Journée mondiale de l’unité

Source : www.globalonenesssummit.org ; www.humanitysteam.org

La 7e journée mondiale de l’unité a été célébrée le 24 octobre 2016 et avait pour thème Voir le divin dans la vie ; Se mettre dans la peau de l’autre. Deepak Chopra a présidé un séminaire en ligne, auquel participaient d’autres intervenants célèbres comme Neale Donald Walsh et James Twyman. Des célébrations ont été organisées partout dans le monde, incluant des rencontres inter-religieuses avec chants et danses, prières et méditations.

Selon le site web relatant la journée : « L’unité est l’interconnexion de toute vie, de tout ce qui existe. C’est notre unité avec le divin et avec l’autre. Nous sommes une part inséparable du divin, Dieu, la Source, Tout ce qui est ; le terme que vous employez importe peu. Cela revient au même. […] Nous sommes tous Un ! A notre époque, un nombre sans précédents d’humains s’éveillent à l’Unité. […]

Dans la culture humaine, l’Unité représente un nouveau et profond changement d’optique, de la compétition à la coopération. A la fin des années 1960, les premières photos de la Terre depuis l’espace ont puissamment influencé notre perception du monde. Nous réalisions que toute vie sur notre belle planète bleue était profondément entremêlée. Cette compréhension s’est approfondie et étendue à mesure que davantage de personnes ont saisi que l’Unité est divine et constitue l’essence véritable de notre être. […] La journée mondiale de l’unité est destinée à célébrer l’unité dans la diversité, en tant que communauté qui se consacre à l’éveil collectif de l’humanité. »

Le mythe de la séparation

par Elisa Graf

Synthèse d’articles de Charles Eisenstein

Le thème du changement de paradigme auquel l’humanité fait face actuellement est un aspect central de l’œuvre de Charles Eisenstein, écrivain, enseignant et conférencier. Dans son article intitulé The Ascent of Humanity (l’Ascension de l’humanité)1, C. Eisenstein pose une dimension spirituelle à la crise planétaire, qui est essentiellement, affirme-t-il, une crise collective d’identité : « Le changement de notre image collective est intimement lié à un changement équivalent de notre propre image individuelle. […] Nous nous sommes définis différemment de ce que nous sommes, comme des sujets distincts et séparés les uns des autres et séparés du monde autour. […] Cette conception de soi est si profondément enracinée dans notre civilisation, dans la technologie et la culture, que s’en départir n’est possible qu’au prix de l’effondrement d’une bonne part de ce qui nous est familier. Voilà ce que préfigure l’actuelle convergence des crises. » Cette fausse conception de soi engendre ce qu’Eisenstein appelle le mythe de la séparation.

Dans une vidéo créée pour la conférence 2014 de Science and Nonduality, C. Eisenstein réfléchit au mythe de la séparation qui imprègne nos institutions sociales et politiques, et ses effets néfastes. Il remarque : « Notre relation à la nature est une relation de séparation. Malgré ce que nous faisons à la nature, nous nous imaginons que d’une manière ou d’une autre nous échapperons aux conséquences. Nous ne pensons pas être en train de nous infliger cela à nous-mêmes, car nous percevons la nature comme étant séparée de nous. […] Or tout ce que nous faisons à cette planète nous affecte – nous ne pouvons pas nous y soustraire car nous n’en sommes pas réellement séparés. »

Comme il l’explique : « Notre système économique est révélateur de ce sentiment. Notre système monétaire met davantage les gens en compétition qu’ils ne le seraient naturellement. Il crée la pénurie ; conduit à une croissance sans fin ; dissout les communautés. » Ce système « nous sépare du monde en nous entourant de biens matériels ; il nous met dans des rôles et des postes standardisés où nous sommes remplaçables, dans lesquels nous ne sommes plus des contributeurs uniques. » Donc, « nous vivons dans un monde qui nous renvoie constamment au mythe de la séparation. »


Photo: sbs.com.au

« Tout ce que nous faisons à cette planète nous affecte, nous ne pouvons pas nous y soustraire
parce que nous ne sommes pas vraiment séparés. »

De nos jours, beaucoup de gens remettent en question ces hypothèses institutionnelles, et C. Eisenstein note qu’ils « écoutent cette connaissance intérieure que nous avons tous, qui nous dit que nous ne sommes pas réellement séparés. » Il suggère que cela nous encourage à avoir envie de vivre notre vie dans ce sens : vivre notre vie avec cette compréhension que nous sommes chacun ici avec un don unique que nous voulons mettre à profit pour quelque chose qui nous dépasse, « en me basant sur la compréhension que tout ce que je fais, même les actes les plus petits, ont une portée cosmique. »

Le monde dans son ensemble semble en conflit avec cette expérience intérieure tant nos structures changent lentement. Il concède : « C’est vraiment difficile… Personne ne va vous payer, par exemple, pour faire les choses qui s’imposent après avoir vécu l’expérience d’être connecté au monde. » Il ajoute : « Il y a tant d’argent à se faire en coupant les forêts et en attrapant le dernier poisson de l’océan. Mais aucun gain financier à s’enchaîner à un arbre pour que la forêt ne soit pas coupée. Donc, dit-il, notre conscience progresse, mais nos structures ont énormément d’inertie. Elles sont comme bloquées dans le passé. »

Dans l’Ascension de l’humanité, Charles Eisenstein prédit qu’avec les crises planétaires qui concernent chacun d’entre nous, « nos idées personnelles et collectives erronées sur qui nous sommes ne seront plus tenables. Chacune des conceptions reflète celle de l’autre : dans son origine, ses conséquences, et sa résolution ». C’est pourquoi il mêle la dimension collective – notre séparation d’avec la nature, à la dimension personnelle qui s’exprime par l’oubli individuel de la vie, de la nature et de l’esprit.

sources :
http://charleseisenstein.net/the-ascent-of-humanity
https://www.scienceandnonduality.com/how-the-myth-of-separation-affects-our-world-charles-eisenstein

L’électricité bon marché grâce aux nouvelles technologies

par Betsy Whitfill

L’année 2016 a vu un nombre croissant de villes, de pays et d’entreprises s’engager à accroître leur consommation d’énergies renouvelables.

Cette rapide évolution de la demande, qui a stimulé les chercheurs, les ingénieurs et les écologistes du monde entier, a également poussé l’économiste Chris Goodall à examiner les différentes options possibles. Il est parvenu à la conclusion que « l’énergie solaire peut à elle seule répondre à l’essentiel des besoins énergétiques (pas seulement électriques) dans le monde, et ce dans un avenir étonnamment proche. » Cette affirmation figure sur la page d’accueil de son site, carboncommentary.com. Son dernier livre, The Switch, développe ce thème.

L’auteur assure que les principales conditions du passage à l’énergie solaire sont à présent réunies dans le monde entier grâce à :

1. L’existence d’une source d’énergie bon marché : le soleil, alliée à une technologie de moins en moins onéreuse pour la capter.

2. L’expansion rapide des capacités de stockage à des coûts toujours moindres.

3. Le développement de technologies capables de convertir la lumière en substances gazeuses et liquides à haute teneur énergétique utilisables dans les circuits existants de distribution et de stockage de pétrole et de gaz.

4. L’existence de logiciels capables de gérer les réseaux de distribution.

Les qualités essentielles de la source d’énergie solaire, écrit C. Goodall, sont en premier lieu sa gratuité, sa totale innocuité et, selon les endroits, sa disponibilité dans des proportions variables sur toute la planète. En 90 minutes, notre soleil pourrait subvenir pendant un an à tous les besoins énergétiques du monde. Et comme les modules photovoltaïques (les panneaux solaires) ne nécessitent aucun entretien et sont conçus pour durer environ 35 ans, l’énergie solaire sera toujours moins chère que celle de toutes les autres sources renouvelables, y compris le vent et l’eau.

En second lieu vient le fait que le coût des panneaux solaires baisse lui aussi de façon considérable en raison des progrès réalisés dans leur conception et leur fabrication. Déjà, dans de nombreuses parties du monde, les panneaux solaires permettent de fournir l’énergie la moins chère, et, selon C. Goodall, ce sera le cas dans les années à venir sur presque toute la surface du globe.

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Le pape François : Le retour du Christ

Le pape François a commenté la lecture de l’Evangile selon saint Luc dans lequel Jésus dit à ses disciples de ne pas s’occuper des choses de ce monde, mais de travailler pour le royaume de Dieu, et d’amasser des trésors dans le ciel. « Car, dit-il, là où est votre trésor, là aussi se trouve votre cœur. » Dans les trois paraboles suivantes, dont le thème commun est la vigilance, Jésus parle du retour du Christ. Le retour inattendu du Maître de maison, le voleur dans la nuit, et la conduite du régisseur à la suite du départ de son Maître, chacune de ces paraboles souligne pour nous le besoin d’être en éveil, vigilant, et de faire très attention à notre devoir de service envers les autres, tandis que nous attendons le Second Avènement, lequel est certain, mais dont nous ne pouvons connaître l’heure.
Le pape a poursuivi : « Jésus aujourd’hui nous rappelle que l’attente d’une béatitude éternelle ne nous dispense pas de notre responsabilité de travailler pour un monde plus juste et plus vivable. En effet, c’est précisément cela, notre espoir de posséder le Royaume de l’éternité, qui nous encourage à travailler à améliorer les conditions de vie sur la Terre, spécialement celles de nos frères et sœurs les plus faibles. » (Angélus du 7 août 2016, place St-Pierre à Rome)
[Source : radiovaticana.va]

Prendre soin de toute création
«  Avec ce message, en ce jour dédié à la Création, je renouvelle le dialogue avec chaque personne qui habite cette planète, au sujet des souffrances qui affligent les pauvres et de la dévastation de l’environnement. Dieu nous a fait don d’un jardin luxuriant, mais nous sommes en train de le transformer en une étendue polluée de « décombres, de déserts et d’immondices ». Nous ne pouvons pas nous résigner ou rester indifférents à la perte de la biodiversité et à la destruction des écosystèmes, souvent provoquées par nos comportements irresponsables et égoïstes. A cause de nous, des milliers d’espèces ne rendront plus gloire à Dieu par leur existence même, et ne pourront plus nous communiquer leur propre message. Nous n’en avons pas le droit.
La planète continue à se réchauffer, en partie à cause de l’activité humaine : 2015 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée et probablement 2016 le sera encore plus. Cela provoque sécheresses, inondations, incendies et événements météorologiques extrêmes toujours plus graves. Les changements climatiques contribuent aussi à la crise poignante des migrants forcés. Les pauvres du monde, qui sont aussi les moins responsables des changements climatiques, sont les plus vulnérables et en subissent déjà les effets.
Comme l’écologie intégrale le met en évidence, les êtres humains sont profondément liés les uns aux autres et à la création dans son ensemble. Quand nous maltraitons la nature, nous maltraitons aussi les êtres humains. En même temps, chaque créature a sa valeur propre intrinsèque qui doit être respectée. Ecoutons « tant la clameur de la Terre que la clameur des pauvres », et cherchons à comprendre attentivement comment pouvoir assurer une réponse adéquate et rapide. »
(Discours du pape à l’occasion de la journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, 1er septembre 2016)
[Sources : www.cruxnow.com  ; The Guardian, G.-B.]

Les mystères de l’énergie sombre (extraits)

par Elisa Graf

Dans son essai intitulé Comment je vois le monde, Albert Einstein écrit : « La plus belle chose que nous puissions éprouver, c’est le côté mystérieux de la vie. C’est le sentiment profond qui se trouve au berceau de l’art et de la science véritables. »

Aujourd’hui, un mystère d’une ampleur sans précédent déconcerte les scientifiques du monde entier : ce qu’ils appellent l’énergie sombre.

Dans un article du Guardian, le journaliste Stuart Clark écrit : « Une écrasante majorité d’astronomes croient en l’existence de l’énergie sombre – et par conséquent ils sont ouverts à une révision complète des principes de la physique moderne. » Pourtant, ajoute-t-il, « personne ne sait en quoi consiste cette énergie ».

Selon les chercheurs, l’univers est fait à 95 % d’énergie sombre et de matière noire. Comme son nom l’indique, l’énergie sombre ne produit pas de lumière ; elle ne rend pas les étoiles et les planètes visibles. Elle est également trop faible pour être mesurée, mais son accumulation sur des milliards d’années-lumière la rend décelable. Bien que l’on sache depuis les années 1920 que l’univers est en expansion continue, S. Clark explique que les effets de l’énergie sombre n’ont été découverts qu’en 1998, lorsque deux études indépendantes ont montré que l’expansion de l’univers s’accélère, ce qui indique la présence d’une force inconnue faisant pression sur les galaxies. Les scientifiques prévoyaient au contraire un ralentissement de l’expansion de l’univers, à cause de l’effet de frein produit par la gravitation. Cette constatation de l’accélération de l’expansion de l’univers a donc été un choc.

Mais que savons-nous de cette force mystérieuse ? Selon le professeur William Reville, la principale hypothèse est que l’énergie sombre est une propriété de l’espace vide lui-même et cette hypothèse est davantage compatible avec la preuve astrophysique que les deux autres.

Le site web de la Nasa rappelle que c’est Albert Einstein qui a le premier posé l’hypothèse selon laquelle l’espace vide – l’espace entre les étoiles et les galaxies – n’est pas réellement vide, et que « l’espace a des propriétés étonnantes, dont beaucoup commencent à peine à être comprises. La première propriété qu’Einstein a découverte est que davantage d’espace peut toujours être créé. » Comme le dit W. Reville : « Le vide est en fait une mer bouillonnante de paires virtuelles de particules et d’antiparticules qui apparaissent spontanément et disparaissent tout aussi vite en s’annihilant les unes les autres. » Le site de la Nasa observe que si l’on se réfère à la théorie de la gravitation d’Einstein, en particulier la version qui intègre une constante cosmologique, « l’espace vide peut posséder sa propre énergie. Et comme cette énergie est une propriété de l’espace lui-même, elle ne diminue pas lorsque l’espace se dilate. Et comme davantage d’espace se crée, davantage de cette énergie de l’espace apparaît également. C’est cette énergie qui permettrait à l’univers de croître de plus en plus vite. »

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L’Amour, pas la haine

Source : www.bbc.com ; www.huffingtonpost.com

Le 31 juillet 2016, des musulmans ont assisté à des messes catholiques à travers la France et l’Italie, afin de manifester leur solidarité après le meurtre d’un prêtre catholique par deux hommes qui avaient prêté allégeance au groupe État islamique.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a exhorté les musulmans à exprimer leur « solidarité et leur compassion » au sujet de ce meurtre. « Nous sommes tous des catholiques de France », a déclaré Anouar Kbibech, le leader de la CFCM.

Des musulmans ont assisté à une messe à Rouen, à quelques kilomètres de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray où le prêtre a été assassiné, ainsi qu’à la cathédrale Notre Dame de Paris, et à Nice où 84 personnes ont perdu la vie le 14 juillet dans un autre attentat inspiré par l’État islamique.

« Nous sommes très touchés, a déclaré Dominique Lebrun, archevêque de Rouen. Ils ont fait preuve d’une grande fraternité. Ils nous ont dit, et nous sommes convaincus de leur sincérité, que ce n’est pas l’islam qui a tué le père Jacques Hamel. »

« Pour moi, être présent ici aujourd’hui est très important, a déclaré à Rouen Mohammed Karabila, président de la mosquée de Saint-Etienne-du-Rouvray. Aujourd’hui, nous voulions montrer par notre présence physique, en embrassant publiquement la famille de Jacques Hamel, et monseigneur l’archevêque Lebrun, que nos deux communautés sont unies. »

Un groupe de musulmans ont brandi une banderole devant l’église où était écrit : « L’amour pour tous. La haine pour personne. »

La veille, des musulmans français avaient rejoint des veillées organisées en l’honneur du prêtre assassiné et participé, à Lyon, à une « marche de la fraternité » en portant des banderoles où était écrit : « Ce n’est pas une guerre de religions » et « Nous sommes tous frères et sœurs ».

En Italie, dans un élan de fraternité, des musulmans ont assisté à des messes dans des églises à travers tout le pays avec des leaders musulmans qui ont lancé des appels à la paix et au dialogue.

« Les mosquées ne sont pas des lieux où des fanatiques se radicalisent, a déclaré Mohammed ben Mohammed, membre de l’Union des communautés islamiques italiennes. Les mosquées agissent à l’inverse du terrorisme : elles diffusent un message de paix et favorisent le dialogue. »

Inde : 49,3 millions d’arbres plantés en 24 h

 

Source : www.ecowatch.com ; www.huffingtonpost.com ; www.popsci.com

Plus de 800 000 volontaires dans tout l’État indien d’Uttar Pradesh ont battu un record du monde en plantant 49,3 millions d’arbres en 24 heures. Le gouvernement d’Uttar Pradesh avait distribué les jeunes arbres aux quatre coins de l’État pour étendre sa couverture de forêts – et pour battre le record mondial du nombre d’arbres plantés en 24 heures, établi par le Pakistan en 2013 avec 847 275 arbres. Puis des étudiants, des parlementaires, des hauts fonctionnaires, des membres d’organisations sans but lucratif et d’autres volontaires les ont plantés aux endroits désignés le long des routes, des voies de chemin de fer, et en zones forestières. Selon un fonctionnaire des Eaux et forêts, des photographies aériennes de ces sites seront prises régulièrement afin de surveiller l’évolution des arbres.

Akhilesh Yadav, premier ministre d’Uttar Pradesh, a déclaré que ce record aiderait à éveiller la conscience des gens à la nécessité de la préservation et du reboisement – et pourrait même les enthousiasmer : « Le monde se rend compte que de sérieux efforts sont nécessaires pour réduire les émissions de CO2 et réduire les effets du changement climatique, a-t-il déclaré. L’Uttar Pradesh a commencé à œuvrer dans cette direction. »

Le gouvernement indien a mis de côté quelque six milliards d’euros pour le boisement au cours de ce siècle, et en- courage tous les États à suivre l’exemple de l’Uttar Pradesh. L’Inde s’est engagée à porter la superficie de ses forêts à 110 millions d’hectares d’ici à 2030.

La couche d’ozone se reconstitue

Source : www.theguardian.com ; www.huffingtonpost.com

Un traité international sur l’environnement, signé il y a presque trente ans, commence à porter ses fruits. En effet, selon une étude publiée dans la revue Science, la couche d’ozone, qui protège notre planète des radiations nocives – causant en particulier des cancers de la peau, des troubles de la vue et des dommages aux cultures – se remet petit à petit des effets dévastateurs des chlorofluorocarbures (CFC). Et cela, grâce au Protocole de Montréal, signé en 1987 par tous les membres de l’Onu, et stipulant la disparition progressive des CFC, utilisés alors couramment dans les aérosols et les réfrigérateurs.

Les auteurs de cet article ont observé que l’énorme trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique s’était rétréci d’environ vingt mille kilomètres carrés depuis l’année 2000. Selon eux, la couche d’ozone devrait donc se reconstituer – quoique très lentement, car les CFC peuvent demeurer plus de cinquante ans dans l’atmosphère, si bien qu’en tout état de cause, ce trou ne saurait se reconstituer complètement avant 2050 ou 2060.

D’ores et déjà, l’Onu estime à deux millions le nombre de cancers de la peau évités jusqu’à présent par la réduction des CFC.

Suzanne Salomon, co-auteure de cette étude et professeure de chimie atmosphérique et de climatologie à l’Institut technologique du Massachusetts, déclare espérer qu’à la suite de ce succès les États prendront des mesures fortes et coordonnées pour prévenir les pires conséquences du changement climatique : « De toute évidence, explique-t-elle, les implications économiques du réchauffement climatique sont différentes, car le poids économique des industries des combustibles fossiles est bien plus grand que celui des fabricants de CFC. Mais il y a des ressemblances importantes. L’innovation a résolu le problème des CFC à une vitesse stupéfiante, de sorte que nous avons pu nous en débarrasser sans pour autant renoncer aux sprays et à l’air conditionné. Le même processus se dessine actuellement dans le domaine du réchauffement climatique. Nous devrions nous inspirer de cette résolution du problème de l’ozone, et comprendre que les nations peuvent s’unir pour trouver ensemble des solutions. »

Réduire le gaspillage alimentaire

 

Source : www.theguardian.com  ; www.imdb.com  ; www.feedbackglobal.org  

Chaque année, l’Europe gaspille quelque 88 millions de tonnes de nourriture – environ 173 kg par personne – pour un coût estimé à 143 milliards d’euros. C’est dans ce contexte qu’a été lancé en Espagne le Mouvement des glaneurs, qui vise à ramasser dans les champs les restes des cultures non moissonnées. C’était déjà une ancienne tradition en Espagne rurale, associée à la dignité des pauvres et à la préparation collective des repas, mais l’austérité en a fait une nécessité. Selon les partisans de ce mouvement, l’action des glaneurs pourrait réduire les pressions productivistes, améliorer la nourriture, nourrir ceux qui ont faim et procurer du travail aux exclus sociaux.

Pour le moment, la plus grande part de ces produits récupérés vont aux banques alimentaires, mais l’entreprise sociale les Espigoladors a lancé la marque Es Imperfect (C’est imparfait) de confitures, soupes et sauces confectionnées avec les produits agricoles récupérés. « Moi aussi, je suis imparfait » est un autre rejeton de l’action des glaneurs : il s’agit d’une campagne de publicité s’opposant aux idées conventionnelles sur la nourriture et la beauté à l’aide de photos de gens simples tenant des fruits peints, dans le but d’éradiquer le préjugé selon lequel les fruits et légumes marqués, très mûrs ou dotés de formes inhabituelles seraient moins savoureux que les autres.

Selon Arnau Garcia, coordinateur-conseil de banque alimentaire : « Les Espigoladors sont très importants pour nous car ils prennent leurs légumes directement dans les champs. Les gens qui ont recours à nous mènent souvent des vies peu structurées et considèrent que les légumes n’ont aucune valeur nutritionnelle. Au contraire, nous considérons qu’ils sont très importants et leur accordons la priorité. » Ceux des glaneurs qui utilisent les banques alimentaires sont autorisés à emporter chez eux un cageot de ce qu’ils ont ramassé.

En raison de leur perfectionnisme (en ce qui concerne les apparences), les Américains jettent presque autant de nourriture qu’ils n’en consomment, intensifiant ainsi la faim et la misère dans le monde, et infligeant un lourd tribut à l’environnement. D’énormes quantités de produits frais cultivés aux États-Unis pourrissent dans les champs, sont donnés au bétail ou transportés directement à la décharge. « Tout ça pour avoir un produit sans défaut apparent, explique Jay Johnson, convoyeur de fruits et de légumes frais provenant de Caroline du Nord et du centre de la Floride. Aujourd’hui, tout produit agricole est soit parfait – selon eux –, soit rejeté. Du coup on est coincés. » Il y a du gaspillage dans les champs, les entrepôts, au moment de l’emballage, de la distribution, dans les supermarchés, les restaurants et les réfrigérateurs. Selon une estimation du gouvernement des États-Unis, les distributeurs et les consommateurs gaspillent chaque année environ 60 millions de tonnes de produits, soit le tiers de toute la production agricole, d’une valeur d’environ 150 milliards d’euros.

Chine : plan pour une civilisation écologique

 

La Chine prend au sérieux le changement climatique. Elle s’est engagée dans de nouveaux projets audacieux pour réduire son empreinte carbone via l’élaboration d’un plan quinquennal destiné à dépolluer l’environnement de manière substantielle. Un exemple d’objectif élaboré par le ministère chinois de la Protection de l’environnement est que d’ici 2020, 23 % de la surface totale des terres en Chine devra être couverte par les forêts.

La Chine vient de publier un ambitieux « Plan pour une civilisation écologique », indique un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Intitulé Le vert c’est de l’or : la stratégie et les actions de la civilisation écologique chinoise, ce rapport a été lancé en marge de la deuxième édition de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement (UNEA2) à Nairobi. Il analyse la dimension environnementale du 13Plan quinquennal de la Chine et conclut que Pékin est en bonne voie pour atteindre un rétablissement sur le plan écologique.

Chen Jining, ministre chinois de la Protection de l’environnement et Achim Steiner, directeur exécutif du Pnue, ont assisté à la publication du rapport. Celui-ci indique que, outre l’expansion de la couverture forestière, la Chine est déterminée à réduire son empreinte au niveau de l’eau et du carbone, grâce à l’adoption de technologies plus propres dans divers secteurs de l’économie. Selon le rapport, la Chine a promis de réduire la consommation d’eau et d’énergie de 23 et 15 % respectivement dans le but de diminuer les émissions de carbone.

« Si la Chine réussit à mettre en œuvre les objectifs énoncés dans ses plans pour une civilisation écologique, alors, elle aura fait un grand pas vers le passage à une économie plus verte », a souligné A. Steiner. La Chine, dans sa démarche audacieuse pour aboutir à une civilisation écologique, vise à limiter la consommation de combustibles fossiles dans des secteurs clés tels que le transport et la fabrication.

Le rapport du Pnue a noté qu’en 2014, la Chine a construit 10,5 milliards de mètres carrés de bâtiments économes en énergie dans les zones urbaines. Le rapport montre également que la production annuelle de véhicules économes en énergie a augmenté de 45 fois entre 2011 et 2015 et que le pays a construit le plus grand réseau de surveillance de la qualité de l’air dans les pays en développement.

A. Steiner a noté que la Chine a fixé des objectifs verts ambitieux qui devraient être reproduits dans d’autres parties du monde. « Il y a eu des progrès sans précédent dans les réformes politiques qui ont accéléré la transformation verte en Chine », a-t-il déclaré