoir vont renoncer à une partie de celui-ci afin d’éviter de tout perdre. C’est ainsi que nous avons obtenu le New Deal et la guerre contre la pauvreté. Un nouveau mouvement est en train de naître. Les jeunes fauteurs de troubles au chômage et rejetés par la société comprennent que les disparités extrêmes de richesse et de pouvoir qui sont la cause de leurs problèmes ne disparaîtront pas d’elles-mêmes. Derrière ces jeunes se retrouveront des millions de travailleurs insatisfaits à la poursuite de l’inatteignable rêve américain. C’est pourquoi la prochaine ère de militantisme citoyen est susceptible d’éclipser ce que ma génération a réalisé dans les années 1960. Nous avons modifié le pays culturellement, socialement, sexuellement et spirituellement. La prochaine vague de militantisme va le changer économiquement. »

A la question de savoir si le mouvement peut aborder toutes les grandes questions de fond, la grande majorité des personnes questionnées a estimé qu’il le peut et le doit de par sa propre nature, mais qu’il reste beaucoup de travail à faire. Il faut continuer à faire le lien entre les différentes questions et celle de l’injustice économique, et développer une forme d’unité qui ne permette pas d’exclure une personne sur base du genre, de la race, de l’orientation sexuelle, etc. Pablo Benson l’exprime de cette façon : « Ce pour quoi nous nous battons nous englobe tous. Il y a unité dans la diversité, et il y a assez de place pour que chacun s’intéresse aux questions qui le passionne tout en gardant une vue sur la situation globale. » Sofia Gallisá Muriente appelle cela une « version pop de la guerre des classes » ; elle ajoute : « C’est énorme ! Si les gens peuvent analyser leur situation en termes de classe et d’économie cela touchera tout le monde. » Marc Armstrong témoigne : « L’une des choses que j’ai apprises à partir des manifestations massives et couronnées de succès en Islande, en Espagne, à Montréal et ailleurs, c’est que nous sommes beaucoup plus efficaces lorsque nous agissons en tant que groupe. Mon espoir pour le mouvement Occupy est que nous saurons mettre de côté nos différences et agir dans l’unité. Ensemble, nous formons une force puissante. »

La conclusion est que le mouvement Occupy est encore bien vivant et toujours actif, il cherche de nouvelles formes et de nouvelles façons d’atteindre les 99 % et il s’allie avec d’autres groupes et organisations afin de catalyser des projets spécifiques. Comme l’affirme Stephen Collis : « Nous avons débuté, nous avons une idée de l’objectif et des moyens d’y arriver, et il y a en beaucoup parmi nous qui sont prêts à travailler sur ce projet quels que soient les obstacles et les oppositions. Nous nous voyons les uns les autres et nous cherchons des moyens d’agir ensemble. Je reste prudemment optimiste. »

Peter Rugh résume la situation : « Nous avons le pouvoir de transformer le monde. Nous pouvons vivre en harmonie avec la nature et la préserver pour les générations futures et nous pouvons avoir une société plus juste et plus humaine. Je voudrais juste encourager les gens à s’impliquer, car sans eux, nous ne pourrons pas le faire. » George Por, de Londres, ajoute : « Quand le souffle d’ Occupy se développera en une tempête des 99 %, la Chambre des Communes pourra exercer une pression suffisante sur les marchés et l’Etat pour qu’ils commencent à servir le peuple, pas les élites. »

Un ancien agent de la CIA affirme la réalité de l’« incident » de Roswell

Un ancien agent de la CIA affirme qu’il détient des preuves relatives au crash d’un ovni à Roswell (Nouveau Mexique), en 1947, et que des corps d’extraterrestres ont été découverts dans le vaisseau. Au milieu des années 1990, Chase Brandon, qui a travaillé pour la CIA pendant 35 ans, a visité un département spécial du quartier général de la CIA appelé la Collection historique des services de renseignement.

« Un jour, à cet endroit-là, j’ai parcouru du regard quelques-unes des inscriptions écrites à la main sur des boîtes pour indiquer leur contenu, explique C. Brandon. L’une de ces boîtes a attiré immédiatement mon attention. Elle était intitulée « Roswell ». Je l’ai prise, ai soulevé le couvercle et fouillé dans les contenus, puis je l’ai remise sur son étagère en disant : « Mon Dieu, c’était donc vrai ! »

Bien que C. Brandon ne révèle pas le contenu de cette boîte, il dit y avoir trouvé « des documents écrits ainsi que quelques photographies, et c’est tout ce que je suis disposé à révéler. Mais pour moi ce fut un grand moment de vérité qui validait totalement le fait que ce qui était arrivé à Roswell était bien réel. Le vaisseau qui s’est écrasé sur notre terre ne venait manifestement pas de cette planète. Je ne doute pas un instant que lorsque les gens parlaient de « restes » et de « cadavres », ils étaient bien dans le vif du sujet.

[Source : www.huffingtonpost.com]

Un nouveau message de Saï Baba

Dans ce qui suit, Jairo Borjas, de Bogota (Colombie), raconte un rêve qu’il fit il y a quelques mois. D’origine vénézuélienne, Jairo Borjas est un fidèle de longue date de Saï Baba et il séjourna dans son ashram pendant une année, de 1997 à 1998, ainsi que Saï Baba lui-même le lui avait demandé au cours d’entretiens. Saï Baba, le grand instructeur spirituel basé à Puttaparthi (Inde), est décédé en 2011. Le 29 avril 2012, Jairo Borjas fit un rêve dans lequel Saï Baba lui transmit un message particulier :

Il me dit avec force que nous allions bientôt connaître un moment exceptionnel dans l’histoire de l’humanité et que sa puissance et sa gloire allaient se manifester d’une manière que nous n’avions jamais connue ni même imaginée. Ce moment est proche.

Swami me dit : « Mes fidèles devraient sortir de leur rêve. Je ne suis pas le corps ou une forme du Divin ou une autre, mais je suis tous les noms et toutes les formes. Comment ce Dieu éternel et incommensurable peut-il se limiter à une seule forme ? Comment peut-il être dit que j’ai atteint un état de béatitude ou que je suis en samadhi ou en mahasamadhi, lorsque en tant que Dieu je suis en permanence dans un état de béatitude et qu’en fait je suis la béatitude elle-même ? Si je suis ce que vous avez toujours cherché, je suis la source elle-même de toute joie et de toute béatitude.

Ô mes fidèles, réveillez-vous… le temps attendu depuis des éons par de Grands Sages et Siddhas approche rapidement. Réalisez qui je suis, réalisez la réalité de mon omniprésence, ma grandeur, ma majesté, et préparez-vous à un événement extraordinaire qui est sur le point d’arriver… Faites moi confiance, ayez une foi totale et abandonnez-vous totalement à moi. Très bientôt tous réaliseront ma gloire et ma grandeur.

Maintenant, parcourez le monde et répandez mon message. Dîtes à tous de se préparer. C’est une grande époque et une grande opportunité pour tous, un événement extraordinaire dans l’histoire de l’humanité est sur le point de se produire. » Le 17 mai 2012. (Traduit par Ana Diaz-Viana, de San Jose.)

Des signes venus de l’Espace

Deux des agroglyphes apparus récemment dans des champs de céréales en Grande-Bretagne. Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que celui de Waden Hill a été créé par un vaisseau de Vénus, et celui de Liddington par un vaisseau de Mars.

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Liddington, 21 juillet 2012

 

 

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Waden Hill, 1er juillet 2012

 

 

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Cette photographie envoyée par Dominique Perréard, a été prise en février 2011, au cours d’un atelier d’arts visuels pour enfants,à Moret-sur-Loing (France). Elle montre une bénédiction de lumière du Maître Jésus.

Miracle à Kaboul

Miracle à Kaboul

201210_AfganMiracle_optiPendant le Ramadan de cette année (2012), Wagma, une fillette de 12 ans de Kaboul (Afghanistan), a fait l’expérience d’un miracle extraordinaire. Elle a expliqué qu’après s’être réveillée et avoir récité le Coran : « Un vieil homme avec une longue barbe blanche habillé de blanc et portant un châle vint vers moi rempli de bénédictions. J’étais en train de prier. Il s’approcha de moi, m’entoura de son châle, me sourit, puis il disparut. Après coup, je n’arrivais pas à comprendre ce qui s’était réellement passé. Je pris peur et allais voir mon père. Mon père s’exclama : « As-tu vu ton visage ! » Je répondis : « Non Papa. » Lorsque je me regardai dans la glace, des noms d’Allah et de Mahomet étaient inscrits sur mes joues. Ensuite je fis mes ablutions. Lorsque je revins, d’autres inscriptions de Mahomet et d’Allah étaient apparues sur mon cou et mes doigts. Je ne ressens aucune douleur ni de boursouflure. Je pense qu’il s’agit d’un don d’Allah. »

[Source : YouTube : TypicalShahab]

« On vous aime ! »

Leurs pays peuvent bien se trouver dangereusement près du conflit armé, les citoyens d’Israël et d’Iran se tendent une main pacifique dans le cyberespace, au-dessus des frontières. Ronnie Edri, concepteur graphiste israélien a récemment lancé une campagne atypique pour bâtir la paix avec le peuple iranien.

Posté sur Facebook et Youtube, le logo de la campagne est « On vous aime ! » (avec un cœur à la place du mot « aime »). Le message est clair : « Iraniens, nous ne bombarderons jamais votre pays. » Ces sites ont obtenu un succès immédiat, avec des milliers d’opinions favorables en provenance d’Iraniens et d’Israéliens.

L’initiative d’Edri atteint tout le monde. Son langage est explicitement pacifiste. « Je ne suis pas un représentant officiel de mon pays. Je suis un père et un enseignant. Je connais les rues de ma ville. Je parle avec mes voisins, ma famille, mes étudiants, mes amis et au nom de tous ces gens… nous vous aimons. Nous ne vous voulons aucun mal. Au contraire, nous souhaiterions vous rencontrer, prendre un café avec vous, et discuter de sport. »

Le message est simple et direct. Parlant devant la caméra, Edri déclare en anglais : « Pour qu’il y ait une guerre entre nous, il nous faudrait d’abord avoir peur les uns des autres, nous haïr. Or, je n’ai pas peur de vous, je ne vous déteste pas. En fait, je ne vous connais pas. Aucun Iranien ne m’a jamais fait de mal ! Je n’ai jamais rencontré d’Iranien. Seulement un à Paris dans un musée. Un gentil touriste ! » Dans une autre vidéo sur YouTube, il appelle à la raison et aborde la question épineuse des relations entre gouvernements musulmans et juifs. « Je vois quelquefois ici, à la télé, un Iranien. Il parle de guerre. Je suis certain qu’il ne représente pas tout le peuple iranien. Si vous voyez quelqu’un de chez nous sur votre télé parler de vous bombarder, soyez certain qu’il ne nous représente pas tous… »

Peu après, une page iranienne a été ouverte sur Facebook, disant : « Nous vous aimons peuple israélien » et affichant le portrait d’Abdol Hossein Sardari, ambassadeur d’Iran à Paris dans les années 1940, appelé le Schindler iranien pour avoir sauvé des nazis des Juifs iraniens qui se trouvaient en France.

Interviewé par le journal israélien Haaretz , Edri déclare qu’un Iranien lui a adressé un message privé : « Nous vous aimons aussi. Vos messages nous parviennent malgré la censure… Le peuple iranien, en dehors du régime, ne nourrit aucune haine ni rancune à l’égard de qui que ce soit, et surtout pas à l’égard des Israéliens que nous n’avons jamais considérés comme des ennemis. De ce fait, le régime ne peut obtenir un soutien populaire unanime pour la guerre. »

[Sources : Haaretz , Israël ; www.YouTube.com ]

« Nous sommes les 99 % »

Les mouvements des Indignés et Occupy Wallstreet de nombreux pays appellent à un Printemps des peuples dont le début coïncidera avec les manifestations du premier mai. Ils souhaitent former une large coalition de tous les groupes qui militent pour la justice sociale et économique, et pour un monde meilleur pour tous.

Occupy Finsbury Square est le mouvement d’occupation le plus ancien du Royaume-Uni. Installé sur les pelouses d’une place de Londres, le campement se compose d’une grande tente pour les repas, une autre pour informer le public, et de nombreuses petites tentes où dorment les résidents. Des bannières ondulent dans le vent et captent l’attention des passants, qui peuvent venir s’asseoir pour consulter les documents disponibles, bavarder avec les permanents et assister aux nombreuses réunions et débats.

Plus d’information sur  www.occupytogether.org  www.interoccupy.org/globalspring

Brésil : lutter pour la terre et le logement

par Thiago Staibano Alves

Malgré les grands progrès accomplis pour son développement, le Brésil reste une nation pleine de contradictions. Son développement rapide en a fait la sixième plus grande économie du monde. Pourtant, le fossé qui sépare les riches des pauvres est paradoxalement considérable, et le Programme de développement des Nations unies situe le Brésil à la troisième place en matière d’inégalités dans le monde.

Les difficultés d’accès à la terre et au logement pour une large partie de la population brésilienne est peut-être une des principales responsables de ces inégalités. Le Brésil est le cinquième plus grand pays du monde, par la superficie (8 514 877 km 2 ), et la population (192 millions d’habitants), mais en 2008, huit millions de familles n’avaient pas de logement et plus de 20 millions vivaient sans logement décent.

D’après le recensement agricole de 2006, 46 000 Brésiliens possédaient près de la moitié des terres.

Selon l’Institut national de colonisation et de réforme agraire, en 2010, 55,8 % des terres du pays consistaient en de vastes propriétés, dont 40 % étaient « improductives » . Selon la constitution brésilienne, ces terres devraient être redistribuées aux populations qui n’en possèdent pas.

En 2009, la FAO (Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation), lança un appel au monde afin de réguler la possession de terres, affirmant que « l’accès à la terre représente la meilleure sécurité pour les pauvres ».

Origines historiques

La plupart des chercheurs estiment que la concentration des terres au Brésil tire son origine des débuts de l’histoire du pays, lorsque le roi du Portugal a divisé la nouvelle colonie en douze parts et a offert à la noblesse portugaise l’opportunité d’explorer le pays. Ce modèle s’est poursuivi tout au long du développement du pays ; les tensions autour de la possession de terres se sont intensifiées au 20e siècle et plus récemment, les médias ont signalé l’assassinat d’ouvriers agricoles et d’activistes lors de conflits liés à la terre.

Logement

La politique sociale des années 1980 a limité dans une certaine mesure les différences entre riches et pauvres dans les villes, mais depuis les années 1990, avec le démantèlement des questions sociales en faveur d’une économie de marché, les investissements dans le domaine social ont été réduits et la population brésilienne sans logement s’est accrue.

L’actuel boom de l’immobilier a en outre entraîné un fort accroissement des prix de location, freinant encore davantage l’accès au logement.

Plusieurs groupes politiques se sont alliés au secteur immobilier, favorisant cet important secteur économique au détriment du droit des populations. Selon le recensement de 2010, le nombre de logements et de propriétés inoccupés au Brésil était d’environ six millions, ce qui, d’après les experts, suffirait largement pour couvrir les besoins en logements de la population sans toit. Les gouvernements fédéral et locaux ont résisté aux pressions, obligeant les propriétaires de biens inoccupés à respecter l’obligation légale de les vendre ou de les mettre en location à des prix modérés.

Le gouvernement du parti des travailleurs

Malgré la croissance économique qu’a connu le Brésil pendant la présidence de Lula da Silva, la situation des habitants sans terre ni logement est toujours déplorable. Bien que les statistiques officielles indiquent que plus de 600 000 personnes ont trouvé à se loger grâce à la réforme agraire alors qu’il était au pouvoir, certains experts contestent ce chiffre, parlant de corruption et de manipulation des données.

En fait, les informations officielles montrent que les terres non cultivées étaient passées de 31,9 % en 2003 à 40 % en 2010. Toutes ces propriétés auraient dû être expropriées et redistribuées à la population sans terre, conformément à la politique du gouvernement.

La Coupe du monde et les Jeux olympiques

Avec l’approche de la Coupe du monde de football en 2014 et les Jeux olympiques de 2016, qui doivent se dérouler au Brésil, des projets de nouvelles constructions sont en train de mettre en péril les droits à une terre et à un logement, et impliquent la destruction de nombreuses favelas .

Des mouvements sociaux ont commencé à se mobiliser afin de réclamer le droit au logement garanti par la constitution, de s’opposer aux revendications des gros entrepreneurs qui comptent gagner des fortunes grâce à des constructions de grande ampleur.

Un séminaire axé sur les effets probables sur la population locale des constructions pour la Coupe du monde et les Jeux olympiques s’est tenu à Porto Alegre. Un participant qui vit dans une favela sur la colline de Santa Teresa, zone dont l’Etat pourrait s’emparer pour la création de bâtiments, a déclaré : « Nous continuerons à manifester pour le droit de rester là où nous vivons. Nous vivons sur cette colline depuis près de cinquante ans. »

Dans la ville de São Paulo, où le stade de la Coupe du monde sera construit, la modernisation de l’avenue Caititu impliquerait la dispersion de trois communautés.

Raquel Rolnik, rapporteur de l’Onu pour le droit au logement, a déjà reçu des rapports sur des expulsions illégales devant intervenir avant les événements sportifs de Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Natal et Fortaleza.

Le cas Pinheirinho

En janvier 2012, dans la ville de São José dos Campos (Etat de São Paulo), 6 000 habitants de la favela Pinheirinho ont été expulsés des habitations où ils vivaient depuis huit ans. Les terrains, qui appartiennent à une société en faillite détenue par Naji Nahas (déjà mis en cause pour non paiement des taxes foncières), ne faisaient l’objet d’aucun titre légal de propriété. En temps normal, Naji Nahas aurait dû perdre cette terre, mais la police militaire de São Paulo a rasé la favela et chassé tous ses habitants sur ordre du gouverneur de l’Etat. Cet événement a fait grand bruit, particulièrement auprès des médias sociaux qui ont parlé d’abus de pouvoir de la police, de destruction de logements ainsi que de morts, de disparitions et d’abus sexuels. Naji Nahas a été rétabli dans ses droits de propriété et les règlements et recommandations du gouvernement brésilien ont été ignorés.

Pedro Rios, témoin des expulsions brutales, a diffusé un documentaire sur YouTube montrant des habitants critiquant le gouvernement pour son incapacité à intervenir et son manquement à faire respecter le droit au logement. Déçu par le manque d’intérêt des médias, P. Rios a entamé une grève de la faim devant Rede Globo, la principale chaîne de télévision brésilienne, exigeant une couverture impartiale des faits. Des manifestations ont également eu lieu dans d’autres parties du monde pour soutenir les résidents de l’ancienne favela.

La voix du peuple enfle

Le cas Pinheirinho a galvanisé la population brésilienne qui s’est soulevée pour exiger ses droits. En avril 2012, le Mouvement des sans-terre a lancé une série de manifestations, avec occupation du ministère du Développement agraire dont le siège se trouve à Brasilia, capitale du Brésil.

A São Paulo, le Mouvement des sans-terre a organisé le 2 avril 2012 une manifestation réunissant des milliers de personnes afin d’obtenir une réponse rapide de la part des autorités pour assurer des logements aux sans-abri.

Toujours en avril 2012, quelque 1 500 personnes ont manifesté à São Paulo pour que soit mis fin aux expulsions comme celles de Pinheirinho. Petit à petit, la voix du peuple brésilien se fait entendre plus fortement.

D’après les scientifiques : il se pourrait que les Extraterrestres existent

Selon une étude du magazine Nature de janvier 2012, il existe des milliards de planètes comme la Terre et beaucoup pourraient être habitées.

Une équipe, comprenant des scientifiques de l’Université de Cambridge et du Collège universitaire de Londres, a découvert dix nouvelles planètes entre 2002 et 2007 et a prédit, grâce à des modèles informatiques, que puisque des planètes orbitent autour de presque toutes les étoiles, il y a une probabilité qu’au moins une sur dix parmi les 100 milliards de planètes puisse être semblable à la Terre, et donc à la bonne température pour permettre la vie. Bien que la plupart puissent être inhabitées, il y a une chance qu’existent de « nouvelles formes de vie passionnantes » . Daniel Kubas, de l’Institut d’astrophysique de Paris a déclaré : « Nous avions l’habitude de penser que la Terre puisse être unique. Mais maintenant il semble exister littéralement des milliards de planètes semblables à la Terre. »

[Source : Daily Mail , Royaume Uni]