L’énergie solaire au Rwanda

Source : www. guardian.co.uk

Vingt et un an après le génocide, l’économie du Rwanda est enfin en expansion et une nouvelle centrale solaire contribue au projet d’alimenter la moitié de la population du pays en électricité d’ici 2017. Cette installation de 23,7 millions de dollars est située dans les célèbres collines verdoyantes du Rwanda, 60 km à l’est de Kigali. La Chine a fourni les 28 360 panneaux solaires qui s’inclinent pour suivre le trajet du soleil, améliorant l’efficacité de 20 % par rapport à celle des panneaux fixes. Onduleurs et transformateurs ont été achetés à l’Allemagne et les panneaux sont reliés à un serveur central situé à Oslo, qui peut être surveillé à distance par Internet. Le chantier a créé 350 emplois locaux et la centrale a augmenté la production d’électricité du Rwanda de 6 %, alimentant 15 000 foyers.

Ce projet a été salué pour avoir été le plus rapidement mené en Afrique ; il s’est écoulé moins d’un an entre la signature du contrat, la construction et le raccordement. Le projet a été soutenu par Africa Power, l’initiative de Barack Obama qui cherche à rapprocher les gouvernements, les experts et le secteur privé pour accroître l’accès à l’énergie propre hors réseau en Afrique sub-saharienne.

La centrale est construite sur un terrain appartenant à Agahozo-Shalom, un village de jeunes qui prend soin des enfants les plus vulnérables du Rwanda. Le site est loué par le village et constitue sa plus grande source de revenus, procurant scolarisation et activités parascolaires pour les 512 jeunes qui y vivent.

Jean-Claude Nkurikiyimfura, directeur du village, a déclaré : «  L’énergie renouvelable est la voie à suivre et nous sommes vraiment fiers d’en avoir ici. »

L’après-Paris : de vrais espoirs

Source : www.guardian.co.uk  ; www.irena.org

Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, était en charge des négociations lors de la conférence de l’Onu sur le Climat de Paris (Cop21). Elle-même et ses hôtes français ont été félicités d’avoir conduit ce sommet à un tel niveau de réussite.

A la différence des sommets précédents, aboutissant à des traités comportant des dispositions précises et des séries d’obligations (jamais ratifiées par le sénat américain contrôlé par les républicains), les négociations sur le climat à Paris ont impliqué les gouvernements, les capitaines d’industries et les groupes militants de toutes les nations afin qu’ils se présentent avec des propositions pour faire baisser les émissions.

Les dirigeants de 195 pays, répondant à la préoccupation croissante de leurs citoyens, se sont déterminés à limiter la hausse des températures au-dessous de 2 degrés C. Christiana Figueres a déclaré : «  Nous avons instauré un nouveau modèle pour la résolution des problèmes planétaires complexes. Les différents pays ont dû dépasser de multiples lignes de fractures pour arriver à un accord à Paris : la divergence entre pays riches et pays pauvres, entre secteurs publics et privés, entre les différentes régions. » Elle a ajouté : «  Paris représente un immense espoir. Nous pouvons désormais avoir confiance dans le fait que dès lors que nous décidons de faire quelque chose, nous y parvenons. »

Anne-Marie Slaughter, ancienne membre du département d’Etat américain et présidente de la fondation New America, a qualifié Paris de «  modèle de gouvernance mondiale efficace pour le 21e siècle. […] C’est une orientation significative vers la résolution des problèmes publics à l’échelle mondiale. »

Lors de la sixième assemblée de l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena), du 15 au 22 janvier 2016 à Abou Dhabi, les pays membres ont pris des mesures pour augmenter les énergies renouvelables de 36 % d’ici 2030. Quelque 187 pays ont mis en avant des projets pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et feront pression sur les chefs d’Etat qui ne tiennent pas leurs promesses.

Pollution de l’air : urgence de santé publique

 

Source : OMS ; www.theguardian.co.uk 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié une nouvelle mise en garde sur les niveaux mortels de la pollution dans nombre de grandes villes du monde, affirmant que la mauvaise qualité de l’air tue des millions de personnes et menace de submerger les services de santé à travers le monde. Selon l’OMS, la qualité de l’air se dégrade partout dans le monde à tel point que seule une personne sur huit vit dans des villes qui répondent aux normes recommandées en matière de pureté de l’air. Les chiffres qui seront bientôt publiés montrent que la pollution de l’air a empiré depuis 2014 dans des centaines de zones urbaines qui étaient déjà dégradées. L’OMS décrit la situation comme une « urgence de santé publique » au niveau mondial.

Les plus récentes statistiques, qui portent sur 2 000 villes, indiquent une dégradation dans de nombreux endroits où les populations ont crû, avec de vastes zones couvertes par des nuages de smog créés par les gaz d’échappement, les poussières des constructions, les fumées toxiques provenant de la production d’énergie et de la combustion du bois dans les maisons.

La station spatiale internationale observe régulièrement les brumes toxiques surmontant les villes. Début 2016, il a été également montré qu’en seulement quelques jours, plusieurs rues de Londres avaient dépassé leurs limites annuelles pour les émissions de dioxyde d’azote.

Une recherche récente publiée dans la revue Nature suggère que la pollution de l’air tue maintenant plus de personnes que le paludisme et le VIH combinés, et dans de nombreux pays elle cause environ dix fois plus de décès que les accidents de la route.

Selon l’Onu, 3,3 millions de décès sont provoqués chaque année par la pollution de l’air dont environ les trois-quarts sont dus à des accidents vasculaires cérébraux et des crises cardiaques. Avec près de 1,4 million de décès par an, la Chine supporte la plus grande part des décès dus à la pollution de l’air, suivie par l’Inde avec 645 000 décès et le Pakistan avec 110 000.

En Grande-Bretagne, les derniers chiffres suggèrent que près de 29 000 personnes par an meurent prématurément de la pollution due aux particules dans l’air et des milliers d’autres de l’exposition à long terme au dioxyde d’azote émis principalement par les moteurs diesel. Le gouvernement est poursuivi en justice en raison de son intention de reporter d’au moins dix ans toute mesure visant à réduire la pollution de l’air.

Un nouveau rapport de l’Agence européenne pour l’environnement met en évidence le fait qu’en Europe, la pollution de l’air est devenue le plus grand risque d’origine environnementale pour la santé et qu’elle est responsable de plus de 430 000 décès prématurés.

Lord Stern, économiste de renom en Grande-Bretagne, a déclaré que la pollution de l’air était un facteur important en rapport avec le changement climatique. « La pollution atmosphérique est d’une importance fondamentale. Nous sommes seulement en train de nous rendre compte de l’ampleur de la toxicité du charbon et du diesel. Nous savons qu’en Chine, 4 000 personnes meurent chaque jour de la pollution de l’air. En Inde, la situation est bien pire. C’est un problème très, très profond », a t-il déclaré.

Vingt-quatre millions d’enfants privés d’école dans les zones de conflit

Extraits de la revue Partage International

Source : www.un.org 

Dans un rapport publié en janvier 2016, l’Unicef indique que près de 24 millions d’enfants vivant dans 22 pays déchirés par les conflits sont privés d’éducation scolaire, ce qui compromet leur avenir et celui de leurs communautés. Jo Bourne, responsable du département Education à l’Unicef a déclaré : « Les enfants vivant dans les pays touchés par un conflit ne peuvent plus apprendre la lecture ou l’écriture de base, ils courent le risque de ne plus avoir de perspectives d’avenir et de ne pas pouvoir contribuer à leur communauté lorsqu’ils atteindront l’âge adulte. »

L’analyse montre que parmi les 109,2 millions d’enfants en âge scolaire primaire et secondaire inférieur (généralement entre 6 et 15 ans) qui vivent dans des zones de conflit, près d’un sur quatre ne sont plus scolarisés.

Le Soudan du Sud a été jeté dans la tourmente lorsqu’un conflit a éclaté il y a deux ans entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar, tuant des milliers de personnes et en déplaçant plus de 2,4 millions. Ce conflit a eu un impact sur la sécurité alimentaire de 4,6 millions d’habitants et a fait du pays celui connaissant au monde la plus haute proportion d’enfants non scolarisés : plus de la moitié (51 %) des enfants en âge de scolarité primaire ou secondaire inférieure n’ont pas accès à l’éducation. Le Niger vient en seconde position avec 47 % d’enfants qui ne fréquentent pas l’école, suivi du Soudan avec 41 % et de l’Afghanistan avec 40 %.

L’Unicef souligne également que dans les pays touchés par les conflits, la collecte de données sur les enfants est extrêmement difficile et que, par conséquent, ces chiffres peuvent ne pas refléter correctement l’ampleur du problème. L’agence craint que si l’éducation dans les situations d’urgence n’est pas considérée comme une priorité, alors une génération d’enfants grandiront sans acquérir les compétences dont ils auront besoin pour contribuer au développement de leur communauté, ce qui aggravera la situation déjà désespérée de ces pays.

L’éducation est toujours l’un des secteurs de l’aide humanitaire les moins financés. En Ouganda, où l’Unicef fournit des services aux réfugiés du Sud Soudan, l’éducation fait face à un déficit de financement de 89 %.

Mme Bourne explique : « Les écoles apportent les connaissances et les compétences dont les enfants auront besoin pour reconstruire leurs communautés une fois que le conflit sera terminé, et dans l’immédiat, elles fournissent la stabilité et le cadre structurant nécessaire pour faire face au traumatisme qu’ils ont vécu. Lorsque les enfants ne sont pas à l’école, ils courent un risque accru de maltraitance, d’exploitation et d’enrôlement dans les groupes armés. »

Pendant les périodes d’instabilité et de violence, les écoles sont plus qu’un lieu d’apprentissage. L’Unicef travaille à créer des environnements sécurisés où les enfants peuvent apprendre, jouer et rétablir une forme de normalité dans leur vie. Malgré ces efforts, les restrictions en matière de sécurité et le sous-financement touchent l’éducation et la distribution de matériel pédagogique dans les zones de conflit.

Le fossé des inégalités se creuse entre pauvres et super-riches

Source : www.theguardian.com

Extraits de la revue Partage International

Le dernier rapport d’Oxfam confirme que le fossé entre riches et pauvres s’est creusé à l’extrême : les 62 milliardaires les plus riches possèdent autant que la moitié de la population mondiale la plus pauvre.

Le rapport, dont la sortie a coïncidé avec le rassemblement d’un grand nombre de super-riches au Forum économique mondial de Davos (20-23 janvier 2016), appelle à des mesures urgentes pour contrer cette tendance et dévoile que 1 % de la population mondiale possède davantage de richesses que l’ensemble des 99 % restants.

Oxfam affirme que les 50 % les plus pauvres ont vu leur revenu chuter de 41 % entre 2010 et 2015, et ceci malgré une augmentation de la population mondiale de 400 millions de personnes. Pendant la même période, la richesse des 62 personnes les plus riches s’est accrue de 500 à 1 076 milliards de dollars. En 2010, les 388 personnes les plus riches possédaient autant que les 50 % les plus pauvres. En 2014, leur nombre est tombé à 80, et ils n’étaient plus que 62 en 2015.

Mark Goldring, directeur général d’Oxfam Grande-Bretagne, a déclaré : « Il est tout simplement inacceptable que les possessions de la moitié de la population mondiale la plus pauvre n’excède pas celle d’un petit groupe de super-riches – si peu nombreux qu’on pourrait les faire tenir dans un seul wagon. Les préoccupations des dirigeants du monde sur la crise de l’inégalité croissante ne se sont pas encore traduites en mesures concrètes pour que ceux en bas de l’échelle puissent recevoir leur juste part de la croissance économique. Dans un monde où tous les soirs une personne sur neuf va se coucher le ventre vide, nous ne pouvons pas nous permettre de continuer à donner aux plus riches une part toujours plus grosse du gâteau. »

Oxfam avait prédit que les 1 % les plus riches possèderaient autant que les 50 % les plus pauvres d’ici 2016. Cette prédiction s’est réalisée un an plus tôt que prévu. Des personnalités allant du pape François à Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, demandent que des mesures soient prises pour inverser la tendance de l’inégalité. Mais Oxfam précise que les paroles n’ont pas été traduites en actes.

Le Forum économique mondial de Davos s’est déroulé avec en toile de fond la crainte que les turbulences des marchés financiers depuis le début de l’année marquent le début d’une nouvelle phase de la crise mondiale entamée il y a huit ans – et cette fois-ci en provenance des pays émergents les moins développés.

Oxfam explique la nécessité d’une approche en trois étapes : une répression de l’évasion fiscale, une augmentation des investissements dans les services publics et une hausse des bas salaires. Il ajoute que la priorité devrait être donnée à la fermeture des paradis fiscaux, de plus en plus utilisés par les riches particuliers et les entreprises pour échapper à l’impôt, privant ainsi les Etats de ressources nécessaires pour lutter contre la pauvreté et l’inégalité.

Oxfam précise que 30 % de l’ensemble des actifs financiers africains seraient détenus à l’étranger. La perte de recettes fiscales induite, estimée à 14 milliards de dollars, permettrait de financer les soins de santé pour les mères et les enfants (et de sauver ainsi quatre millions d’enfants par an), et d’employer suffisamment d’enseignants pour scolariser chaque enfant africain…

 

Rassemblement de soutien aux réfugiés à Vienne, Autriche

Le 3 octobre 2015, Vienne, la capitale autrichienne, a été le théâtre d’un vaste rassemblement de soutien aux réfugiés fuyant le conflit syrien et d’autres drames. Cette manifestation bon enfant était organisée par des associations de bienfaisance et des ONG, et avait comme slogan « Bienvenue aux réfugiés f »

   « Tous les réfugiés sont les bienvenus, que leur fuite soit due à la guerre, à la persécution ou à d’autres causes », a déclaré un porte-parole de la manifestation qui poursuivait son chemin sur l’artère centrale Mariahilferstrasse avant de faire halte devant le parlement.

L’Autriche s’est trouvée être l’un des principaux pays de transit pour de nombreux réfugiés atteignant l’Europe de l’Est. On a retrouvé l’écart habituel dans les estimations du nombre des manifestants : les organisateurs ont déclaré que leur action visant à montrer la solidarité publique avait conduit 60 000 personnes dans les rues de Vienne, tandis que la police en esti­mait le nombre à environ 20 000.

Afin de « mettre un visage sur les chiffres », environ 2 000 por­traits de migrants étaient alignés le long de Mariahilferstrasse, parmi ceux qui ont afflué ces derniers mois après avoir transité par les pays voisins.

Des milliers d’Autrichiens se sont mobilisés pour offrir de l’aide logistique, tandis que les réfugiés affuaient. Un nombre record de 80 000 demandes d’asile est attendu cette année et 53 000 demandes sont actuellement en cours de traitement en Autriche.

[Source : www.news.yahoo.com ]

 

Manifestation contre l’austérité à Manchester, Royaume-Uni

A Manchester, des milliers de personnes ont manifesté contre l’austérité, en marge de la conférence annuelle du parti conservateur au pouvoir au Royaume-Uni. Environ 80 000 personnes de tous horizons y ont participé, en opposition aux sévères mesures d’austérité mises en œuvre par le gouvernement conservateur actuellement au pouvoir.

La chanteuse Charlotte Church a déclaré à la foule : « Le gouvernement travaille, fermement et sans complexe, main dans la main des producteurs d’énergie, des grandes entreprises et les magnats des médias. Notre démocratie est menacée de toutes parts. Voilà pourquoi il est si émouvant de voir autant de gens s’élever en faveur de la justice et de l’équité. Équité, égalité, humanité et démocratie. Il ne s’agit pas d’une frange radicale, mais d’un véritable mouvement social en expansion. »

Cath Mackay, infirmière à la retraite de Bingley, a expliqué qu’elle avait de multiples raisons de manifester : « Nous avons à défendre les travailleurs et les pauvres. » Au sujet du nombre de personnes sans domicile vivant sous des tentes dans centre-ville de Manchester, elle a déclaré : « C’est une honte. Tout va bien pour nos parlementaires qui possèdent deux ou trois, maisons, mais que dire de ces gens qui n’en ont même pas une. » Un autre indicateur de la manière dont les mesures d’austérité affectent des milliers de personnes au Royaume-Uni est la multiplication des banques alimentaires : il y a cinq ans elles étaient assez rares, mais maintenant il en existe plus d’un millier à travers tout le pays.

[Source : The Guardian, Royaume-Uni]

Manifestations populaires à Chisinau, Moldavie

Le 4 octobre 2015, de nouvelles manifestations populaires se sont déroulées à Chisinau. Des dizaines de milliers de personnes ont protesté contre la corruption de leur gouvernement et ont exigé la démission du président. L’année dernière, un scandale financier avait provoqué des manifestations similaires lorsque plus d’un milliard de dollars avait disparu des comptes en banques.

Les manifestants se sont rassemblés Grand Place de l’Assemblée nationale, appelant à la démission du président, Nicolae Timofti, à des élections anticipées et à la condamnation des responsables de détournements de fonds.

Les organisateurs affirment que 100 000 personnes ont participé aux manifestations. C’est plus grande manifestation qu’ait jamais connu cette ancienne république soviétique, qui est l’un des pays les plus pauvre d’Europe depuis son indépendance en 1991. Certains manifestants ont déclaré leur intention de rester dans les rues jusqu’à la dissolution du gouvernement.

[Source : rferl.org]

Alaska : Shell se retire de la course au pétrole

Après avoir dépensé plus de sept milliards de dollars dans un programme controversé de forages dans la mer des Tchoukt­ches, au large de l’Alaska, Ben van Beurden, directeur de la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise Sheil, a annoncé le 28 septembre 2015 Farrèt, a priori définitif, de toutes les opé­rations. « Un géant du pétrole vient de subir une défaite sans appel. Ils disposaient d’un budget de plusieurs milliards. Notre mouvement était riche de millions de sympathisants. Nous leur avons fait face pendant trois ans, et c’est le peuple qui a gagné. La compagnie n ‘avait pas encore découvert de gisement, et la facture finissait par devenir trop élevée .» a déclaré John Sauven, directeur de Greenpeace au Royaume-Uni.

Cette décision est certainement imputable à plusieurs fac­teurs : le coût élevé des forages ; l’opposition grandissante à ce projet ; l’inquiétude des actionnaires face à la chute des prix du pétrole ; enfin. lévolution changeante et imprévisible des ré­glementations américaines concernant les autorisations de fo­rages dans l’un des derniers environnements préservés au monde.

Alors qu’en juin 2015 le prix du baril de pétrole atteignait 215 dollars, il se trouve à présent sous la barre des 50 dollars

Le directeur du Sierra Club, Michael Brune, a exprimé son espoir que le président Obama annulerait la concession de nou­veaux baux au large de l’Alaska, y compris les trois prévus en 2016-2017. Selon Mindy Lubber, président du Ceres, la déci­sion de Sheil de se retirer prouve que les « actifs inutilisables » et les réserves dont l’exploitation n’est pas rentable deviennent un problème pour les compagnies pétrolières et gazières.

[Source : guardian.co.uk]

Réchauffement climatique: plus de 140 pays proposent des actions

Avant la Conférence internationale qui se tiendra à Paris en décembre, 146 pays, responsables de 90 % des émissions de gaz à effet de serre sur cette planète, ont déjà fait parvenir aux Nations unies leur plan national d’action pour le climat.

Selon Climate Action Tracker, organisme indépendant qui recense les actions en faveur du climat, si ces plans sont inté­gralement mis en oeuvre, ils limiteront le réchauffement cli­matique à 2,7° Celsius d’ici la fin du siècle. C’est la première fois que ce chiffre tombe sous la barre de 3° depuis que cette organisation a commencé, en 2009, à estimer l’évolution de la température en fonction des promesses d’action. Il n’en reste pas moins que l’objectif de 2° fixé par la communauté internationale ne sera toujours pas atteint.

Selon Bill Hare, du groupe de recherche Climate Analytics « Ces intentions de contributions marquent un net progrès, mais il est clair qu’à Paris les gouvernements devront reconnaître formellement que leurs projets pour 2025 et 2030 ne suffiront pas à maintenir le réchauffement en dessous de 2°. Ils devront donc réévaluer leurs enga­gements à partir de 2025 s’ils veulent vraiment contrôler le change­ment climatique. »

Quant à Christina Figueres, de la Convention des Nations unies sur le Changement climatique (UNFCCC) : « Depuis quelques mois, le nombre de pays proposant leur plan d’action en vue de l’accord de Paris a considérablement augmenté, reflétant la prise de conscience croissante qu’il existe là pour chaque pays une occasion unique de se développer de façon sûre et durable en rédui­sant considérablement ses émissions de gaz à effet de serre. Ce nom­bre impressionnant de projets est dû à l’aide tout aussi impression­nante dont ont bénéficié les pays en voie de développement, notam­ment de la part des gouvernements de pays développés et de l’Onu, afin de les aider à les présenter à temps et en détail. »

Le secrétariat de 1’UNFCCC publiera un rapport de syn­thèse de tous les projets proposés avant la conférence sur le cli­mat qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015, avec pour objectif la rédaction et l’adoption d’un traité légalement contraignant à l’échelle planétaire afin de limiter la hausse de la température à 2 au-dessus du niveau préindustriel, par la ré­duction des émissions de gaz à effet de serre.

[ Sources : ecowatch. org : climateactiontracker. org]